mode

Enfant du pervers narcissique (Forum 2010)

Partout, nous nous intéressons aux conjoints des pervers narcissiques. 
Mais qu'en est-il des enfants de pervers ? 
N'est-ce pas le plus douloureux à vivre lorsque l'un de nos parents est pervers narcissique ? 
Que ce parent à cherché à nous détruire alors que nous avions toute confiance en lui, qu'il était notre confident, que nous le vénérions et que nous nous sommes aperçu que tout n'était que mensonges et trahison !
Vous pouvez sur ce forum discuter avec d'autres enfants de pervers narcissique, qui eux, comprennent réellement ce que nous vivons et ressentons.

295 commentaires:

  1. Bonsoir, je suis la fille d'un pn, et vous confirme que j'ai connu l'enfer depuis ma naissance jusqu'à ce qu'il me fiche a la porte en 10 minutes, Enfer, le mot n'est pas trop fort. J'ai coupé totalement les ponts avec mon père et j'ai du laissé ma maman, et mon chien; mon frère ayant été moins la proie de mon père, n'a pas eu a subir ce calvaire. Je passe les détails mais ma maman est tombée malade et je suis revenue près d elle en 2002 pour la soutenir dans son combat contre un cancer, jusqu'à son départ au ciel...

    Mon père a été a chacun de mes retours, abjecte, quant au chien, il est mort 3 mois après maman...
    Puis comme je n'avais plus aucun lien avec ma famille (jetais diabolisée et en même temps le bouc émissaire qui arrangeait bien tout le monde,) je suis définitivement partie voici 7 ans et n'ai eu aucune nouvelle de personne, sauf des avocats, des procédures, et deux procès.
    Or hier, 9 decembre; mon sang ne fait qu'un tour; "l'ecriture des lettres d'insultes est de retour" - sous la forme d'un colis arrivé par la poste. De quoi s'agit-il? D'une bouteille de Porto ( berk) kopke année 1963 (ma naissance) accompagnée dune lettre : j'ai le fol espoir qu'il regrette; qu'il a enfin compris tout le mal qu'il nous a fait, le malheur, la misère et la terreur qu'il a répandus. J'ai tant réfléchi, muri, et suis devenue si libre que je suis prête a pardonner... Et ce que je lis est... lamentable, consternant, évident, minable. Une tentative de séduction par la bouteille, qu'il ne peut s'empêcher de réduire par ses lamentations chroniques. Lui le pauvre homme qui s'est sacrifié pour sa famille; qui a tout donné. Qui va s'occuper de lui maintenant? Dans son prochain home; qui lui donnera pitance et argent de poche? ( il faut savoir que mon père est un industriel horloger qui travaillait en suisse et qu'il a amassé pdt ce temps beaucoup d'argent). Il a vendu ses biens a mon frère qui a touché le gros lot.
    Mes amis (ceux qui me croient) me conseillent décrire un livre; cela devrait aider les enfants de pervers, ou leurs victimes a trouver le courage de fuir. mon plus grand chagrin est d avoir abandonné ma mère; et quelle ait choisi de continuer sa vie avec lui jusqu'à ce qu'elle soit vidée. Mon second chagrin, est que personne ne voulait reconnaitre la verité et constater la folie de mon père malgré la violence, les insultes et les coups devant témoins! Pendant des années, je n'ai fait que parler de lui; il était le centre de ma souffrance, la raison de mon chaos intérieur; 'il n'est jamais sorti autre chose de la bouche de mon père que DES MENSONGES.
    N'y a t'il vraiment aucun espoir que ces êtres prennent conscience de ce qu'ils sont? Et pourquoi ne le peuvent ils pas?
    Je vous salue et pense a toutes les douleurs que les victimes de pn endurent - courage, fuyez!
    Sarah

    RépondreSupprimer
  2. Courage Sarah ! Ces parents sont des êtres en fait malades et donc fragile. Ne crpyez pas que ce que je vous dis est pour vous aider à tenir seulement. Ceci est la vérité : il le voudraient qu'ils ne peuvent faire autrement. Je pense que leur propre personnalité à été détruite.
    Savez-vous qu'Hitler ou Staline avaient été des enfants maltraités ? Votre père l'a peut-être été aussi. De quoi sont-ils responsables ? ... Laissons la miséricorde de Dieu se charger des ces questions. Pour moi l'amour pour mon père (que je ne vois pas non plus) est dans tout le bien et le bonheur que je lui souhaite. Je me dis qu'au Ciel il sera guéri et enfin nous serons dans les bras l'un de l'autre. Ici-bas, c'est impossible. D'une certaine façon il faut faire le deuil d'un être très aimé et encore vivant. C'est très dur.
    Rompre un cercle vicieux familial est très douloureux. Courage ! "La vie est un combat dont la palme est aux Cieux".

    RépondreSupprimer
  3. Chère anonyme,

    Votre père n'est pas pervers narcissique n'est-ce pas?
    La pn n'est pas une maladie! Même mentale, sinon ça se soignerait...

    Personne ne peut comprendre la vie d'un enfant de pervers sans lavoir vécu...

    Mais ne vous en faites pas, je suis seine et sauve
    Merci
    A+
    Sarah

    RépondreSupprimer
  4. Allo,
    Je dois partager mon enfant avec un pn. Moi meme aiyant a l'envers pendant des annees a cause du pere pn, je suis profondement attrister a penser ce que mon fils va devoir vivre. Je suis consciente et je vais lui donner mon meilleur. Qu'elle conseil pourrais-tu me donner? Nathalie

    RépondreSupprimer
  5. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

    RépondreSupprimer
  6. Bonjour à toutes,

    Je suis pleine d'empathie avec Sarah. Il faut avoir vécu avec un pervers pour savoir ce que cela signifie... La perversion n'est pas une maladie mais une dynamique mentale. Elle ne se soigne pas car cela veut dire que le pervers met en danger sa propre vie.
    Je témoigne aujourd'hui que l'on peut s'en sortir, pas indenme mais quand même, on s'adapte. Je viens de publier un livre "Mauvaise enfant" pour faire connaitre ce phénomène en intrafamilial. Pour ma part, il s'agit de ma mère...le sujet est évidemment tabou...relation mère-fille. J'ai du adapter ma vie pour survivre... ma mère me poursuit, utilisant même mes enfants et je fuis autant que je peux...dans le travail, dans l'aide humanitaire...
    J'encourage toutes les enfants de pervers à sortir du silence et à écrire leur histoire pour témoigne et sensibiliser le public des dégâts psychologiques causés sur des enfants. Car si se séparer d'un conjoint pervers peut être difficile, qu'en est-il lorsqu'il s'agit de ceux qui sont censés nous protéger : nos parents...
    mauvaise-enfant.over-blog.com

    RépondreSupprimer
  7. Bonsoir,
    Arrivé à un point de non retour dans ma vie, au bord du gouffre, j'ai fini par accepter d'aller voir un psychiatre. Cette personne ne cesse de me dire que je ne suis pas coupable, pas vide, pas rien et que mon père présente bien des aspects du PN, qu'il en a tout l'air. Seulement voilà, ce qui me perdra, c'est mon empathie (on le sait ça hein, ils nous choisissent pour ça), et cette espèce de croyance ô combien masochiste je le vois maintenant, qu'avec de l'amour on peut les "aider", les guérir... qu'en s'aplatissant, renonçant à sa personnalité, élaguant toute vie débordant de nous, on parviendra un jour à être aimé constamment, sans soudaines phrases meurtrières, chantages, rejets sadiques (en général, quand on a le malheur d'appeler à l'aide et qu'on se sent glisser dans les pulsions suicidaires... là ils aiment bien à priori appuyer encore plus avec le pied). Bref. Après presque 3 décennies, dont heureusement 11 ans sans le voir (j'ai coupé les liens à 14 ans, je commençais à faire des crises d'urticaire monstres à chaque fois que je devais le voir), décennies de culpabilité, de trou noir affectif, d'idéalisation (mais si, il doit être humain, le pauvre, il a tant souffert enfant aussi), de perte de repères mentaux, de sensation de devenir folle, d'auto-destruction, d'errances existentielles... me voilà prête à sortir l'orgue de Staline. La seule chose qui hante c'est ce "et si" ... "et si il n'était pas ça", "et si il allait horriblement souffrir de ma réaction, je ne peux résolument pas être cruelle et froide". Il n'y a pas un sésame magique pour identifier à coup sûr l'infâme et ainsi lâcher les fauves sans culpabilité ? je me dis que je dois être idiote, mais je lis, relis, reconnais, désespérément, et c'est comme les fils ne voulaient pas se toucher, anesthésiée, c'est presque trop dur à croire. Ma mère a vécu un enfer avec lui, elle a passé plus de 20 ans là-dedans, je ne peux que le constater, mes cheveux se dressent en entendant les anecdotes... d'effroi, de dégoût, de colère. Mais ces fils se touchent pas encore complètement. Il y a les petits cadeaux, comme tout le monde sait. Alors quand on a vécu dans un désert affectif, on s'agrippe à la moindre chose comme un pétoncle sur un rocher. Je me vois dégouliner d'amour face à ce parfait égoïste, et je me trouve pathétique. Je me dis que si je laisse passer ça, et me transforme en un tel tapis, je rate un test important, et ça sera la porte ouverte à l'invasion de ma vie par pareille lèpre encore et encore à l'avenir. Comme un vaccin, on l'a reçu cette gangrène, il y a intérêt à ce que ça aide à identifier au laser les bêtes similaires approchant. Je crois qu'il faut vraiment tout miser sur le développement de l'estime de soi, qui pèche considérablement, apprendre à s'occuper de soi avec équilibre, à reconnaître les gens sains et bâtir des tuteurs de résilience, fuir manu militari tout ce qui ressemble à ça. Créer aussi, sortir un énorme chaudron artistique et balancer en vrac toutes ces années dedans, la moindre émotion, TOUT, et en faire notre purgatoire. Purger l'infâme, le traquer dans le moindre recoin intérieur, car je crois qu'ils laissent des failles dont il faut prendre conscience : on prend le risque de devenir comme eux, c'est un lavage de cerveau. Il faut quelque part accepter de mourir à soi-même et de renaître. Regarder tout en nous et se demander "et ça ? c'est à moi ou à lui ?" si c'est à lui, on broie. On remplace. On chasse. Sans mélodrame, froidement. Une espèce de traversée en apnée dans les égouts pour nettoyer. Et surtout ne pas oublier de remplacer les horreurs dégommées par du lumineux, du sensible, du chaleureux, du généreux.

    RépondreSupprimer
  8. Une chose que j'aimerais savoir, c'est : vu que quand on se rebelle ferme, ils entament la mise à mort, ne lâchent jamais, au niveau de la loi, qu'est-il possible de faire pour éviter d'avoir à les fréquenter dans leur grand âge, quand ils seront dépendants, mourants et sortiront l'artillerie lourde de culpabilisation ? peut-on se faire aider ? c'est bête, mais j'ai du mal à construire une vie financière stable car je vis dans la terreur qu'il aille voir un juge pour me forcer à lui verser une pension quand il sera malade et dépendant, alors qu'il a une maison énorme, est entouré d'œuvres d'art et a une retraite d'enseignant (sic) ... c'est comme si quoi que je construise, il allait venir le réduire en bouillie. On ne peut pas divorcer d'un parent légalement ? et je vis également dans la terreur d'une attaque en diffamation car je sors la sulfateuse au niveau artistique (sur généreux conseils de mon psychiatre) pour chasser les démons internes, entamer une catharsis efficace. A partir du moment où il n'est pas cité nommément, et que mon nom d'auteur diffère quelque peu du sien, c'est bon non ? il ne peut rien me faire au niveau de la justice ? Je deviens parano, totalement. J'ai besoin de connaître précisément ce que la loi me propose comme défenses pour commencer à me rassurer. J'ai commencé l'ultime lettre où je lui renvoie les horreurs que j'ai subies, je lui dépose le paquet en somme, il fait ce qu'il veut avec, mais je ne le veux plus chez moi ce paquet noir. J'ai de sérieux doutes maintenant, quant à lui envoyer ou non. Il risque de retourner la moindre chose contre moi, cette couleuvre, d'exploiter chaque faille affective... mais je ne sais pas, ma dignité humaine me fait me dire qu'on ne claque pas la porte comme ça sans un minimum d'explications à la hauteur de l'évènement, ne serait-ce que par politesse (une autre chose qui me perdra). Bref, merci à ceux qui ont pris le temps de lire, à ceux qui répondront, et courage à tous, j'ai fini par me dire que la vie nous a en grande estime quand elle nous envoie des épreuves pareilles, qu'elle nous envoie ce qu'elle pense qu'on est en mesure de gérer et vaincre... et vu le morceau, on doit être des titans en puissance ma foi. Nous ne sommes pas nés pour cette haine.

    RépondreSupprimer
  9. Chère anonyme,

    Êtes vous la même auteure des 2 derniers messages anonymes?
    Pour ce qui concerne le second, c'est-a-dire le probleme de la dépendance financière, mon expérience personnelle est malheureusement dramatiquement négative!

    Et ce n'est pas une couleuvre que j'ai à avaler mais le boa avec l'elephant du petit prince... Quoi qu'il se passe faites en sorte d'être en présence de témoins n'appartenant pas a votre famille lors de vos discussions testamentaires. Mon père a réussi le prodige de nous déshériter en toute légalité, appuyé par un notaire et une armée d'avocats. Il en a changé 4 fois. Je suis totalement dépouillée et ceci est parfaitement légal. Après des années de lutte j'ai quant même gagné un des procès en France et quelques sous mais ce fut vraiment des "cacahouettes", en regard de l'énergie que cela m'a demandé, et en plus je n'en retire au une fierté.

    Ces pn sont comme nos prédateurs et ils nous possèdent jusqu'au bout de nous-mêmes. Il n'y a aucune loi, aucun avocat et aucune attitude qui puissent nous protéger dans l'etat actuel du droit (suisse en tous les cas) car le code ne conçoit pas que des parents veuillent DÉTRUIRE leurs enfants (par contre l'inverse est prévu).

    Ne cédez rien, ne négociez que ce qui peut être écrit, et n'attendez vous a rien car le pn a plus d'un tour dans son sac! N'oubliez pas qu'il ne pense qu'à lui!

    Mais je suis totalement d'accord avec votre conclusion... Nous sommes des titans... ou alors les fautes que nous avons faites dans nos vies antérieures sont terribles et l'expiation a la hauteur de notre cruauté ancestrale...
    Je vous souhaite le meilleur et un immense courage.
    A+
    Sarah

    RépondreSupprimer
  10. Bonsoir Julie,
    j'espère que tout ça bien pour vous et pour vos petites...
    A+
    Sarah

    RépondreSupprimer
  11. Chère Anonyme,
    (pour votre premier message). Vous avez une grande force interieure et meme si cela vous semble difficile, vous avez compris l'essentiel. Alors voilà, devenir conscient de notre condition d'enfant broyé nous conduit ( dans une grande douleur) a notre affranchissement! Eléonore Roosevelt disait:
    Nul ne peut vous faire sentir inférieur sans votre consentement!

    Un des secrets pour s'en sortir c'est d'accepter d'avoir été la victime d'un pn MAIS DE NE PAS RESTER VICTIME DE SON SORT, de s'aimer immensément, de se respecter, de se pardonner inconditionnellement, de s'observer et de se donner le meilleur, car nous méritons le meilleur! Nous devons aller voir notre enfant intérieur, souvent, le prendre dans nos bras, (visualisation) le bercer, le consoler, le rassurer; jusqu'à ce qu'il soit enfin comblé d'amour, de bonté, de joies et finalement de tout ce qui nous a manqué. Nous sommes nos propres parents et nous devons nous élever comme nous aurions du l'être par nos parents.

    Personnellement, cela m'a aidée a accepter l'inacceptable et a vivre le plus dignement possible sans trop de stigmates. Je n'ai pas non plus de haine pour mon père, je le plains seulement.

    Courage, vous avez tant de Force et de Lumière en vous...
    A+
    Sarah

    RépondreSupprimer
  12. Oui, je suis l'auteure des deux messages, j'ai du couper car c'était trop long ;)
    "Quoi qu'il se passe faites en sorte d'être en présence de témoins n'appartenant pas a votre famille lors de vos discussions testamentaires. Mon père a réussi le prodige de nous déshériter en toute légalité"
    Je souris, car en fait, de mon côté, je ne demande que ça !! mais qu'il me deshérite surtout, qu'il me renie, me laisse, parte loin, donne tout à qui il veut, il glisse sur moi à ce niveau car je suis capable de vivre parfaitement heureuse avec peu et compte bien bâtir ma vie seule vu à quel point il a utilisé l'argent pour manipuler et avoir du pouvoir par le passé, je renonce à tout tout tout objet, le moindre centime, le moindre buisson du jardin !! ce que je ne veux pas, c'est me retrouver à devoir payer pour lui alors qu'il s'est endetté ou vit dans le luxe en jouant au misérable (il a l'art de cacher l'argent et a des antécédents de jeu, trafics diverses et variés) ou pire, avec un usufruit ou je ne sais quoi, et me retrouver dans une immonde affaire à ne pas pouvoir échapper. Je ne veux rien, rien, rien, il perd tout pouvoir sur moi de cette manière je pense (j'espère), je préfère manger des patates des années et bâtir ma vie et mon cocon seule. Pour les discussions testamentaires, ohlala, mais ça va être rapide... si il m'a collé des choses perverses, des manigances (je pense surtout à l'usufruit), rapide > ok, prenez tout, merci, c'est bon je peux partir maintenant ? (ma botte secrète, il l'a pas prévu ça, je pense qu'il croit me tenir avec le rêve d'un héritage vu qu'il a un patrimoine conséquent et toute sa vie m'a répété que je serai l'héritière (classique il paraît dans leur schémas)). On ne possède que ce à quoi l'on renonce des fois ! La paix de l'âme n'a pas de prix, l'équilibre mental non plus. Il m'a tellement mis dans la tête que si je me fais plaisir, ou commence à faire une chose que j'aime, qui me rend heureuse, je suis une égoïste, que j'en suis venue à culpabiliser à la simple idée de, je ne sais pas, me payer une glace en ville ?

    RépondreSupprimer
  13. Je poste la suite, c'était à nouveau trop long :

    Ne parlons pas alors d'un choix de métier, de compagnon, d'amis. B-a-z-o-o-k-a. Je crois que la colère est vraiment une émotion miraculeuse des fois, à condition qu'elle soit passagère et ne débouche pas sur de la haine qui dure. Des fois, je regarde des photos de moi enfant, et je l'imagine parler comme ça à cet enfant, lui redire des choses qu'il m'a dites, la traiter comme il m'a traitée, ou j'imagine un homme lambda traiter ma mère comme il l'a traitée... et là... la moutarde et la lucidité. Je crois qu'il faut faire des listes très rationnelles et détaillées de ignominies, à regarder en cures quand la culpabilité revient, comme un garde-fou. Et surtout être entouré... des associations, amis, proches non toxiques ou co-dépendants, psy. A Sarah : à propos du chien, j'ai un trauma particulier avec le mien, qui se faisait battre et que je n'ai pu emmener, reprendre, par peur... ma vie j'aurai ça sur la conscience, et je ne sais pourquoi, mais ce chien a toujours été mon garde-fou, au sens propre du terme, il est le sésame de non-culpabilisation... il était mon adoré, mon seul ami, et il l'a battu cruellement devant moi, pour le punir de s'être blessé (!), les hurlements sont toujours plantés en moi, et je dois dire que ça m'empêche absolument de sombrer dans son jeu de culpabilisation profonde quand il commence... il y a toujours en moi ce "mais le chien... le chien... comme un signal...". Ce chien n'était qu'amour, un amour immense, je fusionnais avec, c'était une île de tendresse et de gentillesse. Je crois que la pire erreur qu'il ait commise avec moi enfant, c'est de s'attaquer à ce chien... à partir de là, une part de moi l'a mis dans la case "nuisible complètement malade". Et dieu sait qu'il y a eu d'autres choses (il a menacé de tuer ma mère, il y avait des armes partout, il m'humiliait en parlant de mon corps, etc) ... mais le chien battu qui hurle à la mort et moi qui me met entre pour le protéger, ça passera jamais, allez comprendre pourquoi ce moment là, si fort.Merci pour vos commentaires, vous savez, je crois qu'il faut vraiment renoncer à tout ce qui vient de ces gens, même à quoi que ce soit de "gentil", renoncer à l'idée même d'avoir la possibilité même infime d'un parent, ou transférer ce rôle sur une autre personne qu'on aime et qui a un peu le même âge, je ne sais pas. J'ai d'ailleurs décidé de ne plus l'appeler "Papa" maintenant, car il n'a jamais signé ses lettres que de son prénom, ne s'est jamais comporté en père, ne me voulait pas, a menacé de me détruire si j'étais une fille quand ma mère était enceinte, puis ensuite, je suis devenue "son avenir", ce qui devait devenir un petit clone (c'est la dernière chose au monde que j'espère !). Pff :( Ma plus grande peur au monde c'est de couver un monstre pareil et qu'il se révèle petit à petit, à coup de traumas, d'expériences douloureuses, etc c'est contagieux cette horreur :(

    RépondreSupprimer
  14. et la fin :D

    le psy me dit que c'est vraiment étonnant à quel point je ne me fie plus à ma propre pensée, ni à mon instinct ! c'est comme si j'avais peur que l'infâme ait tout distordu et vicié en moi ! Si je me mets à me trouver pas trop laide un jour, je me dis "tu deviens peut-être narcissique ??", si j'ai des attaques de complexe d'abandon, je me dis "tu es peut-être comme un vampire émotionnel ??"... quand bien même mes amis et mon compagnon disent que non, je me dis "ils sont peut-être sous mon pouvoir manipulateur ??" !! ça atteint des extrémités hallucinantes à quel point ces gens peuvent retourner un cerveau et faire douter de soi. C'est au karcher que je vais aller m'attaquer aux égoûts là-dedans ! :D
    Bon courage à tous ! (je poste en anonyme par crainte des représailles, c'est fou ça ! l'impression que je serai libre de parler et d'être moi que quand il ne sera plus sur cette planète)

    RépondreSupprimer
  15. Chère Anonyme,
    Je connais votre souffrance par cœur, j'ai vécu la même violence, les mêmes insultes a l'égard de mon corps, mon chien était aussi une sorte "d'ange gardien", mon puits d'amour et la preuve que l'on pouvait être aimé même si comme nous le croyions, nous n'étions rien!. Mon chien était ma béquille...

    Toutes les victimes de pn, enfants, j'entends, ont un passé similaire... et je comprends immensément votre colère. Je suis une rebelle aussi, et une insoumise, et mon père a tout essayé pour m'acheter. Il m'a fait des chantages odieux, et m'a trompée (j'ai envie d'utiliser le mot "torpiller"). Et il a possédé tous les membres de ma famille, sauf moi...
    Moi, je voulais etre libre et vivre dans la vérité.

    A cause de cela, j'ai vécu quelques fois a la limite de la misère alors que mon frère se pavanait en porche cabriolet et habite une maison classée au patrimoine historique!!!
    La famille avait ainsi la preuve concrete que jetais le canard boiteux!
    Mais... Je compatis a votre colère, qui doit s'exprimer; la mienne a duré 20 ans... Et il n'en est rien sorti de tres positif, sauf cela: La colère c'est qqch que je lui offrais encore, c'est une énergie cadeau qui me vidait. Jai appris a exprimer cette emotion autrement, puisqu'elle était la; il fallait que cela soit profitable pour moi! Devenez vous aussi égoïste avec lui. Reappropriez-vous cette puissante énergie et transformez la en lumiere. C'est a l'intérieur de vous qu'est la force!

    J'ai cru comprendre que vous êtes très jeune; j'ai pour ma part 47 ans... Et le chemin a été long mais NOUS NOUS AFFRANCHISSONS et toute cette energie que nous savons tourner a notre profit devient une force chère Anonyme. Aimez-vous, vous n'avez pas de meilleure amie que vous même. Il y a un ange gardien près de vous, peut être même que votre chien, par l'esprit, est pres de vous; TOUT EST EN VOUS!

    Tout ce malheur m'aura quant même servi a qqch (et je crois que nous sommes nombreux dans ce cas) nous sommes munis d'un troisième oeil, qui marche! Fiez vous a vous même, vous avez la Vérité en vous et vos sentiments et intuitions sont presque toujours justes.

    Pour le coté pratique, ne pensez pas a demain, qui n'existe pas encore; seul aujourd'hui compte et mobilisez toute votre Energie pour qu'aujourd'hui vous apporte le meilleur et soit acceptable de vous...

    Je vous souhaite le meilleur.
    Tiens voici qu'il me vient en mémoire une citation de Gandhi: on reconnait le degré d'evolution d'un peuple a la manière dont il traite ses animaux...

    Ps: Sarah est le prénom secret que ma maman aurait voulu me voir porter, et que mon père haïssait... Je me le réapproprie en mémoire d'elle.
    A+
    Sarah

    RépondreSupprimer
  16. Chere anonyme, C'est de nouveau moi

    Visualisez le kärcher dans votre esprit et nettoyez tout ce a quoi vous tenez... Jetez le reste des horreurs, insultes, attentes, deceptions et trahisons. Faites un nettoyage cerebral de printemps et visualisez ensuite le résultat. Vous devez en être contente, sinon, recommencez! Mais une fois que tout est propre et joli, fermez la porte à votre père (visualisez) pour cette partie là... Ne le laissez plus pourrir cette partie de votre vie; elle est nickel et ne vous appartient qu'à vous.
    Courage!
    A+
    Sarah

    RépondreSupprimer
  17. Bonjour,
    C'est vraiment important de comparer les expériences, recouper les témoignages, ça aide à ouvrir les yeux, à réaliser, à mettre dans un coin le syndrome de Stockholm. Ce qui est dramatique, c'est qu'il a déplacé le centre de gravité de ce qui était acceptable ou sain dans une relation humaine, et que je bataille à complètement reconstruire tout ceci, refondre un système de valeurs et comportements absolument inadaptés. J'ai vraiment besoin de lire des témoignages d'enfants, ça m'aide. Si je peux me permettre, il y a des livres qui m'ont vraiment donné de la force et des clés : Femmes qui courent avec les Loups de Clarissa Pinkola-Estes, Parents Toxiques et Emotional Blackmail: When the People in Your Life Use Fear, Obligation, and Guilt to Manipulate You de Susan Forward, Waking the Tiger de Peter Levine (guérir du trauma), les ouvrages de Boris Cyrulnik pour la résilience, dont Les Vilains Petits Canards, Imparfaits, libres et heureux de Christophe André (je viens d'acheter le célèbre livre d'Isabelle Nazare-Aga aussi). Une chose me frappe Sarah, c'est quand je relis "j'ai du laisser ma maman" et le fait qu'elle ait eu un cancer... en fait je réalise que souvent les rôles sont inversés, que l'enfant ne peut pas être enfant, mais devient parent d'un parent, qu'il devrait protéger... alors qu'il faut être deux pour danser, la co-dépendance est malheureusement un problème bien réel (ma mère l'a été plus de 20 ans, elle a lutté contre les pulsions suicidaires quand elle a réussi à s'enfuir avec moi, tant elle avait sa vie entière à reconstruire et était terrorisée, ne se sentait pas capable). Vous n'êtes pas responsable, vous ne pouvez sauver tout le monde, chacun doit se battre. J'ai vu qu'Isabelle Nazare-Aga dit observer beaucoup de cancers dans des couples pareils, c'est dramatique. "La colère c'est qqch que je lui offrais encore, c'est une énergie cadeau qui me vidait." Oui, vous avez raison... mais il faut aussi apprendre à le sortir pour ne pas somatiser... et vu que je garde trop, ça ne me fera pas de mal (j'ai du mal à crier par exemple, ça me dévore). La colère est une chose naturelle face à une injustice, à priori il ne faut pas trop le réfréner (juste éviter de lui montrer en fait). "J'ai cru comprendre que vous êtes très jeune" ... malheureusement quand on vit ces choses, on n'a jamais pu être enfant et vieillit prématurément, donc j'avoue ressentir une usure terrible alors que j'ai à peine la trentaine. "nous sommes munis d'un troisième oeil, qui marche! Fiez vous a vous même, vous avez la Vérité en vous et vos sentiments et intuitions sont presque toujours justes." j'ai fini par ne plus y croire, tant cette boussole a été tordue en un vortex d'émotions tristes, tant je me suis trompée... j'ai été déréglée (surtout par l'idée absurde qu'avec de l'amour on sauve tout le monde, l'excès d'empathie jusqu'au masochisme > tu parles !! ça marche pas avec les psychopathes et les gens pareils, tu peux toujours venir avec ton petit cœur naïf, ils mangent et te laissent rien sur les os !).

    RépondreSupprimer
  18. (suite) A propos de la pauvreté, tout pareil ! Mon souci c'est que j'ai été tant écœurée par son matérialisme, sa manière de prendre les gens pour des objets, sa cupidité, la manière qu'il a de voir l'argent, que j'ai du mal à en gagner, c'est comme si tout en moi avait peur de devenir comme lui ! c'est ridicule, je suis en train de travailler ça pour le changer et prendre confiance en moi, me dire que l'argent n'est pas forcément un maître... je pourrais vivre comme un ermite zen dans une caverne que ça ne me dérangerait pas, je peux être d'une austérité terrible et ai du mal à me faire plaisir, comme si j'avais peur de trop m'habituer au bien-être et de m'effondrer si un jour tout s'écroule... quand on a rien, qu'on est heureux même avec rien, on est bien plus solide face à la finitude des choses (enfin bon, un moine bouddhiste m'a un jour dit que je finirai ermite !). J'ai néanmoins commencé à mettre un coussin sur ma chaise de travail en chêne dur :D j'essaye juste pour voir. "ne pensez pas a demain, qui n'existe pas encore; seul aujourd'hui compte" oui, tout à fait, car là j'ai le passé qui me hante, qui est presque devant mes yeux constamment, et j'ai peur de l'avenir tant je ne me sens pas à la hauteur. A chaque réelle prise d'indépendance, il m'a tant brisée en mots, que ça a annihilé la confiance en mes moyens pour affronter les vicissitudes de l'existence. C'est comme si je ne pouvais finir que dans les pires horreurs... anéantie (asile, prison, bordel, reproduction de la relation parentale, suicide, cancer, etc). Je vais mettre dans un carton les choses qu'il m'a offertes (quand on n'a pas d'amour, c'est pathétique à quel point on s'accroche à des choses insignifiantes), les photos de lui, lettres, et mettre ça à la cave pour l'instant. J'ai aussi décidé de lentement ne plus l'appeler Papa, vu qu'il a toujours signé de son prénom uniquement et qu'il ne s'est jamais comporté en père. Cela m'aidera à prendre de la distance émotionnelle. Ironiquement, l'une des filles de sa seconde femme (qui a divorcé aussi, quand il a commencé à battre ses enfants), l'appelle Papa et il m'a très vite comparée à elle (en moins bien, forcément), à priori elle le valorise dans l'idée qu'il se fait de lui-même. Il ne l'a jamais traitée comme moi, j'aimerais bien voir si elle continuerait à l'appeler Papa et à minauder comme elle le fait si à elle aussi il lui disait des horreurs et menaçait à coups de nerfs de bœuf :) diviser pour mieux régner hein.

    RépondreSupprimer
  19. (et fin ! > désolée pour la longueur... après des années murée dans un silence de mort, il y a trop quand ça sort) Merci pour vos témoignages, ça m'aide, je me sens moins seule et peux comparer un peu les expériences, vu qu'il y a des choses récurrentes (je commence tout juste à sortir du brouillard). Anecdote, puisqu'on en est à dire : vu qu'il m'a vraiment traitée comme rien l'an dernier alors qu'il "semblait" avoir un peu évolué (! erreur !), deux semaines avant son anniversaire... et que je ne suis pas une hypocrite et me réfugie dans le silence quand on me dit des horreurs... hé bien je ne lui ai pas souhaité son anniversaire. J'ai reçu une lettre aigre-douce, me faisant remarquer que l'anniversaire ça permet au moins de savoir qui compte et qui pense à vous (et forcément, ma belle-sœur, elle, pense à lui !) ... alors que, je me rappelle du dernier de mes anniversaires, à l'âge de 14 ans, où je me suis retrouvée à faire mon gâteau seule, qu'il a à peine daigné venir en manger un bout (alors que pour les autres anniversaires, de la belle-famille, c'est traiteur et fête hein), et qu'à la base, il ne voulait même pas de moi, a menacé de me tuer si je suis une fille quand ma mère était enceinte, etc... voilà ce que moi je "fête" quand c'est mon anniversaire. Sourire de rigueur n'est-ce-pas. Et je devrais culpabiliser ! Des anecdotes comme ça vous aussi ? (forcément ! lâchez-vous, j'ai besoin d'en avoir le cœur net et de prendre conscience là !) Merci beaucoup pour les encouragements et les témoignages, ça fait du bien :)

    RépondreSupprimer
  20. NB : Au fait : "Chère Anonyme,
    (pour votre premier message)." > à priori nous sommes deux à poster en qualité d'anonyme ! Mon tout premier message commençait par "Arrivé à un point de non retour dans ma vie". Je vais signer "*" ça sera plus simple :)

    RépondreSupprimer
  21. Chère Étoile,
    Gardez pour vous ce pseudo, il est de bonne augure.
    Maintenant dans les expériences de vie qui ont été marquantes et dramatiques pour moi, il y en a eu:
    - une raclée, limite du meurtre par ce que j'avais griffé mon frère sur le nez et que mon pn ne pouvait pas faire de bonnes photos pour Noël. J'avais 7 ans et mon frère 4.
    - a 10 ans, j'ai perdu mon appareil dentaire qui coutait 1000.- chf. Ma punition a été de recopier 1000 fois la phrase "maintenant je connais la valeur des choses". Ça a fait un classeur de 30 pages A4 a 36 lignes! Jai mis 3 mois pour l'ecrire et lorsque j'ai remis la punition très fière d'avoir payé ma dette, il m'a demandé ce que c'était!!! Puis pendant des années, ma reproché de lui avoir fait perdre beaucoup d'argent avec cet appareil dentaire... (de mon point de vue la punition était si rude que j'avais largement payé ma dette),
    - il a pris le port d'arme ( qu'il a reçu) pour se protéger de mon chéri de l'époque, qu'il détestait,
    - il a détruit a la hache le magasin de son père, mon grand pere tendrement aimé, devant ses yeux alors que ce dernier était malade du cancer,
    - il menaçait ma mère de lui couper les vivre si elle me telephonait ou prenait contact avec moi,
    - il m'a annoncé la mort et l'ensevelissement de ma grand-mère (tendrement aimée) par lettre anonyme!
    - il s'est excusé auprès de mon futur mari, (le jour du mariage), de n'avoir pas fini de m'élever!
    - puis il a dit a mon mari, le même jour, qu'il faisait une très bonne affaire!
    - il ma tabassée plusieurs fois a ne pas pouvoir me relever
    - je n'avais pas de chauffage dans ma chambre (16 degrés)
    en hiver, tousse hivers.
    - il hurlait du matin au soir,
    - tous les anniversaires, fêtes de Noël et congés étaient des calvaires, il trouvait toujours une bonne excuse pour bousiller l'esprit festif,
    - lorsque je suis partie en Allemagne, au pair, juste avant de les quitter, (j'avais peur, et du chagrin), il m'a dit: j'espère que tu vas tomber sur une grosse graetchen et que tu vas en chier!
    - lorsqu'il est venu me chercher a Berlin (son intérêt pour les nazi était grand), il s'est écrié sur le pas de porte:haï hitler!! ma famille d'accueil était totalement choquée.
    La suite suit...

    RépondreSupprimer
  22. Voici la suite, non exhaustive...

    - il m'a dit que je pourrais crever sous ses yeux, qu'il ne me ramasserait pas... (Et je sentais combien c'était vrai)
    - il a tout essayé pour me séparer de mon mari,
    - il a constamment menacé ma mère des pires représailles si elle me teléphonait, si elle me contactait...
    - il m'a séparée de mon frère avec qui jetais très liée grace a ses incitations financières,
    - il a cherché une nouvelle femme par le biais d'une annonce sur internet alors que ma maman n'était pas encore morte.
    - il mavait imaginée être la secrétaire (esclave comme ma mere lavait été pour lui) de mon frère dans son entreprise, alors il a réussi le prodige de se mettre finalement en ménage avec la mère de la secrétaire de mon frère. Comme il nous a déshérités, c'est la secrétaire qui devrait hériter de notre patrimoine...
    - il n'a respecté aucune des dernieres volontés exprimées par ma mère, arguant notamment que c'était dommage de bruler un si beau costume en tweed !!!
    - il a lu, photocopié et distribué ma lettre d'adieu a maman, sans aucune autorisation,
    - il a séquestré l'urne contenant les cendres de ma mère, refusant de me dire ce qu'il voulait en faire
    - il nous a envoyé, a mon mari et a moi, 17 lettres recommandées (quasi a la suite les unes des autres), toutes postées le jeudi pour arriver le vendredi, avec le but de nous pourrir les week-end...
    - il nous a envoyé, ainsi qu'aux parents de mon mari et a sa soeur, des cartes postales insultantes que les postiers devaient lire avec curiosité... ( très bon pour la réputation!)
    - il n'a jamais signé "papa" mais par le sigle de sa signature d'affaire!

    Ne croyez pas chère Étoile que la liste est exhaustive, c'est ce qui m'est venu a l'esprit en premier lieu. A part cela il a transformé la maison familiale en " baisodrome" (comme il dit, ça rapporte), et il vient de la vendre... Ce sont les dernières nouvelles que j'ai reçues par courrier janvier 2011, signé de sa signature, d'affaires...

    Voici donc le boa muni de l'éléphant qu' il me faut non pas avaler, c'est trop dur, mais juste regarder passer de loin sans sourciller...

    Le meilleur est a venir! et sans vraiment le savoir bien encore, vous avez capté beaucoup de solutions pour vous en sortir.

    En ce qui me concerne, je suis morte dans cette vie depuis longtemps, mais une renaissance s'est opérée en moi, et je suis vraiment très bien maintenant...

    Je vous souhaite le meilleur et suis a votre disposition si vous avez besoin de moi.
    Courage
    A+
    Sarah

    RépondreSupprimer
  23. Bonsoir,
    Ah ! devant cette liste digne d'un film, la seule chose que je peux vous dire, c'est pas de regrets, c'est un malade complètement sadique ! il ne faut rien prendre de ce qui vient de cet homme comme étant digne d'attention, c'est vraiment terrible :( ce qui vous retenait à lui finalement sont des personnes autres, mais lui, en tant que personne, c'est lui qui est mort depuis longtemps... vous, vous êtes beaucoup plus en vie que vous ne l'imaginez, vous n'êtes pas un bouc-émissaire, vous êtes l'étincelle de vie à étouffer, et justement, il n'y est pas parvenu, car vous n'êtes pas devenue un monstre. Blindez-vous contre cette personne, il n'est pas un père, il a un sérieux problème psychiatrique, vous n'auriez rien pu changer, même avec tout l'amour du monde malheureusement... faudrait les enfermer ces sadiques :( rappelez-vous, la vie c'est ce que vous êtes, le principe de mort, c'est lui, vous n'êtes pas morte, laissez-lui cet état de fait à lui, c'est lui le mort-vivant, reprenez votre place, ne portez pas ça. Courage
    *

    RépondreSupprimer
  24. Si d'autres personnes veulent bien témoigner et citer des anecdotes (qui portent mal leur nom), je suis vraiment intéressée, histoire de voir si des choses reviennent, car à priori il y a des constantes (usage de l'argent comme moyen de pression et de domination, froideur affective, discours paradoxal, attaques sur le physique, les aptitudes à être adulte autonome, victimisation, etc). Il semble qu'il y ait aussi des phrases qu'ils affectionnent, qui reviennent de manière constante.
    *

    RépondreSupprimer
  25. Chère Étoile,
    Encore une chose, vous êtes une lumiere brillante dans ses ténèbres, et lui n'est qu'un trou noir!
    L'ultime preuve que vous n'êtes pas pn, c'est que vous souffrez, vous êtes ampathique et éprouvez de la compassion, tandis que lui feint! Vous n'etes donc pas pn.

    Cherchez dans votre mémoire les fois ou il a éprouvé de la peine POUR LES AUTRES, et vous ne trouverez rien...

    Voilà,
    A vous maintenant de vous offrir cette compassion pour vous même
    A+
    Sarah

    RépondreSupprimer
  26. Bonjour,
    On va sûrement me trouver proche de la sensiblerie (le psy dit c'est pas forcément moi qui suis trop sensible, il dit que peut-être d'autres ne le sont pas assez > j'y médite), mais j'essaye de sauver la moindre mouche qui se noie et ressens de la peine même si je vois un insecte mourir... je culpabilise aussi de ne pouvoir faire plus pour alléger la souffrance des gens partout dans le monde, me sens perdue face à tant de douleur partout. Lui m'a toujours traitée d'idéaliste, allant même me dire que j'avais hérité ça de mes parents. Alors, pour ma mère je veux bien, vu qu'elle s'est dévouée dans un foyer pour enfants, mais alors lui, je cherche encore ce qu'il aurait pu faire d'altruiste comme ça. J'ai l'impression qu'il n'y ait rien qu'il ne donne sans attendre en retour quelque chose, ou s'en servir plus tard pour faire les comptes moraux (il m'a d'ailleurs dit texto qu'il attendait "un retour sur investissements" pour m'avoir payé en partie mes études (NB : jugement du tribunal l'obligeant à verser une pension alimentaire, qu'il n'a jamais réévaluée conformément à la loi en plus de 10 ans). Je lui ai demandé si il me voyait comme une entreprise à rentabiliser ou comme un enfant qui a le droit de faire quelque chose qui rend heureux dans la vie (je me suis malheureusement rendue compte bien tard que je faisais ces études là par culpabilité, pour rassurer mes parents, ne pas me sentir un boulet... et je me suis sentie prise au piège, comme si ma force vitale était étranglée, une dépression monstre). J'ai aussi milité dans une ONG et il y allait toujours de son petit sarcasme. Sa phrase préférée c'est "fini les fantaisies" ... (en gros, quand je fais ce que j'aime, que ça me réussit, que je me sens mieux). C'est extrêmement perturbant d'entendre un parent dire de devenir indépendant (j'ai fait de longues études pour les raisons citées plus haut, et par crainte de ne pas être à la hauteur face à la vie je crois), et quand vous le devenez et vous sentez vivre, il y a un couperet qui tombe. A la fin, je reste hébétée, ne sachant plus quoi faire, perdue entre les injonctions d'être indépendante et les insultes comme égoïste, ingrate dès que je le deviens. j'ai appris cette année que ça s'appelle le discours paradoxal. J'ai fini par avoir une vision de moi absolument minable. Et quand des gens extérieurs me complimentent ou m'encouragent dans ce qui est ma vraie voie, voilà que j'ai des remarques acerbes, comme quoi ça n'engage à rien, que c'est facile à dire, que seul soutenir financièrement veut dire quelque chose, etc. J'ai fini rongée par la culpabilité, avec l'impression d'être une chose à la merci d'une volonté autre que la mienne, avec des dettes impossibles à payer, car cela signifiait que je devais renoncer à moi-même. "Cherchez dans votre mémoire les fois ou il a éprouvé de la peine POUR LES AUTRES, et vous ne trouverez rien..." ... no comment... je promets de m'atteler vigoureusement à cette tâche... et je crains déjà de trouver un vide sidéral. Une fois ma mère était bloquée au lit, le dos complètement en miettes d'avoir trop travaillé... elle lui a demandé si il pouvait l'aider à se lever, il est venu, la face en colère, montrant le poing et "tu veux que je t'aide à te lever ????". Ah, plus j'écris, plus je le vois écris là au milieu d'autres mots, d'autres personnes, plus je suis bien obligée de réaliser qu'il y a vraiment un grave problème (merci !). *

    RépondreSupprimer
  27. + J'ai de gros symptômes de stress post-traumatique (cauchemars, insomnies, nausées, migraines, hypervigilance, dépression, maux de ventre, douleurs musculaires au point où j'ai du mal à marcher des fois et voudrais juste rester au lit sous la couverture et attendre que ma vie passe) et je me dis que mon corps est comme une boussole maintenant, ma mémoire interne me dit : "voilà ce que tu dois fuir". J'ai eu le malheur de lui écrire une lettre dans laquelle je lui disais que je n'en pouvais plus, que je ne veux pas finir droguée aux médicaments et que je ne veux pas couler, donc que je me mets à la recherche d'une aide (psy) ... dans sa réponse il parlait encore de "fantaisies" et me disait que je retardais le moment de m'assumer (il me donnait encore 50 euros par mois !) et que je faisais dans la sinistrose. J'ai cru m'évanouir (je l'avais bien cherché en même temps, quelle idiote j'ai été en pensant qu'il pouvait comprendre ce que c'est que des traumas, une dépression, des émotions quoi). Vous êtes au fond, à cause d'eux et de votre stupide persévérance dans la quête d'un amour qui ne viendra jamais (ou à un prix terrible : renoncer à vous-même), et, ils vous appuient encore sur la tête. J'avais de violentes pulsions suicidaires à ce moment là, je me cognais la tête aux murs... et je me suis dit "est-ce-que je pourrais être un monstre froid pareil si mon enfant était dans cet état ?" Non. Ça me rendrait même malade. Ça a posé une pierre à l'édifice de la rupture.
    *

    RépondreSupprimer
  28. Chère Étoile,
    J'ai vécu cela moi aussi: j'adore les animaux et ne pourrais pas faire de mal a une mouche!
    Je suis en colère et très triste de voir toute la misère du monde, particulièrement celle dont les enfants et les innocents sont victimes... Mon père me traitait d'idéaliste aussi (moi je trouvais ça bien)!
    ... Et il m'a fait un décompte de tout ce que je lui ai couté depuis ma naissance: chf 300'000.-. Il ma même dmandé comment je comptais les lui rembourser. J'ai répondu que le jour ou j'aurais des enfants le décompte s'inverserait, que c'était le prix de la vie!
    Mais trêve de discussion, vous êtes arrivée ( comme vous le dites) au point de non retour, celui ou soit vous acceptez d'être la proie de votre pn pour toujours avec les conséquences que vous savez, soit vous vous séparez de lui, pour toujours aussi, même si vous avez la peur de l'inconnu vissée aux tripes!!! Cette peur, en réalité ne vous appartient pas! C'est lui qui vous l'a inculquée pour mieux vous controler, c'est comme cela qu'il vous tient... La difficulté c'est d'eliminer la personne toxique et de constater combien on est vide lorsqu'elle est loin. C'est pourquoi, il faut se remplir de choses essentielles pour nous, progressivement. Votre corps, par ses réactions, maladies, défaillances, nausées etc. Vous crie qu'il n'en peut plus, que vous devez vivre votre propre vie (vous affranchir) et non celle dont votre pn a pris possession. Pour ce faire, vous devez "mourir" a cette vie là. C'est seulement comme cela que vous renaitrez ( c'est en tout cas ce qui m'est arrivé). Ma vie est divisée en deux. Les horreurs et la misère dans le passé, moi, au milieu, qui suis une charnière entre les deux existences ( je peux retourner dans le passé et me rappeler ce que je vous raconte sans trop de difficultés aujourd'hui) et le présent-avenir, qui est ma vraie vie, pleins de bonheurs et surtout de LIBERTÉS! j'ai trois enfants, un mari depuis 20 ans, un travail, 4 chats, un chien (un levrier en détress, comme une soeur) des poissons des oiseaux, un lapin... Et une jolie maison. C'est ma famille! Ma revanche sur la vie, c'est cette charnière qui empêche le beau, le pur, le magnifique de se mélanger avec le visqueux du passé. Cela est si fortement ancré que je fais même attention aux mots, car les maux/mots ont des vibrations positives ou négatives, et ils pèsent lourd parfois... Voici pourquoi je dis que je suis sereine aujourd'hui... Et vous pouvez en faire autant SI VOUS LE DÉSIREZ...

    Courage, fuyez
    Sarah

    RépondreSupprimer
  29. Je suis en train :) et j'essaye de me dire que ma vie a été ainsi pour m'amener à réfléchir sur la notion de pouvoir (de l'argent, qu'on délègue à un autre, qu'on veut avoir sur d'autres, les possessions, l'abandon, la responsabilité, etc). En espérant que la sagesse qui pousse m'évitera de tomber sur des gourous, et de me mettre sous la coupe d'autres personnes de la sorte, et de faire bien attention à ne pas reproduire cet héritage malsain, apprendre à réguler et exprimer mes émotions, etc. Apprendre à ne pas mettre dans les mains d'un autre ma vie, mes décisions, mon bonheur de manière passive. Apprendre à faire confiance aux bonnes personnes et ne pas perdre de temps avec les nocives (déjà apprendre à les identifier, en me débarrassant de la paranoïa et de la naïveté mêlées). Me dire que j'ai le droit d'être moi-même et heureuse et que je peux y arriver, que je vais y arriver, car "Nul ne peut te léser, si tu ne le veux point, car tu ne seras lésé que si tu juges qu'on te lèse. - Epictète". Donc, là, je me dis que toutes ses remarques, c'est SON problème de haine, que je ne le veux pas et que je me refuse de porter pareil poids et héritage. Vu que je lui échappe, je sens qu'il se prépare à frapper fort dans les années à venir (je l'ai toujours senti, et ça se concrétisait), en plus il est vieux et pas en très bonne santé, donc il risque de mettre le paquet en ultime adieu ^^ je dois pratiquer le détachement et me concentrer sur l'ici et maintenant de ma vie. Merci beaucoup, de voir comment vous en êtes sortie ça fait plaisir et donne espoir. *

    RépondreSupprimer
  30. Chère Étoile,

    Ne vous découragez pas, vous n'êtes pas seule!
    Il faut dire OUI a la vie, OUI je relève le défi et OUI, je veux devenir ou exprimer ma vraie nature!

    Demandez de l'aide a votre ange gardien, il vous l'apportera; il suffit d'y croire pour que cela soit...
    Mais, mais ne faites rien n'y pour contenter, ni pour fâcher votre pn! Il se délecte de votre energie en vous faisant croire que vous avez besoin de lui... C'est un leurre!
    mon père nous a fait croire qu'il était très malade du diabète. Pendant 20 ans je n'ai mangé que des assiettes a 500 calories, de la salade sans sauce, de la viande sans beurre et autres matière grasse, et aucune douceur... !
    a cause de sa maladie! Et bien, c'est ma mère qui est morte et lui, il est bien et bon vivant!

    Prenez les choses au fur et a mesure comme une personne qui réapprend a marcher, un pas après l'autre. Chaque pas est une victoire sur l'immobilité! Mais chaque chute est une future victoire potentielle.

    Vous méritez le meilleur rien de moins, parce que vous êtes faites a l'image de la perfection divine!

    Certes, vous craignez les gourous et mauvaises rencontres en tous genres, habitez-vous vous mêmes, reprenez possession de vous même, réinvestissez vous vous même et personne ne prendra plus le pouvoir sur vous...

    Je vous conseille chaleureusement de lire, aux éditions jouvence, les petits ouvrages suivants:
    - l'estime de soi
    - croire en soi
    - le lâcher prise ( surtout celui la)
    - scénario de vie gagnant
    - Le bonheur, ça existe
    - ne plus se laisser manipuler
    Et
    Par le Pr Hurni que j'ai eu l'honneur de rencontrer
    et la dresse Stoll:
    La haine de l'amour, ou la perversion du lien.

    Si vous voulez d'autres témoignages voyez le site de Julie, qui a écrit un livre sur sa relation avec sa mère on " mauvaise-enfant.over-blog.com"...

    Quant l'esprit est prêt, tout est prêt ! Ce n'est pas de moi, mais c'est tellement vrai!

    Qui peut vous aider a part votre psy?
    Je vous souhaite en tous les cas, le meilleur,
    A+
    Sarah

    RépondreSupprimer
  31. Bonsoir,
    "habitez-vous vous mêmes", oui, la chose fondamentale. Merci pour les quelques liens, je regarderai ce qui me parle et me convient, pas encore eu le temps de me pencher dessus. Il y a des personnes autour de moi, je ne suis pas complètement seule face aux soucis, donc ça va, merci ;) bonne route à vous aussi !
    *

    RépondreSupprimer
  32. Merci pour tous vos témoignages!Je m'y reconnais en tant que fille de père pervers,même si j'ai encore de la difficulté à le croire et surtout à en mesurer les dégats.Mon père a raconté à mon sujet les pires insanités à qui voulait les entendre("famille",réseau professionnel!,voisins,etc..)Il est récemment décédé;je n'ai pas eu UN appel,UNE visite,UN mot de condoléance,de qui que ce soit;tout le monde a gobé tout ce qu'il a dit!Il m'avait dit"que j'aurai des surprises quand il serait crevé" et qu'il avait signé des documents au bénéfice de ses nièces(je ne peux les considérer comme mes cousines au vu de ce qu'elles m'ont fait,qui serait trop long à détailler).Je ne suis pas celle puor qui mon père a toujours voulu me faire passer;comment faire pour leur faire comprendre et aussi pour faire comprendre ce que j'ai vécu, car en dehors de la maison,c'était un autre homme!
    Merci pour vos réponses

    RépondreSupprimer
  33. Chère Anonyme,

    Je ne veux pas mobiliser l'espace de discussion de ce forum, mais je me suis beaucoup exprimée et j'ai envie d'aider chaque enfant-victime de pn. Il ne s'agit que d'un point de vue tres personnel, des suggestions, des pistes, rien a voir avec des conseils de professionnels, juste des conseils de victime pour des victimes.

    Donc, votre père est mort, il ne peut plus rien contre vous! et le passé lui aussi est mort, en meme temps que votre père. Auriez-vous voulu que des gens vous expriment leur chagrin (mais croyez-vous seulement qu'ils en aient eu?!) le pn tétanise son monde mais pour cela il a besoin de le tenir sous son emprise, de le voir et de lui parler quasi quotidiennement... Sa disparition fera que progressivement les gens oublieront ce qu'il a dit de vous, surtout si vous les fréquentez et qu'ils se rendent compte par eux-memes de la personne que vous êtes... Donc soyez vous-même et le temps se chargera du reste... Maintenant, si vous avez des problemes de succession, allez voir un notaire et prenez un avis de droit. Il ne peut pas faire n'importe quoi, surtout en France!

    Bon courage
    A+
    Sarah

    RépondreSupprimer
  34. Bonjour, mon coeur tressaille en lisant ces lignes. J'aurai pu les écrire moi-même, et tout d'un coup je me sens moins seule! Je retrouve tout: l'empathie douloureuse pour toute la misère du monde, qui fait pleurer devant le journal de 20h, l'impossibilité de laisser une mouche se noyer (là pour de bon je croyais être la seule..) et l'envie de passer sa vie au lit, comme simple spectateur.
    Quelqu'un sur le forum a demandé des anecdotes pour pouvoir comparer, mais malheureusement je ne peut pas en apporter. Mon enfance avec un père PN n'est plus maintenant qu'un flou. J'ai tout effacé de ma mémoire, ou presque. Il me reste quelques scènes, peut-être les plus marquantes, je ne sais pas, à moins que ce ne soit les moins douloureuses au contraire.
    Ce dont je me souviens, c'est la peur.
    Peur perpétuelle de ne jamais savoir d'où le coup allait venir.
    J'ai d'autres choses plus récentes que je pourrais raconter, mais aujourd'hui j'ai plutôt une question à poser:
    Puisque toutes les personnes qui écrivent ici ont d'évidents points communs avec moi dans leur héritage traumatique, j'aimerais savoir comment elles s'en sortent socialement.
    Je m'explique. De par les maltraitances que j'ai subies, il me reste un certain nombre de séquelles, dont celle de ne pas pouvoir accepter la moindre contrainte. Ni physique, évidemment, ni psychologique ou morale. Donc malgé beaucoup de tentatives dans différents domaines, je n'ai jamais réussi à m'insérer dans le monde du travail, à accepter l'autorité d'un supérieur, à m'intégrer dans une équipe.
    Personnellement je relie ça à l'impression "d'être pas comme les autres" ressentie dès la petite école, et à l'impression d'être une sous-merde comme on m'en a persuadée des années durant.
    D'autres personnes ont elles le même genre de problème d'intégration sociale que moi?

    RépondreSupprimer
  35. Bonjour Isa,
    Je voulais vous dire que durant des dizaines d'années j'ai vécu ce sentiment de peur que vous decrivez, de devoir anticiper constamment la chute potentielle des coups, le mobile des attaques! Cela ma donné un deuxième sens (3e œil) quasi infaillible pour détecter les déviances et anomalies en tous genres. Jai le sentiment que mon cerveau est équipé d'un scanner et que chaque personne sur laquelle jai un doute passe a travers le scanner. Je peux donc la voir en plusieurs dimensions et estimer (selon mes valeurs inconscientes) si elle est "dangereuse ou toxique" pour moi ou pour n'importe qui d'autre. Mais tout cela est inconscient, et parfois pénible a vivre.

    Mais pour le reste le terme "smc" "sous merde mal chiée" était une insulte que mon père utilisait souvent! Et cela me bouleverse de la retrouver ici, comme si, le langage du pn type était finalement assez commun.

    En ce qui concerne le travail, j'ai cru lire ma propre histoire en découvrant la votre! Je ne supporte quasi aucune contrainte, aucune soumission contre mon gré, aucune malhonnêteté, ni mensonge, les privilèges m'exasperent, la corruption et la délation me mettent hors de moi...enfin en gros, je suis totalement inadaptée au monde du travail tel que la société le propose...
    Pour être bien, il faut tomber sur des supérieurs hiérarchiques exceptionnels, qui reconnaissent honnetement votre valeur et savent vous aborder et respecter votre besoin de "respirer librement". C'est ce qui m'est arrivé durant 10 ans dans une entreprise pharmaceutique. J'erais product manager international et je me suis vraiment beaucoup plu, jusqua ce que la DG change et transforme ma vie en chemin de croix. J'ai tout envoyé balader et fini par creer ma propre entreprise, le 8 mars 2005! Aujourd'hui cette absolue liberté est très agréable et je ne regrette rien. Jai vraiment beaucoup de chance de pouvoir etre enfin libre, mais en même temps, c'est difficile parfois de porter l'intégralité du business sur le dos, avec le risque de commettre des erreurs stratégiques par manque de communication ou d'informations...

    De plus, le vide intérieur que je cherche me semble-t-il a combler ne l'est malheureusement pas encore...
    Voilà
    Je vous souhaite le meilleur et n'hésitez pas a me contacter si vous en avez besoin.
    A+
    Sarah

    RépondreSupprimer
  36. Bonjour,
    je suis moi même vicitime d'une Pn en l'occurence ma mère depuis ma naissance.
    J'ai beau avoir conscience de tout cela, j'ai beau faire une psychotérapie, je ne sais pas comment trouver ma propre personnalité enfouie au fond de mon être bien cachées pour ne plus souffrir.
    Je me sens emmurée vivante au niveau de mes sentiments, mes poumons semblent attrophiés pour ne pas faire de bruit quand je respire.
    J'ai l'impression que mon mari et ma petite fille sont un miracle et que je ne les mérite pas, je suis étonnée de les voir me dire qu'ils m'aiment.
    La souffrance qu'engendre une telle situation est indscible car à mon sens constitutive.
    Le pire étant d'avoir à faire le deuil d'un parent encore bien là, mais de qui on ne peut rien attendre d'autre qe du tourment.
    Bien que voyant un psychotérapeute, le temps me paraît long et j'aimerai ressentir l'air enplir mes poumons pleins d'une énergie nouvelle et être libérée de cela.

    Je souhaite beaucoup de courage à celles et ceux qui font le difficile chemin de la prise de conscience, et me permets un conseil : seule la vérité compte, quiconque vous empêche de gouter à la vérité et à la bienveillance est un poison toxique. Voyez le tel qu'il est et faites en le deuil, et surtotu n'accordez plus aucune confiance à ses propos qui ne tendront qu'à une seule chose : vous faire revenir à lui pour encore mieux vous détruire.
    mon mari m'a dit un jour une phrase "quand ton parent t'aime tu n'as pas besoin de le prouver, tu le sais !"
    Bien à vous tous.

    RépondreSupprimer
  37. Bonjour,
    Je suis la compagne d'un homme qui présente certains traits de PN. Nous avons 4 enfants et nous sommes ensembles depuis 12 ans. Dans les premiers temps de notre vie commune, j'ai du beaucoup m'affirmer: j'ai refusé le "compte joint", la vente de ma voiture, les avis sur mes amis (en faisant valoir qu'ils étaient mes amis et pas les siens et que par conséquent, il n'avait pas à les juger ni même à les apprécier ou à les fréquenter lorsque je les rencontre). J'ai pris le parti de faire seule les choses que je voulais faire et que lui ne voulait pas, ce qui m'a évité d'être coupée de ma famille et isolée, d'intervenir dès qu'il dit ou fait quelque chose que je désapprouve en le lui faisant savoir.
    Mais je ne l'ai pas quitté et je me demande quelles conséquences cela pourrait avoir sur mes enfants... En particulier, il a parfois des discours du style: "Vous êtes dans MA maison et vous utilisez MES sous..." qui ne peuvent que mettre nos enfants mal à l'aise...

    RépondreSupprimer
  38. Bonsoir, et merci pour la réponse de Sarah à ma question. C'est étrange comme ce contact avec d'autres victimes me rassure. Ainsi donc ce n'est pas moi qui suis inadaptée et dingue (comme me l'a toujours dit mon père), et d'autres que moi connaissent cette souffrance. Chère Sarah, nous avons toutes les deux résolu le problème avec le monde du travail de la même façon: moi aussi j'ai fini par me mettre à mon compte, et je travaille à domicile en plus! Ceci aprés des années de galère et de minimas sociaux (qui eux aussi m'ont été beaucoup reprochés). Et lorsque vous parlez de votre 6ème sens, ou 3ème oeil, combien je comprends de quoi vous parlez! Moi je l'appelle mon "radar", et pour les hommes, il est infaillible (je cerne moins bien la gent féminine). Parfois c'est si clair, que j'ai l'impression de lire en certaines personnes comme dans un livre ouvert. Mais c'est toujours quand les choses qu'il y a à y voir ne sont pas très belles. Malheureusement, comme Cassandre, les rares fois où j'ai tenté de donner l'alerte, je n'ai pas été crue, alors maintenant je garde tout pour moi.
    Mais tout ça pour dire que l'adage a bien raison: ce qui ne te tue pas te rend plus fort.
    Et ce "vide intérieur" qui revient souvent dans les témoignages que je lis ici, je le ressens aussi.
    Je me demande si les chercheurs en psychologie, ceux-là même qui ont identifié le problème PN, font des recherches aussi sur les dégâts aux victimes...
    En tout cas, je crois que ça va me faire du bien de discuter avec vous tous, de lire vos témoignages, et peut-être de témoigner moi même, parceque malgé tout, même aprés 40 ans, on n'a jamais fini de faire le ménage de tout ça...

    RépondreSupprimer
  39. Ala personne anonyme qui a écrit au sujet de son conjoint, je ne voudrais pas être de mauvaise augure, mais sincèrement, si vous êtes sûre que votre mari est PN, en lisant nos témoignages d'enfants écrabouillés prématurément, prenez conscience qu'un PN ne s'améliore jamais, et PROTEGEZ VOS ENFANTS pour que plus tard ce ne soit pas eux qui se confient sur ce blog.
    Merci.

    RépondreSupprimer
  40. Chère Anonyme-conjointe,
    Il existe un questionnaire de 30 questions très bien conçu pour évaluer le degré de perversion narcissique d'une personne. Allez notamment sur le site www.confidentielles.com et vous pourrez évaluer par vous-mêmes si votre conjoint fait vraiment partie de ces personnalités. Pour ma part, ce questionnaire m'a confirmé la pn de mon père il y a presque 10 ans, car aux 30 questions posées je pouvais répondre par la positive!

    Bon courage et comme vous l'a dit Isa, soyez très prudente avec vos enfants.
    A+
    Sarah

    RépondreSupprimer
  41. Chère Isa,

    Je suis certaine que des milliers d'enfants-adultes de pervers vivent dans le désarroi le plus total, n'ayant même pas encore pu imaginer identifier une déviance mentale chez leur proche, s'accusant et se remettant d'abord en question (comme toute personne normale) allant jusqu'à engager de longues thérapies inappropriées et souvent inéfficaces! Car ne faut-il pas aussi que le psy soit lui-même formé à déjouer les pièges tendus a son patient par la personnalité perverse?

    Je dis cela car pendant de nombreuses années, personne ne voulait, ou ne pouvait comprendre cette destruction insidieuse dont nous faisions l'objet ma mère, mon frère et moi, malgré toutes les tentatives que j'ai pu faire pour crier haut et fort notre drame familial... Y compris a un psy qui ne comprenait pas la notion de pn.

    Aujourd'hui heureusement, les choses changent, et par la thérapie on arrive a "neutraliser" la "chose"... Seulement, cela suffit-il?

    Nous devons témoigner en détail pour tous ceux qui n'ont pas encore pris conscience de leur co-dépendance; pour tous ceux qui ne savent pas comment et pourquoi se détacher d'une personne généralement adorée mais hautement toxique!

    Je veux témoigner qu'être enfant-victime d'un pn, c'est assimilable a etre atteint du virus de l'herpès. Il nous a été transmis a la naissance et même s'il n'apparaît pas souvent, il est toujours latent et peut resurgir dans n'importe quelle situation. Nous devons être vigilant et attentif. Essayer d'être prêt a vivre le pire même si tous les ponts ont été coupés avec le pn depuis de nombreuses années et que nous avons integré et compris les mécanismes de la pensée perverse.

    Le vide dont je parlais, n'est-ce pas la place que nos parents n'ont pas occupée dans nos cœurs pour nous rassurer et suivre notre développement?

    Nous avons fait tant d'efforts pour paraitre minuscule et insignifiant, pour laisser toute la place a nos parents pour qu'ils puissent se battre et s'entre-tuer moralement au lieu de nous aimer et de nous aider a grandir...

    Alors, ne recherchons-nous pas un Amour Inconditionnel, et sublime, qui nous irradie de joie et nous offre enfin la Sécurité... D'ailleurs, si le pn a tant d'emprise sur nous avec son argent, c'est parce qu'il a substitué l'amour par l'argent. Il nous a fait croire que grace a l'argent nous étions a l'abri du besoin, et donc en sécurité. Or force est de constater que ce n'est pas vrai, c'est même le contraire!

    ... Mais je ne sais toujours pas par quoi combler ce vide intérieur, des suggestions peut-être?
    A+
    Sarah

    RépondreSupprimer
  42. Chère Sarah, et chers tous que ces discussions pourraient aider, j'ai tant de choses à exprimer que je ne sais plus par quoi commencer....
    Malheureusement je n'ai pas de suggestions à faire pour ce qui est de tenter de combler ce vide intérieur dont nous parlons. En ce qui me concerne, l'amour des animaux (inconditionnel, entier, exclusif) m'a servi de béquille pendant très longtemps, et encore aujourd'hui. Mais le vide est toujours là. J'ai eu l’extrême chance de rencontrer un homme "parfait" en tout cas parfait pour moi, qui a entendu et compris ma fragilité psychologique. Depuis, il a tout fait pour me "réhabiliter", m'a donné tout ce qu'il me semblait nécéssaire pour combler ce trou béant dans mon âme (amour, compréhension, animaux, maison de rêve, enfants...)Et même si je ne suis jamais sentie aussi bien de ma vie, le vide est toujours là, et se rappelle à moi au moindre petit coup de blues ou de frayeur liée à mon père.
    J'ai aussi bien sûr fait des années de psychothérapie avec différents thérapeutes, et si ça m'a aidée à comprendre certaines de mes souffrances, ça ne m'a pas permis de changer les "cassettes pré-enregistrées" dans ma tête.
    Aujourd'hui je baigne dans l'amour de mon conjoint et de mes enfants, mais dans ma tête il y a toujours un écho qui serine que lorsqu'il se rendront compte de qui je suis vraiment (c'est à dire une nulle patentée, une sous-merde, une ratée et moche en plus) ils me laisseront tomber. En fait dés que quelqu'un m'apprécie, j'ai l'impression de l'avoir trompé quelque part...
    Peut-être aussi que ce qui nous empêche de combler millimètre par millimètre ce vide intérieur, c'est d'être toujours sous pression. Car comme vous le dites, bien qu'ayant complètement coupé les ponts avec la personne PN depuis des années, on sait qu'il est là, quelque part, à attendre la bonne occasion de nous retomber dessus. Personnellement il ne sait pas où j'habite, n'a pas mon numéro de téléphone ni rien. Il y a quelques années, j'avais "lâché" un peu trop d'informations et il avait réussi à trouver l'entreprise où je travaillais et ça a été des semaines de harcèlement téléphonique à 10 ou 20 appels par jour juste pour me démonter, cracher sur ma mère et mon petit frère dans de longs monologues emplis de venin et abreuvés par l'alcool. Mon patron de l'époque a fini par s'interposer pour enfin libérer la seule ligne téléphonique de la boite. Ca m'avait fait du bien à l'époque de voir mon patron et mes collègues faire barrage à ce harcèlement.

    RépondreSupprimer
  43. Je me suis trop laissée emporter par mes écrits, et hop, impossible d'éditer la totalité de mon commentaire, alors je recommence.
    Je voulais dire à Sarah qu'apparement son père avait une arme supplémentaire par rapport au mien: la relation avec l'argent. Je n'ai pas eu à subir ce genre de pression puisque mon père, bien que gagnant tres bien sa vie a toujours été si pingre que l'argent n'a jamais eu aucune place dans ses discours, comme si il n'existait pas. Mais les choses risquent de changer, puisqu'un gros héritage se profile dans la famille. Cet héritage me fait tres peur, car il s'agit de ma grand mère paternelle. Elle m'a toujours adorée, et quand elle ne sera plus là, mon père sera affranchi de son jugement, et plein aux as, pour pouvoir me faire une vie d'enfer. J'ai toujours eu peur de le voir débarquer chez moi avec son fusil, c'est pour ça que je me cache de lui encore aujourd'hui, et en perdant ma grand-mère, il perdra son unique garde fou moral. Comment peut-on combler son vide intérieur quand on vit dans la peur comme ça?
    Et pourtant, malgé cette peur j'ai le sentiment d'être heureuse aujourd'hui, comme jamais je ne pensais l'être. Peut-être qu'en plus du 6ème sens toutes ces maltraitances m'ont donné la capacité à reconnaitre le bonheur là où il se trouve: le givre délicat qui soupoudre les plantes de mon jardin, les petits bisous gluants de sucreries de mes petits garçons, le regard éperdu d'un matou ronronnant. Peut-être que c'est avec toutes ces petites choses mises bout à bout que nous arriverons à combler notre vide sidéral.
    Bien à vous

    RépondreSupprimer
  44. Chère Isa,
    Chers tous,

    Merci beaucoup de partager votre expérience. Pourquoi faut-il que je sois si rassurée de savoir que d'autres personnes vivent aussi de tels cauchemards ?

    Encore une fois Isa, je retrouve beaucoup de similitudes avec ma propre vie dans votre témoignage: Lorsque jetais adolescente, mon père hurlait du matin au soir. Je passais la plupart de mes w.-e au lit. Je n'avais aucune difficulté a dormir puisque c'était dans mes rêves que je vivais ma vraie vie. Je lisais aussi beaucoup la nuit. Cela me valait d'être traitée de "tire-au-cul" et de "larve", mais au moins ma vie subliminale était bien plus intéressante que le tourment habituel.

    Grace a mon "radar" comme vous dites, je perçois très bien le profil intime des gens, femmes et hommes, et je "vois" aussi leur bonté ou leur malice. Mais, comme pour marquer ma différence d'avec les autres enfants, et aujourd'hui encore, je suis naturellement attirée par des personnes hors normes; je les aime beaucoup pour leur différence d'avec la normalité. Très souvent, lorsque je fais plus ample connaissance avec elles, elles cachent des destins hors du commun, dramatiques, tragiques ou extraordinaires. J'attribue ces "hasards de rencontre" au fait que le Ciel veut me faire savoir que je ne suis pas seule a être en souffrance.

    Mais il est vrai que, pareil a vous, j'ai un mari - parfait -pour moi. Il est mon complice, la voie de la sagesse, l'absolue constance (indispensable pour les tourments sporadiques intérieurs). Il m'offre sans cesse sa puissance, sa gentillesse, son intelligence et ne m'a jamais trahie.

    Depouillée de toute ma vie d'avant, maintenant je vis dans un vrai paradis, dans une maison de rêve, avec mes 3 mouflettes, et ma ménagerie. Comme pour vous, mes animaux m'ont donné un immense amour. Au fond c'est eux mon unique famille "d'avant". J'ai surtout Mulane, un levrier espagnol, galgo, sauvé des massacres espagnols par une association géniale, et rapatrié en Suisse. Elle et moi nous sommes trouvées comme si nous nous attendions depuis toujours. Elle vivait dans un carton a Alicante, se nourrissait au gré des coups de pied et des seaux d'eau, c'était un chien errant, parasite et bon-a-rien. Aujourd'hui, elle est svelte comme une miss, belle comme une voiture de course, c'est un cœur d'amour tendre; elle me suit partout. On dirait que sa raison de vivre, c'est moi, et ça me fait tant de bien... (elle roupille aussi sur le canapé, les 4 fers en l'air et ça, ça plait moins a mon mari parce quelle est très grande). Lorsque je la regarde et que je la vois sauvée, j'ai le sentiment de ne pas être aussi minable que mon pere voulait le laisser croire!

    Enfin, je ne peux pas être plus comblée que je ne le suis maintenant mais je m'attends a tout moment a retrouver le pire, comme si c'était le destin. Alors je vis chaque instant le plus intensément possible; les repetes de violon, le voc, les maths des devoirs, les disputes et les grands discours de mes ados; et je me régale aussi des bisous collants de mon dernier petit ange.

    Il y a 10 ans, j'ai decouvert le jardinage. Imaginer un jardin, le creer et le voir se deployer au fil des saisons, cest un veritable bonheur. Mais c'est aussi parce que ma mere, que jai tendrement aimée était une inconditionnelle. Un véritable miracle s'est produit: je la retrouve au détour d'une fleur ou d'une idée, et je me sens vraiment en fusion avec son esprit, je la sens présente et influente. J'aimerais que cela ne s'arrête jamais, car dans ces moments-la, comme une délivrance, je me sens complète...
    A+ chère Isa
    Sarah

    RépondreSupprimer
  45. Chère Sarah,
    Je me surprends à attendre vos écrits, tant à chaque ligne de nouvelles similitudes apparaissent et me font me sentir moins seule, moins "tarée" (adjectif fort employé par mon père à mon sujet). Votre amour des animaux, particulièrement des laissés pour compte, me parle beaucoup. Personnellement je me suis spécialisée dans le sauvetage des "chatons poubelle" à prendre au pied de la lettre. J'en ai sauvés des mourants, à réhydrater goutte à goutte à la seringue, pour obtenir en quelques mois de magnifiques matous au poil luisant et à l'amour indéfectible.
    Je retrouve la lecture aussi, comme une façon de se soustraire à la réalité.
    Par contre, j'ai toujours eu un problème avec le sommeil, qui m'a toujours fui! Il faut dire que mon père faisait parfois irruption dans ma chambre en pleine nuit et me sortait du lit pour me faire ranger ma chambre par exemple.
    Je me demandais si votre père avait usé de violences physiques en plus des psychologiques.
    En ce qui me concerne j'ai l'impression que les choses se sont passées en deux temps. De ma naissance jusqu'a l'âge de 16 ans environ, j'ai surtout souffert des violences physiques à mon encontre et à l'encontre de ma mère. Le travail psychologique devait déja être présent, mais je n'avais pas la maturité suffisante pour m'en rendre clairement compte.
    Puis, en prenant de l'âge, j'ai été en possibilité de me défendre physiquement, et suffisamment clairvoyante pour ne plus me trouver en situation de me faire casser la figure. C'est là que le travail de sape psychologique a redoublé, et que j'en ai pris conscience.
    Entre temps, à la suite de son cancer à 30 ans (tiens, encore une similitude..) ma mère avait enfin divorcé. Mais pour ne pas avoir de problèmes, elle continuait à nous confier, mon frère et moi, 1 jour sur 2 à notre père, malgé mes supplications. J'ai du lutter encore de nombreuses années pour me défaire définitivement de cette emprise.
    Vous me dites que vous avez de grands enfants, et les miens sont encore tout petits. J'aimerais savoir, si vous voulez bien m'en parler, comment vous abordez la question de leur grand-père avec vos enfants. Mon premier, qui a maintenant 6 ans, me pose très régulièrement des questions sur ce grand-père qu'il ne connait pas. Je lui dit que mon papa n'était pas gentil avec moi et qu'il me tapait beaucoup, et que c'est pour ça que je ne veut plus le voir. Bien entendu je ne peut pas expliquer l'aspect destructeur de sa personnalité à un tout petit bonhomme qui ne comprendrait sans doute pas. Mais plus tard?
    J'essaye de répondre librement à toutes ces questions, je me dis que moins il y aura de secrets et de non-dit, moins ça sera anxiogène pour mes enfants, mais je ne suis pas sûre...
    Auriez vous des suggestions à me faire partager sur ce sujet?
    (Je marche sur des oeufs avec mes enfants, tellement j'ai peur de leur faire du mal. A chaque remarque que je leur fait je pèse chaque mot pour m'assurer qu'il ne soit pas vexatoire ou dévalorisant, je dois y perdre en spontanéité, c'est sur...)
    A bientôt et merci pour cet échange...

    RépondreSupprimer
  46. Je suis marié avec une femme que je pense être "pervers narcissique". Elle est absolue, infléxible, raciste, n'accepte aucune différence et aucune pensée differente de la sienne, et de surcroît, un véritable dictateur.

    Nous avons une petite fille qui a 4 ans et démi. Notre fille m'a longtemps préféré à sa maman car je me suis occupé d'elle de jour comme de nuit (sa maman ne s'est jamais levé la nuit quend alle pleurait ou demander du lait, c'est un rôle que j'ai assumé entièrement).

    Depuis un an environs notre fille commence à préferer sa maman, je pense qu'elle a compris qui est le "chaf" (lire dictateur) à la maison. Elle n'ose rien faire sans son constement, même si je lui donne la permission.

    Ma femme qui est russe n'a que des copines russes, elle ne jure que par la russie (où tout est mieux qu'ailleurs) et ne parle à notre fille que de ses grands parents maternels, elle ne prononce jamais le nom de mes parents à notre fille, come s'ils n'existaient pas.

    En plus ma femme a l'obsession de couper notre fille de toute personne qu'elle même n'aime pas (ou n'aime plus).

    Je ne sais pas quoi faire, oser la séparation est exposer notre fille à un odieux chantage de sa mère qui l'utilise à tord et à travers dans notre relation, en lui disant que papa est mauvais et veut la mettre déhors.

    Parfois je me dis que exagère et que rien de tout cela n'existe, que c'est le fruit de mon imaginations, mais les signes sont si nombreux ...

    Pouvez vous m'aider SVP ?

    RépondreSupprimer
  47. Chère Isa,

    J'attends également vos réponses ou commentaires avec attention, et ceux de nouveaux témoignages également... Il faut dire qu'on a été si longtemps isolées qu'on a peine a croire que toute cette misère était partagée par d'autres personnes. Car jusqu'à présent, je n'en ai jamais rencontrées qui témoignaient spontanément de leur passé. Et c'est vrai que lorsque je disais "mon père est un salaud" ceux qui ne le connaissait pas étaient choqués de mon langage et les autres niaient... Je vivais dans un "déni de reconnaissance".

    Au sujet de la violence, dans une des réponses que jai donnée a Etoile, j'ai "listé" les actes de violences subis, mais je pense que vous avez raison. Elle commence par être physique avec des baffes pour un oui ou un non. Je me souviens d'une dérouillée ou mon père me trainait par terre par les cheveux a travers le salon, des hurlements permanents et d'une trampe mémorable aussi ou pendant que je recevais ses coups, j'etais sous la table de la salle a manger, et j'observais que le sol était jonché de miettes!
    Il a aussi fracassé les doigts de mon frère dans la porte! Mais ça, on a un doute qu'il l'ait fait exprès. On pense qu'il aurait pu éviter s'il avait voulu. Les violences physiques les pires pour moi, étaient liées a la nourriture. Comme jetais très maigre ( je me souviens d'un des premiers rapports scolaires: 1m42 pour 25 kg) mon père me laissait a table devant une assiette froide et il me glissait chaque cuillère l'une après l'autre au fond de la gorge. Et a chaque cuillère, je sentais le retour imminent de la nourriture, alors je m'accrochais pour avaler le tout en fermant les yeux.

    RépondreSupprimer
  48. Pardon, jai vraiment ete trop longue...
    Bref lorsque je n'aimais pas qqch, ile disait: eh bien tu en auras deux fois plus! Cela durait des heures, le soir et surtout le week-end, parce que je ne voulais rien manger. J'ai réalisé après coup qu' il avait du plaisir a me voir dégoutée, mais c'était pour mon bien soit disant!

    Il m'en a fait d'autres que vous pouvez lire dans un des témoignages précédents...

    En ce qui concerne mes enfants, j'ai encore une petite fille de 6 ans. A cette age je pense qu'il faut dire que des choses tristes se sont passées et que cest difficile a comprendre. Que vous leur promettez de les leur raconter plus tard mais que pour l'heure ils sont trop petits. Puis le bon âge venu, vers 10 ans, je leur ai dit la vérité. Je donnais des exemples concrets de ce que mon père faisait et disait: voilà ça fait très mal, ou c'est un mensonge, ou c'est une insulte et on ne dit pas des choses pareilles... Enfin j'ai essayé de me montrer juste avec elles et d'expliquer ce qui foirait avec lui; par exemple, les anniversaires ou je faisais de grandes fêtes pour elles avec ballons gâteaux, jeux, surprises, ballade a cheval, j'ai tout dû inventer, alors je leur disais si elles faisaient la tête: moi, je n'ai jamais invité personne, et je n'avais pas de fête, même pas de cadeaux qui me faisaient plaisir... Alors vius voyez? Pareil pour la souris des dents, qui chez nous était accueillie comme une reine, alors que pour moi il n'y avait pas de souris des dents... Idem pour les vacances (jamais) mon père disait qu'il était toujours en vacances! Je leur ai toujours dit au fur et a mesure de leurs propres expériences, ce qu'avaient été les miennes, et surtout, que ça me faisait beaucoup de peine... Mais surtout, elles ont eu une fois l'occasion de le rencontrer, a l'ensevelissement de ma mère. Chez nous, on crie très rarement et jamais contre une personne, toujours contre un fait: je dis par exemple: ça fait vraiment tartir que tu aies cassé ma jolie tasse! Et non tu es vraiment nulle d'avoir brisé ma jolie tasse, et je rajoute que je suis triste ou en colère, et que maintenant il faut me laisser tranquille... Voilà. Mais pour en revenir a l'experience quelles ont faite, mon père était avec une autre femme qu'il cachait chez des amis pendant l'enterrement et nous l'avons surpris en flagrant délit! Comme il ne m'avait pas vue il a menti en affirmant que nous étions fous, que nous rêvions; lorsqu'on lui a demandé de jurer sur la tête de nos enfants, il a répondu en hurlant qu'il n'avait aucun compte a nous rendre. Il a crié si fort que les filles étaient réfugiées sous la table. Je les vois encore toute petite, à le regarder furibond, vociférant comme un fou. Je percevais vraiment leur terreur. C'était en 2003, elles avaient 6 ans et 9 ans. Elles ne m'ont plus jamais demandé pourquoi on ne voyait pas papi!
    Voilà...
    A dire vrai je ne sais pas ce qui est bon, mais d'instinct je pense que nous devons toujours leur dire la vérité, et aussi nos sentiments. Les enfants comprennent très bien ces choses et nous n'avons pas a leur faire croire que nous sommes infaillibles... Mais qui sait; ce serait bien de pouvoir trouver un"Max et lili" qui traite de la méchanceté gratuite.

    Jespere que mes quelques pistes vous seront utiles.

    Je vous souhaite le meilleur et trouve que ce que vous faite pour les chatons est vraiment formidable...
    A+
    Sarah

    RépondreSupprimer
  49. Cher anonyme,

    Peut-être auriez-vous du poser la question dans le forum plus spécifiquement consacré aux relations pn avec un/une conjoint(e) car dans cette section -ci ce sont les enfants de pervers narcissiques qui s'expriment...
    Mais de mon point de vue ce que je peux vous conseiller, c'est de protéger votre petite fille le plus rapidement possible.

    Il faut savoir qu'on ne change jamais un pn et que plus vous tenterez de lui prouver ce qu'il vous fait, plus il vous prouvera que vous êtes responsable et que lui est blanc comme neige. C'est le spécialiste du "discours paradoxal". En perdant peu a peu votre autonomie, vous ne serez plus capable de discerner les profonds illogismes de ses arguments... Mais vous même, n'en êtes pas là. C'est a l'usure que le pervers investit sa proie... Alors voyez quelles sont les issues qui se présentent a vous...

    A votre place, je demanderais laide d'un psy, et contacterais un avocat pour envisager a terme une séparation la moins douloureuse possible et pour vous et pour l'enfant (il y a une liste de personnes sur ce blog) susceptibles de nous aider... ).

    En tous les cas, ce que vous vivez, vous ne le rêvez pas, tout cela est bien réel!

    Vous savez, je nai pu accepter de faire le deuil de ma famille qu'après 30 ans d'errances psychologiques et de questionnements...

    Je vous souhaite beaucoup de courage, et de Lumières.
    A+
    Sarah

    RépondreSupprimer
  50. Cher anonyme de l'appel au secours du 25 février. Votre appel à l'aide m'a beaucoup touchée. J'imagine que vous avez lu attentivement la description psychologique du PN pour en arriver à penser que votre épouse "en est". Il me semble qu'il est important pour vous de savoir si c'est bien le cas, ou si vous êtes juste victime d'un "tyran domestique". Le PN est incapable d'aimer en dehors de sa propre personne. De petits indices peuvent vous aider à vous forger un avis définitif: le non amour bien-sur, mais aussi la capacité à affubler les autres de ses propres défauts, l'assurance d'être le meilleur, le mieux, le plus intelligent, etc...
    Mais aussi l'alternance perpétuelle de périodes d'attaques et de périodes d'"amadouement" avec gentillesses (fausses) et souvent cadeaux.
    Et comme le dit votre dernière phrase, non tout ceci n'est pas dans votre tête. C'est une des grandes forces des PN, de flirter toujours avec l'inadmissible et l'admissible, ce qui fait que la victime doute toujours de son propre sens du jugement.
    Alors monsieur, si vous parvenez à être sur de votre "diagnostic" envers votre épouse, vous devrez prendre toutes les mesures nécéssaires pour protéger votre enfant. Un combat difficile vous attend peut-être, soyez assuré que les personnes écrivant sur ce blog vous apporteront l'aide qu'elles peuvent...
    PS: Si vous écrivez encore, mettez un nom, n'importe lequel, le premier pseudo qui vous vient, juste pour qu'on vous reconnaisse. En cliquant sur "nom" dans "choisir une identité" il n'y a aucun moyen de "remonter" jusqu'à vous, je m'en suis moi même assurée avant d'écrire mon nom.
    Courage!

    RépondreSupprimer
  51. Chère Sarah,
    Pardonnez moi de vous avoir posé cette question sur la violence alors que vous en avez déja parlé. Mais en découvrant ce blog j'ai tout lu avec tellement de "gloutonnerie" que je n'ai pas retenu qui avait écrit quoi au début.
    Merci de m'avoir parlé de vos enfants, et de cette scène terrible de votre père hurlant et de vos petits cachés sous la table. C'est tout à fait ce que je redoute en fait...
    Mais votre récit au sujet des repas m'a arraché des larmes.
    En effet, lorsque j'étais toute petite, ma mère faisait journée continue, et c'est donc mon père qui me faisait manger à midi. Il prenait un malin plaisir à me faire du foie de veau au vinaigre, ou de la salade de museau, des pieds de porc, ou, le pire, de la tête de veau roulée cuite au court-bouillon. Le repas se déroulait comme ça: il se placait derrière moi, me basculait la tête en arrière, me forcait à ouvrir la bouche en m'écrasant la mâchoire d'une main, et bourrait la nourriture de l'autre main. Parfois je repartais à l'école avec tout mon repas "stocké" dans les joues.
    Petite anecdote pour détendre l’atmosphère: pour mon 13ème ou 14ème anniversaire, à une époque où je commencais à mettre de la distance entre lui et moi, il a absolument tenu à ce que je vienne chez lui pour un repas d'anniversaire. Ne voulant pas y aller seule, j'ai convaincu ma mère avec beaucoup de mal, de se joindre à nous, argumentant qu'il semblait vouloir apaiser nos rapports, etc... Et bien devinez ce qu'il m'a servi pour mon anniversaire? De la tête de veau roulée! (ah bon? Tu n'aimes pas ça?) Mieux vaut en rire n'est-ce pas! Petite chose positive au sujet de ces scènes de repas, il aimait tellement ça, qu'il le faisait même en public (famille, amis...) contrairement aux autres maltraitances. Donc là, j'ai des témoins, qui s'en souviennent très bien, et donc à ce sujet il ne peut pas m'accuser d'être mythomane. (Puisque son seul argument quand j'ai tenté de parler de la violence avec lui est que je suis mythomane)
    Comme quoi Sarah, nos deux histoires sont incroyablement similaires, il serait interessant d'avoir encore d'autres témoignages et de faire des comparaisons comme nous le faisons là. Qui sait, ça pourrait aider d'autres victimes, mais aussi ceux qui font des recherches dans ce domaine..
    A bientôt chère Sarah,

    RépondreSupprimer
  52. Chère Isa,
    Votre expérience de devoir ingurgiter des "abats" de force me parle beaucoup, car lorsque ma maman a rechuté de son cancer, elle était considérée comme "perdue" et s'est retrouvée aux soins paliatifs a l'hopital. C'était tout début janvier 2003, j'habitais a 100 km, et après le travail (j'étais encore employée à cette epoque) je parcourais tous ces km pour aller la voir. Comme il faisait très froid et que jetais également en froid avec mon père, puisque j'avais coupé les ponts avec lui, j'ai dû lui demander de pouvoir revenir dans leur maison, pour me réchauffer, me reposer et prendre pour ma mère du linge et tout ce qui devait lui être utile a l'hôpital. Il a accepté et me suis donc retrouvée toute seule avec lui... Les sensations que j'avais alors étaient un profond malaise oppressant, de l'angoisse et une impression glaciale. J'étais frigorifiée, malgré le fait que je me trouvais dans leur appartement. Comme j'allais voir ma mère plusieurs fois par soir et même la nuit, lui en a profité pour ne plus aller la voir le soir, mais il préparait a manger pour nous. La dernière fois, il a cuisiné DES TRIPPES A LA SAUCE TOMATE! il s'en est régalé jusqu'a la dernière bouchée tandis que j'étais horrifiée, (je voyais l'état du ventre de ma mère a travers cette nourriture et lui se régalait de cela!) De plus, je n'ai jamais pu avaler des trippes de toute ma vie... Et il ma posé la même question qu'a vous : ah bon tu naimes pas ça? C'est tellement bon!

    Mais dans sa perversion, je suis certaine qu'il se délectait de la maladie de ma mère en se l'appropriant "viscéralement"! J'étais profondément choquée car il me semble qu'une personne normale ne pourrait pas manger des trippes alors que son conjoint va mourir d'un cancer généralisé des viscères...

    Mais mon père utilisait souvent un langage lié aux parties du corps les moins noble qu'il associait avec des expressions rscistes, insultantes, morbides ou abjectes.

    Il aimait choquer et mettre les gens mal a l'aise. Par exemple il a dit un jour a ma grand-mère de 82 ans qui était en vacances chez nous: " mémé, de quoi vous plaignez-vous? Ici vous avez le cul dans le beurre!"

    Vous savez, ma grand-mère a souri et bougonné, elle a terminé ses vacances... et n'est plus jamais revenue chez
    nous! Et ma mère a perdu une alliée, de plus...

    A force de me souvenir de tout cela, j'en rêve la nuit... Cette grand-mère, tendrement aimée était avec moi la nuit passée; elle semblait plus jeune et souriait... Je suis contente.

    Voilà chère Isa, un point commun de plus que nous avons au sujet des abats...
    Je vous salue
    A+
    Sarah

    RépondreSupprimer
  53. Cher Isa,
    Cher tous,

    Il m'est venu un autre souvenir de " violence perverse" pratiquée systematiquement par mon père: marquer une différence de traitement entre mon frère et moi, souligner ces différences et privilégier "l'autre"; je donne ici des exemples de ce que j'entendais souvent:
    - ton petit frère est plus petit que toi laisse-lui ton jouet,
    - ton petit frère ne comprend pas encore les règles du jeu, c'est normal qu'il ne les respecte pas!
    - ton petit frère n'aime pas le jambon, donne lui ton salami,
    - ton petit frère est turbulent, c'est normal qu'il casse tes jouets, déchire tes livres ou gribouille ton livre de souvenirs,
    - ne sois pas égoïste, partage avec ton petit frère,
    - ton petit frère est un garcon, un garcon ça fait des betises,
    - c'est fou comme ton petit frère apprend vite a lire, il est brillant en math, on en fera un pilote militaire... Et bien d'autres choses encore.

    Enfin, ma tête est pleine de ce type de souvenirs ou les défauts de mon petit frère étaient décrits comme des qualités! Et ou moi j'en avais aucune! J'étais radine et égoïste!

    Puis un jour ou il a atteint la limite de la grosse bêtise - mon père possédait une "fabuleuse" collection d'atlas que nul n'osait ouvrir de peur d'en user les ouvrages - mon petit frère a tiré au beau milieu avec la carabine a plomb (qui était chargée!) transperçant l'ensemble de la collection! Quelques jours plus tot, il avait déjà tailladé les canapés en cuir du salon avec un couteau de cuisine! Alors on constata que qqch. n'allait pas...

    On lui fit passer des tests de QI, dont les résultats ont révélé un niveau d'intelligence largement supérieur a la moyenne: eh bien, non seulement mon petit frère n'a pas été puni, mais mon père se vantait d'avoir mis au monde un demi-génie!!!

    Quant a moi, ma souffrance et ma colere n'étaient pas tant qu'il n'ait pas été puni pour tous les méfaits qu'il avait commis, alors que moi je me prenais des trampes colossales pour bien moins que ça, mais surtout, que personne n'a cherché a connaitre mon propre QI! malgré le fait que je disais tout doucement: et puis moi?
    Je n'ai jamais su si jetais plus bête que mon petit frère mais cela semblait évident pour mon pere!

    J'ai encore aujourd'hui la très désagréable sensation de n'être que "normale", sans n'en n'avoir jamais eu la preuve!

    Et les choses n'ont fait qu'empirer pour aboutir a la rupture totale entre nous, car le fossé des injustices est indescriptible. Mon père m'a'accusé de surcroit d'être responsable de la " haine" qui nous habite soit disant, alors que je ne hais pas du tout mon frère... Mais nos destins ont été séparés par ses soins...

    Mon mari a trouvé une excellente comparaison entre nos deux modes de vie: lui, pour voir le sommet d'une montagne, il prend son helico, s'y trouve en 1 quart d'heure et il constate que cela banal tandis que nous, nous montons a pied, suons et mettons la journée entière pour en atteindre le sommet; nous connaissons la valeur de notre effort et de notre fatigue, et sommes récompensés de la sublime vision qui s'étend devant nos yeux!

    Nous savons que mon frère nous observe beaucoup via internet, mais comme le disait Einstein (et je le répète souvent a mes ados): "il n'est de plus sage enseignement que celui d'être un modèle, fut-il dissuasif..."

    Je vous souhaite le meilleur.
    A+
    Sarah

    RépondreSupprimer
  54. CATObonjour, quelles richesses d'informations je découvre sur ce dossier ! j'ai le sentiment d'être reconnue dans les souffrances relationnelles qui ont jalonné ma vie. Je ne sait pas lequel de mes deux parents a été le plus pn, mais ils ont tenté de me détruire chacun à leur manière, de ça j'en suis sûre.ensuite j'ai pu revivre le même type de relation avec mon ex, ça aurait été trop simple si ça s'était arrêté avec mes parents.j'ai retrouvé tout des traits de caractères et des difficultés des enfants et conjoints de personnes souffrant de cette pathologie, car il s'agit bien pour moi d'une pathologie qui coupe de la réalité de la vie et la vrai vie, quand on se sent vivant et heureux de vivre. je retrouve en moi cette force, cette rage de parler, de m'en sortir, de témoigner, de transmettre, venue avec ce désir qui ne sera jamais assouvie de rendre mon entourage familial heureux. merci à tous ceux qui ont témoigné et en qui je ressent la même force . aujourd'hui, à 53 ans, j'espère toujours et envers tout arriver au terme d'une reconstruction totale et pouvoir contempler fièrement le bel ouvrage, sans tristesse et avec plénitude,et même reconnaissance pour le chemin accompli souvent malgré moi.

    RépondreSupprimer
  55. Bonsoir Isa et Sara,

    Je suis "l'anonyme" à qui vous avez eu la gentillesse de répondre. Merci de tout ceour de vos réponses et vos conseils.

    Je vais perndre un rendez vous avec un psy pour voir plus clair, mais en faisant le test du PN j'obtiens une vaste majorité de réponses positives.

    Ce qui me destabilise est que notre fille semble aimer sa maman et lui montre de l'affection (ce qui esr certain est qu'ele la crains de façon absolue). Je ne sais pas où se situe la frontière, je sais que sa maman (mon épouse) ferait n'importe quoi pour la faire plier y inclus de la menacer de casser se jouets si elle n'obtempere pas (même pour lui donner un baiser, quand sa mère le désire).

    Quand notre fille était petite sa mère semblait s'en désinterrer complètement et quand elle la mettait au lit (le rares fois) elle lui diasait de fermer vite les yeux sinon le loup viendrait la manger (quel horreur). J'ai découvert cela et j'ai sermonné mon épouse qui semble avoir trouvé d'autres moyens polus subtils de faire plier la petite (mon épouse parle le russe avec elle, langue que je ne comprends pas, je n'ai donc pas la maîtrise de la situation).

    Mon épouse semble maintenant s'intérsser davantage de l'enfant mais je crains qu'elle le fait de façon onbsédée afin de la faire une copie exacte d'elle-même, elle passe un temps infini à lui apprendre le russe (avant même le français à l'école), je craisn vraiement qu'elle exagère. Je ne sais pas si c'est de l'intérêt ou l'obsession de contrôler nos vies.

    Merci encore de vos avis.

    RépondreSupprimer
  56. Cher Aris,
    Puisque votre analyse grace au questionnaire est concluante, il vous faut maintenant vous armer de courage pour prendre conscience du "mal potentiel" que votre épouse est capable de vous faire, et surtout de faire a votre petite fille.

    La plupart des personnes qui témoignent dans cette rubrique sont des enfants de pn et je vous dirais que selon moi, la grande différence d'avec les conjoints ou les parents de pn, c'est que nous connaissons uniquement ce type de relations avec nos parents!

    Il me semble que la plupart des enfants ont un amour inconditionnel pour leurs parents, qui sont des modèles et leur unique référence, et les enfants doivent a tout prix plaire et ne pas décevoir leurs parents. La nature et les mammifères fonctionnent de la même manière. Comme disait ma grand-maman: les chats ne font pas des chiens!

    Pour une petite fille, le modèle parfait, c'est maman, jusqu'à ce qu'elle se rende compte (bien trop tard malheureusement) que maman est "toxique". Et vous ne pouvez pas expliquer a votre enfant que maman est méchante, car elle ne vous croira pas! La vision d'un enfant de pn est altérée, justement parce qu'elle n'a connu que cela et qu'elle est déjà conditionnée pour accepter les incohérences...

    Mais un pn va profiter de cet amour absolu pour inoculer un tas de comportements déviants a l'égard des autres, et du conjoint en particulier, comme par exemple celui de vous ignorer, de vous mépriser, de vous relativiser, de vous minimiser dans l'esprit de votre enfant...
    - un pervers divise pour mieux contrôler sa proie
    - un pervers ment honteusement pour mieux manipuler
    - un pervers séduit par des cadeaux ou de la gentillesse ( c'est un leurre) lorsqu'il sent sa proie fatiguée ou prête a se révolter,
    - il s'approprie l'énergie, la force, la lumière intérieure de l'autre qu'il transforme en fiel, et ensuite il le diffuse sous forme de reproches, de critiques acerbes, d'insultes et de dénigrement constant... Tout est calculé, tout est planifié pour détruire l'autre. C'est une lutte sans fin, jusqu'à la mort, si on ne s'écarte pas...

    Le pn est un prédateur qui se nourrit de notre énergie intérieure, et sachez qu'il a TOUJOURS besoin d'avoir une proie sous la main...

    Pour votre petite fille, en effet, le pervers narcissique a besoin de se creer un "clone", son double, qu'il investira peu a peu, il l'habitera comme une main habite un gant. Cela s'est passé avec mon frere!

    La petite deviendra comme sa maman et elle sera totalement contrôlée par elle. Si elle ne se rebiffe pas, cela ira plus ou moins pas trop mal ( bien qu'un tas de symptômes montreront qu'en fait cela ne va pas du tout), mais si elle se rebiffe, alors elle vivra... les terribles conflits et expériences relatées dans la rubrique "enfants de pervers narcissiques".

    Dans tous les cas cher Aris, il faut vraiment vous convaincre si vous avez encore des doutes, et vous préparer a expérimenter des choses pénibles, et protéger votre enfant a tout prix...

    Je vous envoie le meilleur et suis a votre disposition si vous avez besoin de mon aide.

    Encore une chose: cherchez a vous en sortir dans le plus grand secret face a votre bourreau, car même le dialogue avec lui ne vous appartiendra plus.

    A+
    Sarah

    RépondreSupprimer
  57. Chère Sarah,

    Je suis une personne altruiste et malgré ma soufrance je ne voudrais rien faire sans l'avis d'un pro. Il n'y a pas la place pour l'erreur et il subsiste encore un doute dans mon esprit.

    Je devrais consulter un psy puis la faire visiter le même psy pour être certain du problème, mais je ne sais pas sous quel prétexte, elle méprise les psys et dit ne pas en avoir besoin et ne pas y croire.

    Comment "certifier" un pervers narcissique par un psy et comment prouver à la justice son dangerosité pour son enfant ?

    RépondreSupprimer
  58. ... Il n'y a a mon avis, aucun moyen... C'est même plus dramatique encore: elle n'acceptera de le rencontrer que si elle peut le manipuler... Et vous serez piégé a double titre: elle aura feint de vous ecouter et vous ne pourrez que constater ce qu'elle prétend: les psy ne servent a rien!
    Le difficile dans une histoire avec un pn, c'est de CROIRE que pareil être humain existe bien et de LÂCHER PRISE, de fuir... Vous ne pouvez rien pour elle...

    Des que vous ferez mine de partir elle vous retiendra car elle aura le sentiment de perdre, non pas vous malheureusement, mais le sentiment exaltant que lui donne sa relation perverse avec vous; d'où la gentilesse ou la sympathie subites qu'elle vous apportera pour vous amadouer et vous convaincre de rester... Si vous craquez elle recommencera ainsi le même schéma, sans fin...

    Notre souffrance (a nous les anciens enfants), c'est aussi que ces relations pn durent si longtemps et que temps qu'elles existent, elles sont immensément douloureuses et malsaines...

    Je vous souhaite le meilleur.
    A+
    Sarah
    A

    RépondreSupprimer
  59. Bonjour,
    J'ai 20ans, et malheureusement "grâce" à un géniteur pervers narcissique. Je ne m'en suis aperçue que récemment, grâce à ma mère, qui elle a eu le courage de se sortir des filets de ce conn**, passez moi l'expression, il y a une dizaine d'années, lors de leur divorce. J'ai grandit dans l'ignorance, au travers d'un "père" qui se pavanait et nous faisait miroiter à mon frère et moi monts et merveilles, tandis qu'il diabolisait notre mère à nos yeux et lui rendait la vie infernale. Avant de me rendre compte qu'il n'était pas un père, j'étais quand même rongée par la peur de lui faire du mal, même si lui me bouffait. J'ai suivi une thérapie à 13 ans, infructueuse. J'ai toujours des difficultés: à lui en vouloir, à lui dire des choses sèches... Je tiens à vous livrer quelques exemples, qui datent de ce dernier week end au ski:
    contexte=week end au ski avec lui, moi (mon frère à annulé par peur de se retrouver avec lui), mon amoureux (sans qui je ne survivrai certainement pas), et un de nos amis (à mon copain et moi, pas à mon père), dans une chambre d'hôte.
    -il agit avec mon copain et l'ami comme si il était aussi un de nos amis, il copine... (sachez que l'ami en question et mon copain sont "aisés" financièrement... (...) )->nous devions sortir un soir (sous entendu entre "jeunes"), et lui :"oh, mais je viens, j'arrive". (suite...)

    RépondreSupprimer
  60. (...suite)
    -il me prodiguait des conseils e ski ("mais si, positionne toi comme çi, comme ça... il parlait comme un pro, quoi) alors qu'il n'est pas plus doué que moi sur des skis. Je lui ai répondu après 2jours de "ça" :"Tais toi, papa, t'es pas plus doué que moi sur des skis alors ferme la." Je ne vous dit pas le courage que j'ai du mobiliser pour dire simplement ça.Et je culpabilise de lui avoir dit ça, avec son regard de chien battu...
    -mon homme et otre ami sont bien plus doués que lui, il a passsé le week end à les imiter sans leur demander le moindre conseil (ça aurait été la fin du monde d'avouer qu'il n'était pas doué comme eux.)
    --je suis étudiante en ergothérapie (je suppose que beaucoups d'entre vous ne connaissent pas, googlez-le=) ), et donc quelle joie pour lui d'avoir une fille qui fait des études pour un métier inconnu (il se fait bcp mousser, bien que pas plus tard que l'année dernière il me demandait QUELLES études je faisait...). DOnc après une blessure légère (un bleu^^) à la cheville, le propiétaire me demande si je vais mieux. Je lui répond "oui", il me dit "tu peux aller voir un ostéo, ca marche bien, tu sais" et l'autre de répondre "non mais c'est bon elle le sait elle est dans le métier" (genre je suis diplômée, et genre juste pour que le mec me demande ce que je fais pour se faire mousser)
    -manque de pot, dans la journée, chute et trauma du coccyx pour moi, rapatriement en barquette (nb: évitez à tout pris, ça donne envie de vomir). Môsieur en profite de suite pour prendre la place des mecs du SAMU pour brancarder, il se fait remettre en place, et réplique "non mais c'est bon, j'ai fait 20 ans de samu, môôa, Madame" (ah bon?). La chute n'avait finallement rien de très grave, mais il se foutait totalement de mon sort, il profitait pour se faire remarquer!
    -Et il tutoie les gens à tout bout de champs: le mec du SAMU me demande les renseignements basique: déja il parle à ma place, et ensuite il tutoie le mec qu'il ne connait pas. Et ce sont des moment où je suis tout sauf à l'aise et où j'ai envie de pleurer.

    Tout ça en 2jours au ski. Et j'en oublie la moitié je suppose.
    Je vais entamer ma deuxième psy (chez un psychologue? psychanalyste? psychothérapeute? lequel selon vous?), parceque je fais des cauchemards, j'angoisse à l'idée de lui ressembler, car j'ai beaucoup de pensées qui ressemble à ses actes, et je fais souvent des "crises de nerfs" où la moindre chose m'énerve, et c'est la cascade (autre chose m'énerve... ... ...), qui mettent en danger non seulement le mobilier, mais aussi des personnes autour de moi (++ mon copain). Je glisse au fond du pot, j'ai la sensation de m'engluer dans la confiture...
    (en tout cas ça fait du bien, finalement de l'écrire un peu.)

    RépondreSupprimer
  61. Cher Aris,
    Pardonnez moi car mon explication ne concerne qu'une partie de votre question. En ce qui concerne la question juridique de "faire attester la pn de votre épouse et le risque encouru par la petite" il y a dans ce blog une liste de spécialistes notamment "avocats et psychiatres" susceptibles de vous apporter des réponses plus professionnelles, les miennes ne sont que mes expériences personnelles faites avec les membres de ma famille...

    Peut-être devriez-vous contacter ces personnes?

    A part cela, dans le témoignage de Manon, il y a exactement le processus décrit de "dénigrement du conjoint" auprès de l'enfant. Cela illustre ce que je tentais de vous expliquer...

    Je vous souhaite le meilleur a vous et a votre petite fille.
    A+
    Sarah

    RépondreSupprimer
  62. Chère Manon,
    Il faudrait que tu en dises un peu plus sur ton experience avec ton père car personnellement, il me semble plutôt un père décalé et dépassé, qui ne sait plus comment " gérer" sa fille, qui a l'air de regretter et d'essayer de prolonger sa jeunesse, en cotoyant des jeunes...

    C'est difficile d'accepter de vieillir!
    Ton Père vit-il seul? Vis-tu avec lui?
    Autre question: qui vous a offert ce week-end?

    Merci pour tes réponses
    A+
    Sarah

    RépondreSupprimer
  63. Chère Manon,
    Il faudrait que tu en dises un peu plus sur ton experience avec ton père car personnellement, il me semble plutôt un père décalé et dépassé, qui ne sait plus comment " gérer" sa fille, qui a l'air de regretter et d'essayer de prolonger sa jeunesse, en cotoyant des jeunes...

    C'est difficile d'accepter de vieillir!
    Ton Père vit-il seul? Vis-tu avec lui?
    Autre question: qui vous a offert ce week-end?

    Merci pour tes réponses
    A+
    Sarah

    RépondreSupprimer
  64. Chère Manon,
    Il faudrait que tu en dises un peu plus sur ton experience avec ton père car personnellement, il me semble plutôt un père décalé et dépassé, surprotecteur, qui ne sait plus comment " gérer" sa fille, qui a l'air de regretter et d'essayer de prolonger sa jeunesse, en cotoyant des jeunes... C'est la sensation que me donne ta description, bien qu'elle soit surement douloureuse pour toi.

    Ton Père vit-il seul? Vis-tu avec lui?
    Autre question: qui vous a offert ce week-end?

    Merci pour tes réponses
    A+
    Sarah

    RépondreSupprimer
  65. Je me suis séparée il y a maintenant 7 ans d'un PN. Après 6 ans de combat juridique et de souffrance dont 1 dépression sévère, il vient de récupérer la garde des enfants. Comment aurait il pu en être autrement, il les a faits écrire des lettres contre moi.

    Aujourd'hui je ne sais plus quoi faire. Une de mes filles, celle qui est dans son désir est suivie par psy mais ça ne sert à rien et l'autre vit dans la crainte de l'abandon et de la perte de l'amour de son père.

    J'ai peur qu'elles ne deviennent comme lui (tout dans l'image)et je ne veux pas passer mes moments avec elles à tenter de leur montrer les incohérences constantes entre paroles et actes.
    Alors comment dois je me positionner en tant que mère?

    Ne croyez surtout pas que je sois aigrie de ne plus les avoir, car sincèrement, pour moi, c'est une véritable renaissance et reconstruction qui s'engage: il ne me tient plus par les enfants puisqu'il les a.

    Alors j'attends vos conseils, surtout si vous êtes des enfants de PN, qu'auriez vous attendu de votre maman dans ce cas?

    Eole

    PS: mes filles ont 10 et 11 ans

    RépondreSupprimer
  66. @Sarah: Je vous garantit qu'il est bien PN, il a complètement détruit ma mère, l'a séparée de ses amis, l'a manipulée de fait qu'elle ne puisse même pas penser à de séparer de lui de peur de le faire souffrir (alors qu'elle ne viavit quasi plus à cause de lui). Il a violenté mon frère il y a quelques années. Il m'a virée de chez lui, alors que c'était le seul mois de l'année (Juillet) que je le voyais. Il fait croire à mes amis qu'il a un cancer.
    Je ne vis plus avec lui depuis quelques années, et je le vois très peu (ce week end au ski était occasionnel. ) Il vit avec une femme qui n'est pas tombée sous son emprise car elle est très caractérielle, menteuse, fausse, bref, il est "tombé sur un os" (ils passent leur temps à s'engueuler).
    C'est ma psy qui m'avait expliqué ce qu'était mon père, car c'est ce problème qui est récurrent .
    C'est lui qui a décidé de payer ce week end, en prenant bien soin de ne pas réserver de chambre séparée afin de nous priver de notre intimité avec mon copain (il l'a déja fait auparavant). Quand il m'apelle, il ne me demande pas comment je vais: il passe 10 minutes à se plaindre, et à se lamenter sur son pauvre petit sort de martyr puis raccroche.
    Ma mère a fait une dépression pendant leur divorce, et j'en ai fait une (c'est pour cela que je suis allée chez le psychiatre, à 13 ans).
    M.

    RépondreSupprimer
  67. Bonjour Sarah, bonjour à tous.
    J'ai décroché du blog quelques jours, besoin de recul, d'analyser les sentiments que tous ces témoignages remuent en moi...
    A Sarah, l'évocation du petit frère demandait réflexion de ma part. Comme vous l'aurez deviné, moi aussi j'ai un petit frère. Contrairement à vous, je peut dire sans rougir que je l'ai haï pendant de nombreuses années. L'annonce de son arrivée a été pour moi une effroyable catastrophe. Du haut de mes 6 ans, je travaillais ma mère au corps pour "qu'on change de papa". Je croyais naïvement que puisque le couple restait ensemble "à cause des enfants", il me suffisait de donner mon autorisation à ma mère pour qu'on puisse partir. Donc l'annonce d'un nouveau bébé c'était pour moi l'obligation de devoir attendre que lui aussi puisse donner son avis, pour qu'enfin on puisse changer de papa. Et c'était aussi l'incompréhension: pourquoi faire un autre enfant quand on s'entend aussi mal? Et aussi la révélation que ma mère et mon père avaient encore des "relations d'amoureux", alors qu'il la battait presque quotidiennement. Enfin bref, c'était le ciel qui me tombait sur la tête!
    Je l'ai donc détesté avant même sa naissance. La différence de traitement entre lui et moi n'a pas arrangé les choses: jamais mon père n'a levé la main sur SON FILS.
    Par contre pour le reste rien ne lui a été épargné: témoin impuissant des violences sur moi et ma mère pendant des années, il a par la suite été victime de tout l'arsenal des PN, chantage affectif, harcèlement, etc...
    Et mon père a oublié une chose: il a oublié de nous monter l'un contre l'autre, et il doit le regretter aujourd'hui. Car malgré toute ma haine, mon frère n'a jamais cessé de m'aimer, et avec la maturité nous nous sommes retrouvés. Aujourd'hui je tente de lui rendre tout l'amour que je ne lui ai pas donné enfant, et nous sommes très proches l'un de l'autre. Il m'a même suivie lorsque je me suis expatriée à la campagne. Seul un (grand) mystère perdure: lui continue d'avoir des relations avec notre père, bien qu'il soit parfaitement conscient de ses travers. Je pense qu'il est assez intelligent pour "regarder passer" les mesquines tentatives de manipulation de mon père, sans en être affecté. Et dernière chose à dire: mon frère se relève plus difficilement que moi de ce que nous avons vécu, il est "salement amoché". Peut-être que la cicatrisation n'a pas lieu parcequ'il est malgé tout toujours en contact avec la source du mal...

    RépondreSupprimer
  68. A Aris,
    Je voulais juste vous souhaiter beaucoup de courage pour ce qui vous attend. Ne soyez pas étonné que votre petite fille semble adorer sa maman. Moi même j'ai défendu mon père bec et ongles pendant des années, envers et contre tous. Voyez vous, les enfants sont clairvoyants dans les sentiments de leurs parents. Donc comme moi à l'époque, votre enfant sent confusément le manque d'amour de votre femme, et si personne ne l'en empêche, elle passera sa vie à "courir aprés sa maman" dans l'espoir d'être aimée un jour.
    C'est à vous de faire en sorte de briser ce cercle vicieux. Mais si vous songez à demander un avis psy assurez vous que le professionnel aie été formé aux troubles spécifiques du PN.
    Que la force soit avec vous!

    RépondreSupprimer
  69. Bonjour Manon,

    Merci pour tes précisions et les exemples que tu as donnés...oui en effet, ton père a bien l'air d'etre un pn.
    Que comptes-tu faire a présent? Combien de temps te reste-il avant d'avoir fini tes études? Et penses-tu trouver un travail facilement après cela?
    De quel pays viens-tu? (en Suisse, le métier d'ergothérapeute est assez connu).

    Je te pose toutes ces questions car a mon avis (mais il n'engage que moi bien sûr), tant que tu dépends de quelque manière que ce soit de lui, tu es presque obligée de devoir le "supporter"... Donc moins tu le verras, mieux cela vaudra pour toi, et plus tu pourras mettre de distances émotionnelles entre vous, mieux tu te porteras...

    Lorsque j'etais jeune, mon père faisait comme le tien: il m'appelait et mabreuvait de méchancetés sur ma mère, mon frere, ou mes grands-parents, m'intimant l'ordre même de les appeler pour les faire cesser leur cinema (ça pouvait être n'importe quoi) puis il raccrochait sans même m'avoir demandé comment j'allais!

    Rien qu'avec ce telephone, je me sentais complètement vidée et angoissée, et je n'avais rien fait!
    Comme une nouille, je téléphonais a ma mère et lui demandais, presque sur un ton de reproche, ce qu'elle avait bien pu lui dire pour le mettre dans un état pareil, et le plus souvent, elle ne savait même pas de quoi je parlais!

    En gros chère Manon, comme tu l'as deja compris, tu dois fuir, avec l'aide d'un thérapeute (pardonne-moi mais je n'ai pas d'experiences dans ce domaine) par contre il existe une liste de professionnels sur ce blog, que tu peux peut être contacter?

    Par contre, si tu estimes que je peux t'aider ou te conseiller, n'hésite en aucun cas a me contacter...

    Je te souhaite beaucoup de courage, et de Lumiere.
    A+
    Sarah

    RépondreSupprimer
  70. A Manon,
    J'ai reconnu dans votre témoignages des scènes que j'ai vécu (le copinage avec mes potes, le démontage en règle de l'image maternelle etc...) mais c'est la fin de votre message qui me donne envie de réagir. Comme vous j'avais l'impression d'avoir dans ma tête les mêmes travers que mon bourreau. J'ai longtemps fait de bonnes crises de nerfs du genre je casse tout autour de moi. Rassurez vous, c'est un leurre, vous n'êtes pas comme votre père. Eux ne se posent jamais ce genre de question.
    Vous avez 20 ans, j'en ai le double, et j'ai petit à petit découvert que la maturité calmait ce genre de feu. On a vécu des choses horribles, indicibles, qu'on arrive même pas à expliquer à notre entourage tellement c'est pervers et complexe, alors je ne pense pas que ce soit anormal d'être à fleur de peau et de piquer une bonne crise de temps en temps.
    Je vous souhaite que l'âge adoucisse vos tourments, mais pour pouvoir vraiment se restaurer il faut se soustraire le plus définitivement possible à l'influence de son agresseur.
    C'est le seul conseil que je puisse vous donner, ne cédez plus à "la tête de chien battu" qui cache en réalité un féroce prédateur....

    RépondreSupprimer
  71. @Sarah: J'habite en France (pays où l'ergothérapie n'est pas encore très (re)connue). Il me reste au minimum 2 années d'études, voire plus . Je ne dépend pas financièrement de lui, puisqu'il ne me donne même pas le tiers de mon loyer, c'est ma mère et mon beau-père qui payent tout le reste. Par contre, je crains une chose, et ma mère m'a souvent mise en garde contre ça, c'est que mon copain ayant une bonne situation financière et moi qui gagnerai assez bien ma vie, "il" risque fortement de faire la sangsue, et c'est pour ça, pour protéger ma future famille, peu importe avec qui je la construirai, il faut que je le tienne a distance. C'est pour ça également que je compte entreprendre la thérapie sérieusement pour trouver le courage de l'envoyer paître, voire de le rayer de ma vie si besoin est.

    @Isa: Vos dires à propos des crises de nerf me rassurent, car c'est très éprouvant et surtout inquiétant car je ne peux pas me contrôler. Je ferais au mieux pour suivre ce conseil que ma mère m'a déja tellement dit.


    Merci.

    RépondreSupprimer
  72. Bonsoir à tous. D'abord merci pour vos témoignages, après les avoir lu, c'est sur ma mère est pn.
    Cela fait 27 ans que je souffre de cette relation, je comprends à présent ce qu'il se passe. Je comprend pourquoi quand j'étais petite, je voulais une "vrai famille", je sentais que j'étais seule face à mes angoisses, pourquoi je ne me sentais pas le droit d'inviter des amis. Je peux mettre un nom sur ces injonction paradoxale ("fais mais ne fais pas"), ces délires, cette paranoïa, cette capacité à diviser pour mieux régner, cette propension à parler de soi, à culpabiliser, à faire dire les choses par les autres...Je ne compte plus les fois où j'ai entendu dire que j'étais paranoïaque, méchante ou que j'avais de faux souvenirs. Tout cela parce que j'ai eu le malheur de remettre en cause sa pensée unique ou de me rebeller contre son lavage de cerveau et ses plaintes incessantes.
    Son attitude s'est amplifiée à mon mariage cet été, c'est là que j'ai compris qu'elle avait vraiment un problème et que ce problème me faisait énormément souffrir. Elle n'a pas été à la hauteur mais surtout elle a tout fait pour me dénigrer ou pour montrer qu'elle ne supportait pas de ne pas être au centre des préoccupations; par exemple, entre pleins d'autres, elle est allée acheter des cigarettes au moment des photos en prétendant ne pas avoir compris (mon programme n'était pas clair, d'ailleurs, heureusement qu'elle était là pour orienter les gens avant la mairie!) ou bien encore elle est partie en pleurant le matin du mariage parce que ma soeur ne lui a pas souhaité dans la seconde la fête des mères (je précise que ce matin de ma première journée de femme mariée, je lui ai apporté des fleurs pour sa fête...).
    Aujourd'hui je comprends mon isolement depuis que je me suis éloignée géographiquement.
    Il y aurait tellement de choses à dire...

    Je comprend également aujourd'hui toute la signification du mot "résilience"

    RépondreSupprimer
  73. A Eole,
    En tant que fille de PN, je réponds à votre message. Ce que j'aurai demandé à ma maman à l'époque où nous vivions encore ce cauchemard, c'était de me protéger. Elle aussi était engluée dans ce tourbillon infernal, elle n'a pas réagi pour s'en protéger, ni pour protéger ses enfants. J'ai toujours adoré ma mère, nous sommes toujours très proches, mais malgré tout, tout au fond de moi, il y a un petit quelque chose qui me répète qu'elle a failli à son devoir de protection maternelle.
    Vos filles comprendront un jour à qui elles ont affaire, si il ne peut plus vous maltraiter, vous, il va les maltraiter, elles.
    Faites tout ce que vous pouvez pour les sortir de là ,et je sais que ça veut dire affronter encore la personne honnie.
    Voyez vous, pour ne plus avoir à affronter son ex-mari, ma mère n'a jamais voulu remettre en cause les droits de visite, alors qu'elle savait pertinemment qu'il me battait régulièrement.
    Bien que votre situation soit différente de mon histoire, le danger pour les enfants est le même.
    Courage Eole, ne lâchez pas!

    RépondreSupprimer
  74. @ Cindy: Bonsoir,
    Votre témoignage confirme une crainte et un questionnement qui me trotte dans la tête depuis un certain temps. J'imagine (j'espère :) ) me marier un jour. Voilà ce qui me taraude: je ne sais pas si c'est une bonne idée d'inviter mon père, sachant tout ce qu'il est capable de faire pour attirer l'attention sur lui. De quoi aurais-je l'air auprès de la belle famille une fois qu'il aura fait son numéro? Ne serait-il pas capable de gâcher ce jour à son profit? Et dans le cas où il vienne, je n'ai pas vraiment envie qu'il "me conduise" chez le maire (qu'il donne ma main, symboliquement) puisqu'il n'a pas vraiment valeur de père à mes yeux, après tout ce qu'il est capable de faire. Mais voilà, encore et toujours, je culpabiliserai de lui faire du mal...
    Quelle est votre ressenti, après ce jour que vous avez déja vécu? Merci de votre témoignage, qui fait ressortir ces questions que je pensait ridicules...

    RépondreSupprimer
  75. Notre fils a 6ans3/4,je suis sa mère et je crois que son père est un P.N.Mais je n'en suis plus si sure et je me demande si je n'en suis pas une.Je me suis beaucoup plus occupé de notre fils que son père en utilisant des méthodes d'éducation progressistes:(interdir mais en expliquant,permettre mais rester vigilante,refusant d'utiliser les menaces ou récompenses...)Au cours de nos disputes acharnées mon mari me traitait d'incapable (sous entendu d'élever notre fils).Malgré cela j'ai constaté avec fierté que notre enfant était plus:"comment dire"respectueux;gentil que ses camarades de classe.Malheureusement pour moi,je n'ai aucune autorité sur lui et je sais pourquoi.Il n'accepte que celle de son père.Quand je le vois lui obéir,exécuter des actes prouvant son autonomie,je suis sidérée!J'espère que ce commentaire,meme s'il n'est pas dans le sujet,aidera quelqu'un.

    RépondreSupprimer
  76. Chère Eole,
    Cher tous,
    Je réponds également a votre message et m'associe a celui de Isa pour vous encourager a ne pas abandonner votre combat pour sauver vos enfants malgré la décision de justice en faveur de leur père.

    J'ai toujours adorée ma mère, sa douceur, sa gentillesse et sa patience pour toutes les épreuves qu'elle a du traverser durant sa vie avec mon père, pour tous les compromis qu'elle a du faire pour menager la chevre, le chou, le champ et le cultivateur, jusqu'à sa disparition...

    Je me sentais coupable et minable de ne pas être un ange comme elle, mais en même temps, jetais révoltée quelle accepte cette violence permanente, contre elle même et contre nous. J'ai essayé a maintes reprises de la convaincre de partir, je lui décrivais notre nouvelle vie potentielle, heureuse et ensembles, et finissais par lui dire que de toutes façons, une nouvelle vie ne pouvait pas être pire que la notre, mais elle repondait:" que veux-tu que je fasse sans papa?" elle n'a jamais voulu partir; pire elle disait qu'elle aimait mon père...

    A un moment, je lui ai dit que j'etais arrivée au bout du chemin, que continuer a fréquenter mon père me rendait tellement malade- nausées et epouventables mal de tete- que je choisissais de ne plus le voir. J'avais aussi les enfants tout petits a cette epoque et je craignais qu'il ne commence sa sape morale avec eux. Je ne voulais pas non plus me montrer violente devant eux, car moi aussi je pouvais être sujette a d'affreuses "crises de rage" comme expliquées par Manon et Isa.

    J'ai proposé de continuer a prendre de ses nouvelles et a la voir avec les petites sans lui. Savez-vous ce qu'elle m'a répondu?
    Que ce serait avec lui ou rien!!!!
    J'en suis tombée de ma chaise... J'ai eu un chagrin fou car jetais abandonnée ( sacrifiée) par l'être que j'aimais le plus au monde, ma référence, mon modèle... Je voyais des pans entiers de ma vie s'ecrouler, elle qui etait si maternelle, je ne pouvais plus l'imaginer jouer son role de grand-mere; elle qui en revait... Mais elle a tenu parole... Et les enfants ont grandi sans Mamie... Elle envoyait des cartes et des colis pour les anniversaires et les Noël de petites, sans un mot pour nous... j'étais immensément triste, mais toujours vivante.

    Depuis ce jour, les ponts sont coupés avec tout le monde, jusqu'au diagnostique de sa maladie (cancer) ou j'ai tout oublié et suis revenue ventre a terre. Il a fallu que je lui demande plusieurs fois son autorisation pour qu'elle m'accepte. Elle ne voulait pas me voir... Par la suite, mon frère et mon père m'ont accusée de l'avoir tuée en l'abandonnant!

    Je vous assure que je ne me sens pas coupable! C'était son choix, elle a choisi la solitude, l'alcoolisme et la mort, et je le savais... Mais qu'aurais-pu faire?

    Si jetais restée pour elle, c'est moi qui serais morte car je sentais que je n'etais plus capable de supporter mon père (point de non retour, comme expliqué par Etoile dans un des témoignages). D'ailleurs quelques semaines après la disparition de ma mère, le chien qui était en bonne santé et encore jeune, est mort lui-aussi...

    Ma conviction est qu'il était privé d'amour et d'attention, tout simplement...

    J'espère ne pas trop vous démoraliser avec mes témoignages, et je tiens a souligner que nous nous devons de PROTEGER NOS ENFANTS A TOUT PRIX CONTRE CES PREDATEURS !

    Bon courage, je vous souhaite le meilleur.
    A+
    Sarah

    RépondreSupprimer
  77. @Manon
    J'aimerais vous dire que lors d'une journée comme celle de notre mariage, notre entourage est là pour nous...Mais on sait tous ici que dans le cas d'un pn les choses ne sont pas si faciles...
    Pour ma part, au moment du mariage je n'avais pas compris que ma mère était pn, je l'ai compris en grande partie à cause de son comportement au mariage.
    Pendant un an, j'ai préparé notre mariage, ni ma mère, mon frère ou ma soeur ne m'ont aidé (mon frère et ma sœur sont sous l'emprise de ma mère et également très égoïste).
    A l'époque (cet été), je savais déjà que ma mère était quelqu'un d'égoïste mais cela ne m'empêchait pas d'espérer que pour ce jour si particulier ma mère prendrais soi de moi.
    Cela n'a pas été le cas. Avant le mariage, elle n'a pas arrété de me demander si elle devais venir avant pour m'aider, j'avais beau lui dire oui, elle ne cessait de ma reposer la question comme si ma réponse ne lui convenait pas. Une semaine avant le mariage, elle m'appelle pour me dire que, comme convenu, elle ne viendrait que la veille du mariage puisque elle prenait quelques jours de vacances dans les Pyrénées!!J'étais effarée, je lui ai dit que j'avais besoin d'elle, elle n'a pas compris mes "reproches", comme d'habitude. Le jour des préparatifs, elle avait prévu d'aller voir des amis dans l'après midi, vers 15 heures, elle a donc commencé à faire n'importe quoi sur la déco, je lui ai fait remarqué gentillement, elle m'a donc rétorqué "on s'en va parce que tu commences à t'énerver". Bien évidemment...Je lui avais demandé de ne pas passer le soir, elle l'a bien évidemment fait! Le jour J, elle n'était pas spécialement bien habillée, coiffée ou maquillée. Nous avions fait un programme que nous avions envoyé plusieurs jours à l'avance. Au moment de faire les photos de groupe, je me rend compte que ma mère n'est pas là! Mon frère me dit qu'elle est allée acheter des cigarettes!!!!A ce moment là, la déception a été énorme!Je ne me suis pas effondrée mais au fond de moi j'étais démoli, elle m'avait plantée là, devant tous les invités...Et elle avait réussie à me gâcher la fête car je suis restée énervée tout le reste du mariage. mais c'est pas tout! Le soir, elle a refusé de parler au micro comme mon père, elle s'est échappée devant tout le monde. Le lendemain, c'était la fête des mères, j'avais prévu un bouquet pour elle. je vais donc jusqu'à son camion où elle dort, elle était en train de pleurer!!Elle est partie avant le repas du rebond, en pleurant...Quand j'ai essayé par la suite de lui dire combien elle m'avait fait souffrir, elle m'a rétorquée que si j'avais besoin d'elle à des moments je n'avais qu'à lui demander (mais bien sur!), que pour les photos elle n'avait pas compris car notre programme n'était pas clair...Et pour ses pleurs, elle m'a expliqué que cela lui avait fait de la peine de voir que nous fêtions l'anniversaire de mon père alors qu'elle elle n'avait rein eu pour le sien (pour l'anecdote, ma soeur avait accouché jours avant).
    Enfin, je raconte les choses les plus marquantes mais je peux te dire que les invités ont été choqués par son attitude, j'en ai souffert pendant longtemps...

    RépondreSupprimer
  78. Alors si j'avais un conseil à te donner: ne te fais pas trop d'illusions. Quoi que tu décides, cela ne changera rein à ta peine. Ton père reste pn, mariage ou pas; ne t'attends pas à que ce jour là il soit présent et attentif. C'est dur mais c'est comme ça.
    Cela sera plus facile à vivre si ta famille te soutient, ce qui n'a pas été mon cas...Il faut qu'on apprenne à se protéger.

    RépondreSupprimer
  79. Bonsoir à tous,
    j'ai posté anonymement il y a un petit moment, et je constate que ce forum s'agrandit de jour en jour, et tant mieux !
    Il faut parler de tout ce que nos parents PN nous font subir.
    Je suis comme la majorité d'entre vous, enfant (unique hélas) d'une PN, angoissée, sans confiance en moi, sujette à des accès de colères incomtrolables, maman moi aussi d'une petite fille, suivie par un psy depuis peu...
    Je n'arrive pas à être en colère contre ma mère malgré les horreurs qu'elle m'a fait subir (pour exemple parmi tant d'autres elle a pris la défense de mon ex avec qui j'avais rompu, alors qu'il m'avait rouée de coups)
    Comment est-il possible de se dénouer de cette toile asphyxiante ?
    je prévois de partir bientôt de l'endroit où je vis mais ce n'est pas chose aisée, je ne vois que très rarement mes parents (mon père s'est rangé du côté du tyran comme c'est souvent le cas) je n'arrête pas de culpabiliser sur tout et rien.
    J'ai l'impression de devenir folle et de m'emmurer vivant par protection, je reste très souvent en retrait notament dans l'éducation de ma petite fille...
    Quelqu'un ici est-il sortit de tout ça et peut-il (ou elle) en témoigner pour nous donner un espoir salutaire ?
    Bien à vous tous, tenez bon !
    Je choisis un pseudo pour ce forum non pas par peur, mais par conviction que si j'utilise mon prénom il soit retrouvé aisément.

    RépondreSupprimer
  80. @Emilie
    Oui, être enfant de pn, c'est être lié à quelque chose qui nous dépasse. A la fois on voudrait partir loin, oublier; de l'autre, on culpabilise notamment parce que le pn a su convaincre notre entourage et on ne se défait pas d'un lavage de cerveau assidu.
    Mais oui, on peut s'en remettre! C'est ce qu'on appelle la résilience, faire de nos traumatismes une force. Pour ma part je vis à l'autre bout de la France de chez ma mère grace à une offre de poste. Je suis psychologue et je comprend depuis peu la raison profonde... Je vis avec un homme que j'aime, que j'ai épousé il y a quelques mois. Dès le début, il a compris que ma mère avait une relation trés particulière avec moi. Il a su me faire comprendre que je n'étais ni paranoiaque, ni méchante, ni folle. Les sous entendus constants de ma mère existent bien!
    J'ai trouvé une famille qui me fait du bien, la sienne; loin d'être parfaite, elle ne cherche qu'à nous faire du bien, pour nous...
    On peut s'en sortir, la preuve en est !!

    RépondreSupprimer
  81. Bonjour à tous et toutes,
    Juste une petite anecdote pour rebondir sur le sujet des mariages, ou plutot du PN en situation de marier un de ses enfants.
    Personnellement je ne me suis pas mariée, mais mon frère si.
    J'ai bien demandé à mon frangin si on pouvait tout simplement ne pas l'inviter, mais c'était trop difficile pour mon frère, et je peut comprendre.
    A l'époque j'avais déja coupé les ponts avec mon père depuis longtemps. C'était une grosse épreuve pour moi d'imaginer me retrouver en sa présence. Et il y a toujours la crainte d'une crise, d'un esclandre...
    Bref, le jour J arrive, mon père vient. Sur son 31, il s'installe gentiment dans un coin, ne bois pas trop, est souriant, aimable avec tout le monde, etc...
    Et toi tu passes la journée tétanisée par sa seule présence, et lui il joue au "bon père" tant et si bien qu'a la fin il y a forcément quelqu'un pour venir te dire:" Et ton père, quel homme agréable!"
    Et toi tu t'étrangles avec ta petite cuillère...
    Mon frère et moi bien sur n'avons pas été dupes de son cinéma, nous savions trés bien qu'il ne travaillait pas dans le but d'offrir un mariage réussi à son fils!
    Courage et bonheur à tous,

    RépondreSupprimer
  82. j'ai lu quelques commentaires et j'ai envie de témoigner de mon histoire: mon père est décédé l'an passé et je pensais en être détachée pour m'avoir bien cassée. ben non, j'ai été très chagrin. c'est tellemnt difficile d'accepter que l'on a eu des parents toxiques . j'ai mis très longtemps à comprendre que je n'étais pas la détentrice de tous les problèmes familiaux mais un bon bouc émissaire,une enfant arrivée au mauvais moment au milieu de parents pn. ma mère a été une belle maratre pour moi, violente et castratrice, une rivale dans toute sa splendeur, mon père un pn dérangée par sa fille qui a malheureusement été témoin de trop de situations dévalorisantes pour lui. j'ai compris plus tard, après avoir divorçé de mon mari qui s'est comporté lui aussi de manière destructrice,que toutes ces personnes étaient prêtes à tout, mais de façon pas toujours consciente, pour protéger leur image. Encore en cours de thérapie, je vient de prendre conscience que l'homme qui m'attirait est aussi pn. j'en conclue que je suis une excellente proie formatée à attirer ce type de personnage, sauf que je discerne les gens de plus en plus vite.et qu'il est fort probable que je sois en train de quitter la spirale. en tout cas, je pense qu'on en sort, j'espère que c'est qui arrive pour moi, en ce qui me concerne avec une sensibilité d'écorchée vive, mais bien grandie de toutes ces épreuves, et en ayant développé ma spiritualité. bon courage à tous pour ce parcours difficile.

    RépondreSupprimer
  83. Bonjour à tous,
    et merci des messages positif qui redonnent espoir.
    J'espère que ma route vers la résilience sera courte, et qu'elle me renforcera effectivement.
    Je me suis aperçue il y a peu qu'une de mes meilleures amie était elle aussi pn, quel choque ! je me sens entourée, mais en même temps il est clair que nous sommes des proies évidentes pour ces personnes.
    @Benoit c'est rigolo, j'ai souvent pensé à entamer un parcours de psy, mais le manque de confiance en moi est trop important et mon mari n'y croit pas, j'ai encore besoin de ses approbations et soutiens pour me sentir confiante.
    @Anonyme, je pense souvent aussi au fait que lorsque ma mère sera décédée je serait libérée, c'est un vain espoir certainement car elle a ancré en moi des fonctionnements trop destructeurs pour que sa simple mort réduise son image obsédante à néant.
    Bien à vous tous, et tenez bon !

    RépondreSupprimer
  84. @ Tous ceux qui ont parlé de mariage (Benoit, Émilie...) : merci pour ces témoignages. Le stress sera toujours là, en tout cas pour moi, mais j'ai la chance d'avoir une famille (notamment son ex-belle famille) qui a aidé ma mère à se sortir de ce merdier (passez moi l'expression), et des amis compréhensifs.
    Je vais m'éloigner de lui, car il commence à s'immiscer dans mon couple (il nous offre les vacances au ski et prend un chambre commune, il m'appelle et le critique, lui parle comme a son meilleur amis...).
    Je pense être dans une phase clé de ma relation avec lui, je remet beaucoup de choses en question... Je prends le dessus quoi ! En espérant que chacun trouve la force de faire ce pas .

    RépondreSupprimer
  85. Chère Isa,

    Je vous remercie de m'avoir fait partager votre expérience avec votre "petit frère". Cela a éveillé en moi de nombreux souvenirs difficiles à revivre, car la digestion de l'aventure du "petit frère" n'est pas encore terminée en ce qui me concerne...

    Nous n'avons que 3 années de différence et il est vrai que ma première grande fracture avec ma mère a été d'accepter mon "petit frère" comme un alter ego, bien qu'elle précisait souvent que j'étais l'aînée, et que je devais... Ma mère a très bien su me responsabiliser et cela n'a pas vraiment été pénible à vivre, surtout que nous devions nous mettre ensemble pour mieux "supporter" les violences quotidiennes. Je ne lui en ai donc pas voulu, même si je sentais qu'elle avait une nette préférance (par nature peut-être) pour mon "p'tit frère". Elle, elle prétendait nous aimer de la même manière.

    Pourtant, il y a d'abord eu la différence de traitement liée à l'âge (elle disait: il est plus petit que toi, il a besoin d'aide; il avait besoin d'aide pour tout!), puis à l'appartenance sexuelle (c'est un garçon, il aime bien les voitures, (il en a cassé 3, systématiquement repayée par mon père), il ne sait pas faire le ménage ni le repassage (elle le lui faisait chaque semaine), il a le droit de faire des bêtises (jusqu'à mettre le feu au centre commercial)il n'a pas d'argent (elle lui en envoyait en cachette aux USA), puis à l'intelligence (il est brillant, cela ne l'a pas empeché de bidouiller ses notes pour réussir ses examens et de redoubler plusieurs années scolaires!) puis à la personnalité et à la séduction (comme tu es beau, charmant, drôle et gentil mon trésor!), pour finir par la pire de toute pour moi, la pérénité du nom! ... car le jour ou je me suis mariée, j'ai pris le nom de mon mari(je trouvais cela plus honnête pour lui, bien que mon nom d'origine semblait plus prestigieux). Vous me croirez si vous voulez, mais pour mes parents, JE N'APPARTENAIS PLUS A LA FAMILLE !!!

    Je ne pouvais pas y croire jusqu'à ce que je découvre les dispositions testamentaires qu'ils ont prises contre moi, car ils avaient peur de mon mari. J'étais tout bonnement "radiée" de la genèse familiale. Mon père écrivait à Mme Sarah R... nom de famille de mon mari !... ***

    La suite suit si vous le voulez bien...

    RépondreSupprimer
  86. Voici la suite (pathétique)!

    Lorsque j'était toute petite, alors que nous jouiions avec mon frère, nous avions de petites figurines que nous adorions, type schtroumpf. je me rappelle très bien avoir, à un moment, cessé de jouer et lui avoir dit très sérieusement: B. rappelle-toi bien de cela: nous sommes frère et soeur pour la vie (mots que ma mère répétait souvent) alors si un jour tu as besoin de moi, ou moi de toi, nous nous enverrons ces petites poupées, et nous saurons qu'il faut venir tout de suite, ou que cela soit dans le monde! il a dit oui... et nous avons chacun gardé la petite poupée, comme un trésor. Pour moi, ce n'était pas un discours vain...

    J'ai déménagé plus de 10 fois, à travers toute la Suisse, et à chaque fois, cette petite poupée m'accompagnait comme un talisman.

    Avec mon frère, avons partagé beaucoup de moments ensemble pendants de longues années car nous étions très liés.

    Les premiers problèmes ont commencé lorsqu'il a été travaillé dans l'entreprise de notre père... Au début il était moins que rien puisqu'il assistait ma mère qui était la secrétaire, puis... ma mère lui a cédé son poste, et il a pris de l'ampleur (ce qui est parfaitement normal et loin de moi l'idée de m'approprier la valeur de son travail)... les problèmes sont arrivés lorsque mon pn a voulu "organiser sa succession" et que par un tour de passe-passe, mon frère n'a plus rien communiqué concernant l'entreprise(secret professionnel, tu seras informée en son temps...)

    En guise d'organisation de la succession, je devais accepter d'en être totalement tenue à l'écart, car mon frère n'avait pas les moyens de payer les montants que mon père lui réclamaient, mais je n'y perdais rien puisque de toutes façons j'hériterais des biens de mon père, EN TEMPS VOULUS (je vous en prie, ne vous faites pas avoir comme moi...) cela a été jusqu'à ce que je doive engager ma personne et celle de mon mari, et toute notre descendance, chose que j'ai refusée de faire, et bing, voici la cause des premières procédures et du premier procès... (je concentre car c'était complexe).
    Lors de ce procès, extremement pénible dans lequel mon père et mon frère étaient contre moi, j'ai sorti la figurine devant les hommes de loi en disant à mon frère: souviens-toi, nous sommes en grand danger de nous séparer et de nous faire un mal irrémédiable... nous pouvons privilégier les vraies valeurs et toujours garder le dialogue ouvert pour les histoires d'argent, nous pouvons tout arrêter si nous le souhaitons...

    Helas, il y avait plusieurs millons de fortune en jeu, et nos souvenirs d'enfants broyés et violentés n'ont malheureusement pas pesé lourd dans ses choix... il a par ailleurs parfaitement reconnu la petite figurine.

    Je lui en veux particulièrement d'avoir joué le jeu de mon père, d'avoir sacrifié notre enfance, notre adolescence, notre jeunesse, car nous avons tout fait ensembles, nous avions les mêmes amis, nous téléphonions souvent, et nous écrivions des dizaines de lettres lorsque nous étions lui ou moi à l'étranger. Nous n'avions aucun secret l'un pour l'autre, jusqu'à ce que mon pn lui inocule le virus de l'aisance financière, du pouvoir pervers de l'argent facilement gagné, volé au détriment de l'honneteté intellectuelle et MORALE vis à vis de la société et des siens... je ne faisais pour lui non plus, plus partie des siens...***

    Sur la pierre de la cheminée d'un homme sage que je connais sont gravés ces quelques mots: "L'homme est un loup pour l'homme" Ceci est entièrement faux, car le loup protège les membres de sa meute!

    L'homme est un homme pour l'homme me semble nettement mieux approprié!

    Isa, je vous souhaite le meilleur dans vos liens d'amitiés et d'amour avec votre "petit frère"

    A+
    Sarah

    RépondreSupprimer
  87. Bonjour à toute et tous! Jm'apelle Estelle j'ai bientot 19 ans.

    Je suis la fille d'un PN, il a exercer sa violence sur ma mere, les soeurs et le frère ( qui est faible) de ma mère, sur ma demi soeur, et moi même. ( sans doute qu'il a du essayer sur son ex-femme et que sa n'a pas pris)

    Voici quelque exemple de ce que j'ai vécu, je vous passe les détails de la dénigration de la personne, qu'il remmtai tout ses malheurs sur moi, que ce que je fesait était jamais bien etc ...

    Alors il me punissais beaucoup et ce depuis petite, il avais des punitions perverse, m'enfermer dans les toilette avec un gros caca puant, interdiction de tirer la chasse.

    Il a tuer des petits rongers que j'affectionnait beaucoup étant enfant, devant mes yeux, pour me punir, pareil avec un de mes chats, enfin il l'a étrangler , la pauvre bête agonisai mais elle a survécu.

    Il m'offrais des choses , enfin aux occasion quoi, noel , anniversaire, j'avais la joie d'avoir toujours ce qui était le plus cher a mes yeux comme cadeau, un bonheur immense de recevoir ses cadaux, un bonheur d'enfant, et évidemment je n'en profitais pas longtemps, a la moindre petite chose il me les confisquait pendant des mois, ou a vie, ou alors il les détruisait devant mes yeux. Je n'e profitais donc que peux de temps et j'étais très déçue, j'aurai préférée que l'on ne m'offre rien que de me blesser comme ça.

    Au collège j'avais des notes moyennes, selon les matière ca variit de 4/20 en maths, physique à 18/20 en anglais, français, histoire.
    Ce qui me fesait une moyenne générale d'environ 11.

    Mais il ne félicitais jamais les bonne note, il me dénigrai pour les mauvaises, j'étais quelqu'un de littéraire, lui quelqu'un de plutot scientifique, je pense que peut etre sa le gonfal ique moi je save écrire et pas lui?

    Bon ici bien sur j'écris pas tèrs bien mais c pas le but. Il me disais que je ne ferai rien de ma vie.

    Il parraissait me détesté et voulais toujours que j'aille en internat, je ne voulais pas et ma mère non plus. C'est la seule chose ou a ma mère avait le dernier mot.

    Ma demi soeur ayant vécu pareille a couper les pont avec lui, j'avais environ 10 ans et elle environ 20. Je n'avais plus le droit de communqiuer avec elle, il me racontai sans cesse a quelle point elle était mauvaise, elle m'écrivai en cachette, ma mere me donnai les lettre. Un jour il l'a su ( mais ma mère n'a pas dit qu'elle avait participer a la manoeuvre elle ma laisser dans ma merde ).

    Il a dit que j'étais plus sa fille, j'ai dormi 2 semaine sur un matela par terre dans la cuisine, car il ne voulai plus que je partage la chambre de "son fils" qui avait alors 3-4 ans. Je ne le méritai pas.
    Je ne mangeai plus a table avec eux non plus, je mangeai seule dans la salle a manger.

    Enfin je pourrais encore en écrire long mais je vais m'arrêter la.

    J'ai quitter mes parent a 17 ans car comme je me reballi il devenais de plus en plus violent, et il m'a frappée 4-5 fois dans les mois qui on précédé mon départ, ce qui m'a pousser a partir.

    De toute manière il m'avais dit qu'il attendais que j'ai 18 ans avec impatience pour me foutre a laporte, que la il était bien désolée de ne pas en avoir le droit ( vis a vis des flic ).

    J'aimerais parler avec des enfants de PN qui ont vécu sa, connaitre un peu leur histoire, échanger nos souvenirs douloureu, comparer nos PN, savoir comment on le vis mainteant, si il a toujours une "main" sur nous. Et s'échanger des idée pour s'en sortir.

    Je vous laisse mon adresse MSN afin que vous puissiez me contacter, n'hésitez pas a m'envoyer un mail si vous n'avez pas MSN.

    Je vous remercie de votre lecture.
    Peut etre a bientot !

    LaGratteuze39@hotmail.fr

    RépondreSupprimer
  88. C'est de nouveau Estelle, je voulais t'ajouter Sarah, pour la pérénité du nom.

    Comlbien de fois mon père m'a fait comprendre que pour lui ses fils était plus important car c'est eux qui a allait faire vivre le nom de la famille.

    C'est encore une preuve de son égo démsurer pour lui et sa personne et SON nom. On se croirai au temps des roi !!

    D'ailleurs petite il m'obligeai a l'appeler "mon roi" ou "mon seigneur" , si je ne commençais pas mes phrases comme cela je pouvai demander quelque chose c'était toujours non.

    Mais suis-je bête, même popar la sutie quandce délire était passé, il me disais quasimeent systématiquement non a tout ce que je pouvais lui dmemander.

    Et biensur ma mère toujours la trouille de ce mouillé, me disais toujours " moi j'suis d'accord mais va demander à ton père".

    -_-'

    Je pouvais rester des heures a stressé, a imaginer des manière délicate de l'abrodé pour avoir une possibilité qu'il accepte.

    Ma mère me disais toujours " ton père est gentil il faut juste savoir le prendre " , en gros savoir flatté son égo surdimensionner, ce mettre a ses pied et faire comme il veut. Mais est-ce que c'est sain d'élever sa fille dans cette optique là ?

    J'en veux aussi beaucoup a ma mere.

    Je vous remet mon adresse msn ici

    LaGratteuze39@hotmail.fr

    RépondreSupprimer
  89. Bonsoir Sarah, bonsoir à tous,
    Je vois chère Sarah que vous avez été non seulement brutalisée, mais aussi évincée, niée... Et vous êtes toujours debout, vous êtes une femme très forte... Cette approche de la femme qui perd LE nom en se mariant me rappelle des histoires glauques du siècle dernier, ou peut-être même du siècle d'avant. C'est à vomir.
    J'espère que face à des affaires de "gros sous" mon frère et moi arriverons à maintenir "le bloc". Je ne sais pas si je me fais des illusions, mais à ce sujet je pars confiante.
    Depuis quelques jours je me tape un bon coup de blues. Pas d'attaque particulière à signaler pourtant. J'ai beaucoup remué de choses dans ma tête, et je réfléchis trop.
    Un rêve auquel je suis habituée reviens beaucoup en ce moment: c'est celui où je pleure. Il y a toujours des gens autour de moi à qui j'essaye de parler, mais je pleure tellement qu'aucun son articulé n'arrive à sortir de ma bouche. Généralement je me réveille en sanglotant.
    Je sais que cet état de "fond du trou" ne durera pas, moi aussi je suis forte, alors je rentre la tête dans les épaules, je fais le dos rond et j'attends que ça passe.

    RépondreSupprimer
  90. A Estelle,
    Vous aussi vous devez être forte, car arriver à fuir une père pareil si jeune ne doit pas être une mince affaire! Félicitations!
    Vous l'aurez compris en lisant ce blog que beaucoup d'entre nous pensent que la fuite et le "coupage total de pont" sont les seules solutions face à ces personnalités toxiques.
    J'espère pourtant que vous n'êtes pas seule, et que vous avez autour de vous une famille, ou n'importe quelle tribu de votre choix, qui puisses prendre soin de vous.
    Courage et bonheur à vous...

    RépondreSupprimer
  91. Bonsoir, c'est Estelle,

    Disons que c'est grace a mon homme (que j'ai rencontrer a mes 16 ans) et a ma tata (soeur de ma mère)que j'ai réussi a prendre mon courage a 2 mains pour le fuir. Ce jour la il avait dépasser les bornes, en me promettant d'aménager ma chambre au rez de chaaussé, a la chauffeie quoi, afin de m'isoler de la maison , car il voulai plus me voir, et aussi en ayant eu la ferme attention de me frapper, on était en voiture, ma mère au volant. Il racontait depuis bien 30 minutes a quelle point j'étais une fille minable, a quel point je gachai chaque moment heureu de la famille, a quel point je finirai comme une trainée a vendre des kebab mariée a un Turc ( venant de lui qui est très raciste vous voyez c'est une insulte suprême ). Lorsqu'il a dit que j'avais gaché la vie de ma mère, j'ai pas pu supporet, j'ai répondu calmement qu'elle avait bien su se la gaché toute seule en restant avec un bonhomme comme lui. Il est entrer dans une rage folle, a tenter de me mettre des coup de poing, il a attrapé mes cheveux, j'avais si peu que j'ai tiré la tete fort en arrière afin de aps me prendre ses poing et il est resté avec de grosse poignée dans les mains, j'ai mis mes pied ( nu ) de chaque coté de l'appuie tête pour l'empécher de passer ses bras, voyant qu'il n'arrivais pas a m'atteindre il a pris un de mes pied et l'a mordu au sang au niveau d'un petit orteil, j'ai vraiment cru que mon orteil allait etre sectionné!!! J'étais terrifiée et j'ai hurler de douleur...

    Bref, suite a sa je suis partie.
    C'était très violent physiquement, il n'avais jamais agit aussi violemement physiquement avec moi, la j'avais très très très peur pour ma santé, je voulais pas finir défigurée ou avec quelque chose de cassé, voir tuée ! Car dans un état de démence comme ca je suis persuadée que ne mesurant pas sa force j'aurai pu mourir sous sa folie.

    Bref ... j'ai vraiment besoin d'en parler. En ce moment je me lève avec sa, je me couche avec sa ... Pas moyen de penser a autre chose.
    J'sais pas trop quoi faire, je souhaite etre suivi mais rien avant le 14 avril, je passe par le CMP et c'est long le 1er RDV...

    Merci pour vos encouragement Isa!
    Je ne peut pas couper les pont totalement, mon frère et ma mère vivent avec lui... Mais je l'évite, je passe quand il est au boulot. Mais afin qu'il ne me ferme pas sa porte je suis obligée de faire comme si de rien était et passer une fois dans le mois le voir pour pas qu'il se vexe de trop. Jusque la ca peut aller, mais si il redevien trop hargneu je couperai les pont, en secouant ma mère pour qu'elle me laisse voir mon frère même si mon père est pas ok. Ma demi soeur m'a laisser ... j'en ai trop souffert j'abandonnerais pas mon petit frère la dedans ( il a 12 ans ), même si lui aussi semble échapper a tout ça mais il subi quand même des parole pas nette, et depuis qu'il a 8 ans mon père lui rabache qu'il fera un apprentissage de plombier ou chauffagiste. Super avenir tout décidé par monsieur le roi -_-'

    Adresse msn : LaGratteuze39@hotmail.fr

    RépondreSupprimer
  92. Pour Sarah de la part d'Estelle,
    j'ai lu dans la section " parent du pn " que tu disais que ton père était un enfant unique, son désiré.

    Et bien mon père était un enfant non désiré lui aussi, il est l'ainé de 3 frère, a l'époque mes grand parents patrnel flirtai ensemble et ma grand mère est tombé enceinte, alor il on du se marié, par la suite il ont eu 3 autre fils.

    Mais du coup ma grand mère en a toujour voulu à mon pere et le lui a fait payer, il était enfant battu.

    Pourtant j'ai lu sur ce blog que les pn étaient surtout issu de famille qui les surprotéger et "admirai" les poussai a la perfection?

    Ce n'est pas du tout l'enfance qu'a eu mon pere en tout cas.

    RépondreSupprimer
  93. De Estelle :

    Manon manon manon !! j'ai lu ton histoire ( enfin la petite partie que tu a raconté ) j'ai ton age quasiment ( 19 ans dans 2 mois )
    je fais aussi des crise de nerfs, vers mon copain les objet et moi même !! et je culpabilise beaucoup de "l'après coup" de ces crises de nerfs !

    Je voudrais tellement parler d'avantage avec toi !! ca m'a fait du bien de te lire je veux savoir encore je veux me sentir comprise j'aimerais trop qu'on parle toute les deux ! Ca m'a fait pleureur quand j'ai lu ton histoire mais ca m'a fait du bien en même temps c'est inexplicable !! je ressent un tel besoin de parler de tout ça d'échanger mes histoires avec vous s'il vous plait aidez moi .........

    RépondreSupprimer
  94. Estelle,
    Désolée, ce n'est pas Manon qui te répond ici, mais je suis sure que si elle lit tes lignes elle répondra.
    Je suis contente de savoir que tu n'est pas seule. Je pense que lorsqu'on a vécu comme nous, la façon dont on arrive à s'entourer de personnes BÉNÉFIQUES pour nous, est primordial dans le chemin vers la reconstruction. Malheureusement parfois, les victimes ont tendance à attirer et être attirées par le même genre d'esprits toxiques que ceux qu'elles ont déjà connu. Il faut rester attentif à cela.
    Pour reparler de la reconstruction, que tu a à peine entamée sans doute, c'est là qu'il me semble important de pouvoir totalement couper les ponts avec son agresseur. Je m'explique: (mais ce n'est que mon avis personnel) Se reconstruire c'est comme ramasser les petits bouts éparses de soi même, petit morceau par petit morceau. Ensuite on les ré assemble, on leur donne une nouvelle vie. Et le problème lorsqu'on revoit son bourreau, c'est que malgé tout, l'air de rien, il arrivera toujours à arracher des petits bouts fraîchement recollés, comme ça, au passage. Et le travail est à recommencer.
    La distance est plus sûre...
    Si tu as envie de raconter un peu tout ce qui te torture la tête, je te propose d'échanger avec toi des anecdotes qu'on a vécues. Ces petites scènes qui se rejouent parfois dans notre tête.
    Alors je commence:

    RépondreSupprimer
  95. C'était avant la naissance de mon frère, j'avais donc moins de six ans. Mon père aimait bien me faire faire les choses à sa place, et un jour il m'a envoyée faire des courses à l'épicerie du coin. Nous habitions un quartier très urbain, et dans mon souvenir c'était la première fois que je passais la porte de l'immeuble toute seule. Mon père m'a donné une liste et de l'argent en me disant de donner tout ça à l'épicier.
    J'y vais, tout se passe bien dans le magasin jusqu'à ce que le monsieur me tende mes commissions et...un billet. Ça devait être 50F de l'époque. Là dans ma tête, rien ne vas plus. Mon père m'a dit de TOUT donner à l'épicier, si le monsieur me rendait cet argent, c'est que je n'avais pas fait quelque chose comme il faut. Panique.
    Mon esprit, déjà complètement tordu par les sévices, entre en panique complète devant la preuve accablante que j'avais merdé quelque part: ce billet de 50F.
    Alors je le jette dans un soupirail au ras du trottoir.
    Retour à l'appartement, question de mon père: et la monnaie?
    Je comprend mon erreur fatale en une fraction de seconde.
    Rage folle, nous revoilà sur le trottoir car j'ai immédiatement avoué ma faute. Mon père vocifère et se met à quatre pattes dans la rue pour essayer de retrouver son argent dans le soupirail. Peine perdue.
    Et là, de retour dans ma chambre, j'ai eu droit à la plus belle correction dont je me souvienne, une fessée. Une fessée si appuyée que je suis restée bleue (puis violet, puis noir..) de derrière les genoux jusqu'au milieu du dos.
    Et malgé ça, à l'époque, personne n'a donné l'alarme, ni les maîtresses de l'école (nous allions beaucoup à la piscine) ni ma maman, qui a dit à sa propre mère affolée par mes marques, alors qu'elle me donnait le bain, que j'étais tombée dans les escaliers. Une grande déception pour moi en entendant sa réponse, j'avais bien cru qu'on allait enfin faire notre "coming out"!
    A toi Estelle...

    RépondreSupprimer
  96. @Estelle (et aux autres aussi, bien sûr):
    C'est Manon.
    Ce qui est sûr, c'est que l'après coup de la crise (une fois qu'on a fini de casser un ou deux trucs (j'en rigole, mais c'est une façon de me protéger de tout ça!)), on revient à la "réalité" si je puis dire, et puis là, c'est un effondrement: après coup, je me sens complètement vidée d'énergie, soulagée d'avoir exprimé tout ce qui devait sortir, mais aussi honteuse d'avoir lâché prise sur mon contrôle, d'avoir fait "la furie", et complètement perdue... Heureusement que mon ami est là pour me soutenir et me rassurer, bien qu'il sature de tout ça. Et à chaque fois que j'ai des nouvelles de mon père, rebelote pour un nouveau cycle, jusqu'à ce que la conscience me revienne et que je me dise "allons, contente toi des gens qui t'aiment, et laisse ce connard bousiller la vie de quelqu'un d'autre"... Car comme nous le savons, le PN doit toujours avoir une proie sous son emprise. Alors le malheur dans le fait que nous voulions (et nous réussirons =) ) dégager à GRAND COUPS DE PIEDS DANS LE DERRIÈRE ce parent, c'est que nous provoquons malgré nous le malheur de quelqu'un, la nouvelle victime .
    Je peux vous dire qu'aux moments où je songe envoyer bouler le PN qui me sert de père, je culpabilise et je me dis sans arrêt à quel point je suis une mauvaise fille, et méchante par dessus le marché. Pourtant, je sais pertinemment que dans l'histoire, le méchant, c'est lui.
    Pour ma part, et après avoir lu vos expériences, je sais qu'il sera toujours là pour apporter une ombre au tableau. Mais je sais aussi que j'ai la chance d'avoir une maman extraordinaire, un beau-père qui est plus mon père que l'Autre (comme je l'appelle), un frère qui a su le détester à temps (le PN) et qui m'aide à revenir sur Terre quand le PN me manipule, et un demi frère qui est mon petit rayon de soleil, un chéri qui, malgré ses défaut, à toujours été là, supporte mes travers, et me soutien que "non!, t'es pas comme ton père, sauf tes yeux, et il a eu raison de te les donner.". J'ai compris qu'il fallait toujours voir le verre à moitié plein, plutôt que à moitié vide.
    Mon père, c'est toujours ma boite noire. Mon "no man's land". Il me pourrira l'existence encore et toujours. Mais c'est comme ça, et la meilleure chose que l'on peut faire face à ça c'est se doter des meilleures armes que l'on peut avoir, en encaissant continuellement "le reste".

    RépondreSupprimer
  97. Bonsoir a toutes et a toutes,
    A Estelle, Manon et Isa,
    Estelle, ton témoignage m'a été très difficile a lire et a terminer tant la violence et le dénigrement que tu as vécu sont grands. Tu es si jeune et tu as déjà pris tant de coups... Si tu étais ma fille, je te serrerais tres fort contre mon coeur...

    Et, en meme temps, j'admire ta force et le courage dont tu fais preuve dans ton existence. Je te félicite aussi pour toutes tes prises de conscience déjà si jeune!

    J'ai 47 ans et il y a 30 ans personne n'avait entendu parler de pn (je ne mets deliberement pas de majuscule a cette saleté). J'ai ignoré d'où provenait la violence de mon père, et son esprit diabolique pendant toutes ces années... Aujourd'hui Dieu merci, cela porte un nom, cela a un profil complexe mais en même temps facile a cerner, et surtout, cela a permis de demontrer que DES MILLIERS D'ENFANTS restent sur le carreau et doivent se débrouiller tout seul avec leurs problemes. Nous sommes TOUS ces enfants-la et chacun d'entre nous, jeune ou vieux, exprime sa souffrance même lorsque nous avons réussi a fuir notre bourreau. C'est la raison pour laquelle parfois, tout cela est si pénible et douloureux a dire...

    Comme tu peux le constater, et toi aussi Manon,p meme après 30 ans, et malgré un coupage de pont en bonne et due forme, un gros travail de lâcher prise et de prise de conscience du probleme et aussi des technique d'affranchissement (se libérer soi-même) malgré tout cela disais-je, nous sommes encore fragiles et susceptibles de replonger... ( je crois d'ailleurs que l'evoquation frequente de ces souvenirs ne nous fait pas trop de bien; nous les ravivons et les rechargeons de leur energie négative d'alors. Ils sont d'autant plus douloureux que nous ne sommes plus aussi "blindés" qu'avant pour les supporter, puisque nous avons "lâché prise... "

    Isa, merci pour votre réponse, et vos explications concernant les petits bouts de vous. Voici encore une similitude entre nous car moi, je parlais de mes billes que je n'arrivais pas a rassembler. Oui nous sommes des femmes fortes, qui s'en tirent bien Grace a des efforts colossaux, et ces deux jeunes femmes Manon et Estelle également.

    Depuis quelques temps, j'ai aussi un certain coup de blues. Cela doit être lié aux toignages terribles qui ont été deposés... et au fait que je me replonge trop souvent dans ce passé... Mais ça va passer...

    Je vous souhaite a tous et toutes le meilleur
    A+
    Sarah

    RépondreSupprimer
  98. Bonjour c'est Estelle.

    Merci pour vos réponses et conseil à toute les 3. Ca me fait du bien, souvent je me dis comme toi Sarah, que ressassé tout ça n'est pas bon, d'ailleurs j'ai tenter de le faire depuis les 2 années ou j'ai quitter mes parents, mais je me rend compte que j'ai plein de problèmes qui sont lié a ça, dans ma façon de réagir dans la vie, certe je pense avoir de bonne réaction parfois, mais je me rend compte qui a des truc qui cloche chez moi, genre des que je me dispute un peu avec mon homme je ressent un terrible sentiment d'abandon, qui n'est pas justifié puisque c'est juste une dispute quoi. J'ai le sentiment d'être comme mon père m'a faite, et j'ai besoin de parler, de tout comprendre, de mette les choses à plat, afin d'avoir un maximum de clé pour devenir moi même. Je pense que c'est pas facile de parler de tout ça, mais ce n'est pas inutile d'en parler. La preuve ma chère Sarah, bien des année après tu a fait des recherche sur internet, tu es tombé sur ce site, puis tu a lu , tu a poster des messages, tu dis que cela ne te fais pas de bien, mais tu a quand même fait la démarche d'etre ici, ce qui montre que même si cela n'est pas facile a revivre pour toi, ce n'est pas inutile non plus. Quelque part ca te fais du bien d'être la.

    Et Isa, je suis d'accord avec toi sur le fait de voir mon agresseur, sur les fait que mine de rien il va décoller des bout fraichement recollé, mais laisser mon frère au milieu de ça ? Lui ce petit être qui a toujours compris ma douelurs depuis son plus jeune age ! Ce bébé bouclette qu'il était est venu me consolé !! moi qui avait alors 10-11 ans, ce petit bout ne savnt a peine parler, venait me consolé, était triste avec moi lorsque je pleurai, dès petit il a compris le manège que mon père fesai sur moi. A l'age de 5-6 ans, moi j'en avait 13-14 , il venait me dire que " papa est un con " ( une des premières phrase que je lui avait appri lol ) et me consolai, jamais il ne m'a dénoncer lorsque ma mère me laissai jouer avec les choses confisqué quand mon père n'était pas là, jamais il n'a raconté a mes parent losque je me suis mise a fumer, j'avais 13 ans quand j'ai commence,r mais c'est a 14 ans que je lui ai dit, lui avait seulement 7 ans, mais a garder ce secret ppour lui , j'ai un petit frère en or, si petit mais qui a tellement fait pour moi, il m'a tellement aider sans le savoir. Parfois si je ne me suis pas donner la mort, c'est parce que je pensait à lui. A lui seule, il était ma seule raison de vivre, de m'en sortir, pour pouvoir l'aider à mon tour si un jour il en avait besoin. Alors l'abandonné, en même temps qu'abandonné mes parents, ca m'est tout bonnement impossible ! Je ne veux pas laisser un petit garçon, et un jour retrouver l'homme qu'il sera, homme que je ne connaitrai pas...

    Je me batterai contre mes parents s'il le faut mais j'exige d'avoir le droit de voir mon frère, ce qui soulève une question, ai-je le droit de saisir la justice si mes parents refuse de me laisser voir mon frère ?

    Je dois vous laisser, je reporsterai plus trad, j'ai RDV avec ma mère pour lui balancer mon sac dans la tronche, besoin de lui dire ce qu'elle vi, de lui mettre devant les yeux, qu'elle se sorte les doigt du cul !! peut etre ... de lui dire ce que je lui reproche, bien comme il faut !! lui mettre la définition d'un pn
    sous les yeux, de lui lire la définiton d'une victime , et pourquoi la victimle se complait, par fièreté de ne rien voir !

    Enfin je vous expliquerai tout ça dans l'aprem.

    Gros bisous a vous toute !

    RépondreSupprimer
  99. Re-bonjour, c'est Estelle

    Voila j'ai parler a ma mère, j'ai beaucoup parler, je l'ai mis face a la réalité, qu'elle a essayer de justifier, de trouver des excuses, mais ou je l'ai bloqué par derrière en lui mettant lui avant j'ai lu la description a haute vois que j'ai imprimer d'un pervers narcissique ainsi que le profil de la victime. Et j'ai repris des élément de ces desciption pour contre attaqué ses fausses idées du couple qu'elle vis. Parfois j'ai atteint mon but car elle ne savait plus quoi dire, donc je pense qu'elle devait réfléchir en elle même a tout ça pendant ses quelques seconde de réflexion ou elle ne savais pas quoi répondre, et passait ensuite a autre chose.
    Je pense que ca a eu beaucoup d'impact sur elle, je le pense VRAIMENT, après, quand à ce que cela suffisse a la faire réagir concrètement, je ne pense pas ... Mais au moins elle ne pourra pas dire que je ne l'ai pas mise au courant, que je n'ai pas tenter de l'aider. Sutout pour MOI je pourrais me dire que j'ai fait mon possible pour résonner ma mère. Mon boulot de fille.

    Je lui ai dis tu dis souvent que mon père, de part son comportement, finira seul comme un vieux con, mais sache que toi tu sera la veille conne qui l'accompagnera dans sa solitude !

    Je lui ai bien rappeler qu'elle était victime dans tout ça, et que je voulais l'aider, mais que l'on ne peut aider quelqu'un qui n'a pas envie de s'en sortir.

    Après ça on est entrer chez elle car on était aller faire un tour en extérieur, mon père était au boulot. On a parler de choses et d'autre pendant 2h, puis elle m'a ramener chez mes beaux parents, en partant j'ai sorti les 5 feuille imprimé que je lui avait lu de mon sac, je lui ai dit je te les donnes,en les posant sur le siège, soit tu les met a la poubelle, soit tu les regarde a tête reposé, ne serais-ce que par curiosité. Elle m'a dit " oui " je ne savais pas trop ce que ca voulais dire, et les a mise dans son sac a main.

    Que pensez vous de tout ça ?

    RépondreSupprimer
  100. @Estelle
    Je pense que c'est un énorme pas, mais pour avoir vu (bien qu'étant petite) ces épisodes chez ma mère, c'est loin d'être fini pour elle. Mes parents se sont séparés 4 fois sur plusieurs années, avant que ma mère ne sorte définitivement de l'emprise de mon père. Sa famille l'a accompagnée, ils l'avaient prévenue plusieurs fois que ce mec était le diable, mais elle était aveuglée. Bref, après tout ça, la difficulté a été le divorce. Du grand PN, je vous le garanti !!! Sans rentrer dans les détails, ça a été dur, même pour nous les enfants, et ça a duré longtemps (deux trois ans avant la fin de la procédure, et les retours à la charge de mon père envers ma mère ensuite.) Aujourd'hui, il revient de temps en temps pour "séduire" ma mère (la séduction PN, pas la séduction amoureuse), mais se fait vite renvoyer d'où il vient par voie expresse.
    ENfin, tout ça pour te dire que le plus dur, c'est certainement le déclic et la prise de conscience, mais qu'il reste après la fin de l'histoire . Et c'est long. Très long !! Pour cela, bon courage à ta mère .
    (peut-être pourrait tu lui conseiller d'aller sur le forum des conjoints de PN, si il existe... pour la prise de conscience, le soutien moral...)

    RépondreSupprimer
  101. C'est Estelle,

    Bonsoir Manon ( et les autres ) =)

    Je suis consciente que ca peut prendre du temps, j'ai même dit a ma mere "2-3ans " a s'en remettre, j'avais vu juste. Mias qu'ensuite elle serai bien dans sa peau.

    Mes parents ne sont pas marié, mais y'a mon petit frère qui n'est pas majeur donc la justice risque d'ete sollicitée pour la garde, car y'a pas "d'arrangement amiable" possible entre un pn et sa victime.

    Je suis un peu défaitiste en ce qui concerne ma mère, a mon avis elle préfèrera ne pas l'affronter, et continuer sa minable petite vie a ses côté.

    C'est dommage ... mais je garde espoir d'etre peut etre agréablement surprise par ma maman ...

    Sur les pages que j'avais imprimeret que je lui ai donner, en bas j'ai mis l'adresse de ce site, au cas ou elle souhaite aller voir, elle y trouvera les forum. Et au cas ou elle ai peur que mon père tombe sur ces document,s ainsi elle pourra s'en débarassé rapidement et garder l'adresse du site dans un coin de son sac a main, ce qui est plus sur mon père n'ira pas voir dedans.
    Enfin je lui ai laisser une "porte de réflexion" pour les jours a venir, si elle souhaite en savoir davantage.

    Pour Isa je suis contente que tu te soit confiée à moi , je me confie aussi sur un évènement marquant pour te répondre, c'est pas très long a expliquer mais ca m'a beaucoup fait souffir.

    J'ai une cousine que j'ai rencontré lorsqu'elle avait 10 ans et moi 14 , car avant cela prob de famille du a mon père, je ne l'avais jamais vu, mais la son papa étant décédé et n'ayant plus "d'obstacle" pour manipulé ma tata mon père est réaparu dans sa vie et ainsi j'ai connu ma cousine.

    Pour faire court, moi sa fille de sang , celle qu'il a élever, j'étais le CHIEN, et ma cousine, était la petite princesse adorée de mon père, et la ou j'ai souffet c'est que j'avais sous les yeux, ce que je rêvait de vivre avec mon père, mais moi j'étais le chien la moins que rien, je ne méritai pas son attention, tout juste pour me punir c'est tout, et puis elle, il semblait l'aimer, la protéger. Bref, ma cousine a toujours détesté mon père en grande partie a cause de cette "différence" qu'il fesait entre elle et moi qui était tout de même sa fille.

    RépondreSupprimer
  102. Un rapide mot à tout le monde:
    Par rapport à ce que dit Estelle vis a vis des pb familiaux, il me semble que c'est également un trait caractéristique des PN: mon père nous a interdit de voir nos gds parents et nos oncles-cousins-tantes depuis toujours car "vu tout le mal qu'ils m'ont fait... "(et c'était parti pour 3/4 d'heure de laïus à propos de sa pauvre vie et de sa pauvre condition de malheureux. )
    Pourtant, il y à environ 3ans, mon frère et moi avions demandé à ma mère de les revoir. Elle a contacté son ex-belle famille pour nous: on se revoit, et ce sont des gens très agréables !!!! Et, ô surprise, mon père y est revenu un jour, comme si ils ne s'étaient jamais quittés. Comme si de rien n'était... QU'est ce que j'étais mal, si vous saviez !! C'était il y a un mois, ou deux. Nous avons un théorie (qui malheureusement tiens la route): il revient à la charge pour l'héritage... Hé oui, nos grands parents auraient pu nous designer comme héritiers avec mon frère, vu qu'ils ne se parlait plus (surtout vu le mal que Môsieur mon père leur avait fait...) Ils leur a fait croire qu'il avait un cancer en répandant la rumeur dans le village où ils habitaient!!! (entre autre).
    Tout ça pour dire que c'est le genre de mec qui ne vie pas sans -avaoir quelqu'un à sa mercie,
    -sans créer des problèmes,
    -sans avoir une "cour" de gens pour le plaindre
    -...
    (entre autres!!!)

    Bon dimanche.

    RépondreSupprimer
  103. Bonjour à toutes,
    en premier lieu j'aimerais m'excuser de vous avoir "asséné" comme ça ma petite histoire (anecdote écrite dernièrement) j'ai l'impression que c'est exhibitionniste de ma part, et que ça ne fait pas avancer le débat. Merci à ceux qui m'ont lue, et pardon aussi.
    Pour rebondir sur les derniers messages de Manon et Estelle, je vois que les différentes personnalités PN dont nous parlons ici ont toutes essayé de couper leurs victimes du reste de la famille. Ca a été mon cas aussi. Au moment où mes grands-parents maternels ont commencé à avoir des doutes sur ce qui se passait chez nous, mon père a décrété que nous ne les verrions plus. Ca a duré très longtemps, je ne sais pas au juste car j'étais encore petite. Et ça a été très dur pour moi car jusque là, mes parents travaillant beaucoup tous les deux, j'étais très souvent chez mon pépé et ma mémé. Lorsqu'enfin j'ai eu à nouveau la possibilité de voir mon grand-père, ça a été un choc: entre temps il avait fini de perdre ses cheveux!
    Et du côté des grands-parents paternels, l'histoire n'est pas la même, mais est aussi très parlante:
    Ils étaient divorcés (source de lamentations perpétuelles de mon père, pauvre victime). Mon grand-père, face à la pathologie de son fils, à fait comme nous: il a fui. Il a disparu un jour sans laisser d'adresse (comme j'ai fait moi même plus tard) mais pour couper avec son fils, il a été obligé de couper avec nous. Il a jeté les bébés avec l'eau du bain, et je n'ai jamais revu mon papy que j’idolâtrais. Je lui ai pardonné.
    Et du côté de ma grand-mère, que son fils, mon père, a toujours désigné comme coupable de tous ses maux, ça à toujours été "la haine masquée". Il la déteste, elle ne peut pas le sentir, et vice-versa.
    Je l'ai même vue la brutaliser alors qu'elle était déjà très âgée, et il a toujours dit qu'il la tuerait un jour.
    Et comme par enchantement, à partir du moment où ma grand-mère a hérité d'une petite fortune, il s'est mis à jouer "au bon fils", prenant soin d'elle et l'aidant pour les papiers (pour avoir d'ores et déjà l'oeil sur les comptes et la sympathie du notaire bien-sur, pas pour se rendre serviable)
    Donc je pense que Manon a raison de suspecter un interêt financier chez son père dans son retour au sein de la famille. Mais ça doit être aussi parsque les PN ne supportent pas de savoir que quelque chose se fait sans eux, ils ont besoin d'avoir l'impression d'avoir la main sur tout. D'ailleurs lorsque mon frère décide de rendre visite quelques jours à ma grand-mère, le père rapplique systématiquement en courant, des fois que quelque chose lui échappe: objet, argent, paroles, bons moments passés sans lui, etc...
    A bientôt,

    RépondreSupprimer
  104. A Sarah,
    Je suis désolée de savoir que nous partageons aussi nos moments de "fond du trou". Heureusement que, l'expérience aidant, nous savons que cela ne dure pas... Mais quelques jours c'est déjà trop, alors courage Sarah, pensez à tout ce qui a déjà été accompli.
    Et bientôt avec le printemps nos jardins auront beaucoup de moments de zénitude totale à nous offrir...

    RépondreSupprimer
  105. Bonsoir, c'est Estelle

    Pour ma petite anecdote, ayant appris a connaitre mon père au fil des années, je ne peu vous en expliquer les raisons car je ne comprenais pas tout, et étant petite on ne me disait pas tout, l'a j'en apprend de jour en jour car ayant 19 ans bientot et reprenant contact petit a petit avec ma fille, on me parle et je comprend des choses.

    Bref, moi petite, je voyais égulièrement ma famille, aussi bien celle de mon père que celle de ma mère, enfin pas tout les gens car y'avais déjà eu des pont de couper a mon plus jeune age ( bébé ) et avant ma naissance, mais je voyais souvent mes grand parent paternel ( les maternel étant décédé a l'adolescence de ma mere) , j'allais quelque jours chez eux avec un cousin, neveu de mon père, je voyais mon parrain (ami de boulo de mon père), mon demi frère, ma demi soeur, ma grande tante ( ex-femme de mon père ). Car je précise, mon pére était l'oncle par alliance de ma mère. enfin bref je voyais pas mal de monde, plusieurs fois dans l'année, puis vers mes 10 ans je comprenant pas bien je ne voyais plus personne! Et j'ai grandi (adolescence) sans famille, mes grand parent je les voyai 1-2 fois dans l'année, et le reste je les voyai plus, sauf ma tante et ma cousine qui sont réapparu dans ma vie 10 ans après, donc je voyais ma cousine pour la 1ere fois lorsqu'elle avait 10ans.

    Donc même si je ne connait pas le détails de ces séparations, je sais que c'est du a mon père...

    Isolement de sa victime, ma mère !
    Ma mère dit qu'elle s'en fou et qu'elle a l'habitude de ne plus voir ses frère-soeur, en lui parlant samesi je lui ai dit " oui c'est lui qui t'en a donner l'habitude !! mais est-ce que tu trouve ca normal ! " nouveau silence de sa part.

    J'vous souhaite bien du courage a toute et non Isa ne t'excuse pas ! je t'assure que ca m'aide l'histoire que tu as racontée, ici c'est un espace de discussion ouvert on dit ce que l'on veut ! et vu vo témoigane j'envisage même de receuillire des exemple venant de votre vécu, et pouvant ce calqué au mien, pour les montré a ma mère, pour a nouveau bien lui faire comprendre que ce qu'elle vie n'est pas normal et que le genre de personne comme mon père agissent systématiquement de cette manière. Ce brouillé avec un ou 2 couple d'une famille sa arrive, mais tout le monde c'est chelou quand meme !

    Bref moi j'aime qu'on échange nos vécu et ça m'aide et ya pas a s'excuser pour sa !

    Bien a vous ! Bonne soirée bisous.

    RépondreSupprimer
  106. Chère Isa,

    Merci pour vos quelques mots de réconfort, je ne suis déjà plus au fond du trou... Je vous souhaite la réciproque... Encouragée par les premières pivoines dont le feuillage s'est déployé ce matin... et les petits iris qui sont tout en fleur depuis 10 jours... Quel bonheur de gratouiller la terre, et quels bonheurs de vous avoir rencontrée aussi Vous, et pouvoir vous parler à vous Toutes et Tous...
    Vive la vie, vive le printemps...

    A+
    Sarah

    RépondreSupprimer
  107. Chers Toutes et Tous,

    Je voulais vous dire, après les dizaines de témoignages de chacun d'entre nous, hommes, femmes, jeunes et moins jeunes, qu'il existe quelques pistes pour soulager nos peines; la liste n'est pas exhaustive et ce serait formidable si chacun pouvait contribuer à l'allonger...

    - Aimer(totalement) ce que nous faisons, et faire ce que nous aimons le plus souvent et le mieux possible,
    - Aimer immensément ceux qui partagent nos vies, et qui nous enchantent le cœur et l'âme, le leur dire et les fréquenter sans cesse,
    - S'aimer soi-même comme si nous étions deux, et se pardonner toutes nos erreurs, nos défaillances,
    - Se promettre un Amour indéfectible et une fidélité absolue A SOI-MÊME, (il ne s'agit pas d'ego, mais du Soi, le plus profondément ancré en nous...,
    - Se faire confiance et avoir les meilleurs projets de développement personnels,
    - Avoir un ou des loisirs-passions et s'éclater en les accomplissant... (prendre conscience du Plaisir que nous avons),
    - faire de la musique ou du chant, qui vont profondément toucher l'âme,
    - Prier notre ange gardien, qui ne demande qu'à nous aider...
    - S'éloigner du mal, du médiocre, du petit, du misérable, de ce qui nous englue dans un monde qui ne nous appartient pas, pour ne laisser entrer que La Lumiere,
    Car NOUS MERITONS LE MEILLEUR, rien de moins... Et ne dit-on pas "aime ton prochain comme toi-même" mission presque impossible a réaliser tant nous avons été conditionné a ne pas nous estimer ...

    Merci pour vos témoignages...

    Je vous souhaite le meilleur
    A+
    Sarah

    RépondreSupprimer
  108. Bonjour tout le monde c'est Estelle.

    C'est très beau ce que tu as dit Sarah !

    J'ajouterais qu'il ne faut pas hésiter à se faire aider à devenir soit même , si on en a besoin, psy ou autre, et surtout pour ainsi apprendre a penser et juger par nous même, pour ne pas tomber sous la coupe d'un nouveau PN rencontré dans notre vie, car c'est souvent que j'ai lu que l'enfant du PN cez met en couple avec un PN ...

    Très important de pouvoir penser et juger par nous même !

    RépondreSupprimer
  109. Bonjour à tous et à toutes,
    Je ne sais pas ce q'il m'arrive en ce moment, mais je n'arrive pas à sortir la tête de l'eau. Y'a du mieux, et puis du moins bien... Je lis en ce moment le livre de Julie Poncelet, et j'y retrouve tant de choses que je me replonge dans tout ce dont j'essaye de me débarrasser depuis toujours. Alors je relis le message de Sarah et ça me réconforte: OUI NOUS MERITONS LE MEILLEUR. Et comme quelqu'un a dit: "heureux les fêlés car ils laissent passer la lumière."
    Hier mon petit garçon voulait jouer à la bagarre avec moi, et comme à chaque fois, j'hyperréagis à la moindre agressivité à mon égard. Il a fallu que je lui explique pourquoi maman ne supporte pas qu'on la tape, ou même qu'on fasse semblant de la taper. Et je me souviens de toutes ces années où à chaque geste brusque de n'importe qui je plongeais sous la table. Même à l'école lorsque nous faisions du sport personne ne me voulait dans l'équipe puisque chaque ballon envoyé dans ma direction déclanchait une réaction de protection et pas de relance... J'ai fini par me faire dispenser et il en a été comme ça jusqu'à la fin de ma scolarité.
    Et maintenant je me retrouve à devoir expliquer tout ça à mon petit bonhomme alors que lui voulait juste que son bonhomme articulé en plastique de 7cm de haut me file une baigne... (et là j'ajouterais bien une volée de gros mots)
    Allez, à bientôt, ça finira par aller mieux, FORCEMENT!

    RépondreSupprimer
  110. Bonsoir Isa,
    Bonsoir a Toutes et Tous,

    Suis contente d'avoir de vos nouvelles, vous me manquiez Isa... Et puis, vraiment, j'adore la description de votre combat avec bout'chou! Même si dans les faits, cela est dur a vivre pour vous; vous avez beaucoup d'humour et un ton très charmant... (non, je ne vous flatte pas!)
    La encore nous avons un point commun concernant la relation a la "violence même pour de faux".
    Je ne peux pas jouer a se faire mal! C'est plus fort que moi...
    Ma petite fille a inventé un jeu avec son papa: Qui c'est qui fait le plus mal a l'autre?: Tous les coups sont permis!!!
    Ça se joue le samedi et le dimanche matin surtout, sous ou sur notre couette, la gamine croulée de rire tandis que son papa se protège tant bien que mal des bonds de cabri de la petite (c'est évidemment toujours elle qui gagne et parfois, elle lui fait vraiment mal)...

    Vous voyez bien Isa, nous devons apprendre a vivre avec nos traumas...et puis ce sont des jeux de ptits gars, alors pourquoi ne pas demander au papa de faire darkvadore ou goldorak? Chacun son metier, a nous les bisous...

    Mais je me sens aussi un peu patraque, et si je me suis un peu tenue a distance du forum, c'est parce que l'evocation sincère et profonde de ce vécu me pèse plus que ce que j'avais imaginé... Et je pense que même si nous avons fait un immence chemin vers la résilience, cette évocation est encore douloureuse, et nous ne devrions revenir dans le passé que sporadiquement...

    Et puis, pour vous réconforter un peu, voyez l'actualité: le libyen, n'est-il pas la quintessence de la pn? Observez bien l'affaire, tout cela nous habite et gravite autour de nous comme des ombres constamment prêtes a nous tomber dessus; nous sommes hypersensibles et malgré nous, nous sommes atteintes par cette actualité...
    Oui, oui, et re/oui, nous meritons le meilleur car nous sommes des milliards d'infimes particules de puissance divine qui ne demandent qu'à s'exprimer!

    Aujourd'hui, c'était une journée particulièrement désagréable, c'était aussi l'anniversaire de mon "ptit frère"...

    Pour évoquer un autre trait caractéristique du pn, c'est sa formidable capacité a transformer une situation quasi désespérée pour lui en victoire incontestable et définitive; je ne peux m'empecher de penser que les pn concluent des pactes avec le malin...

    raison pour laquelle les coalisés engagés dans le conflit libyen doivent être très prudents!

    Si vous avez besoin de parler, n'hésitez pas a me contacter. Enfin, pour conclure, une vérité essentielle exprimée par Eléonore Roosvelt, qui est un bon leitmotiv :

    NUL NE PEUT VOUS FAIRE SENTIR INFÉRIEUR, SANS VOTRE CONSENTEMENT...

    Je vous salue et vous envoie mes meilleures pensées remplies d'énergie pour que votre ptit coup de blues s'estompe rapidement.
    A+
    Sarah

    RépondreSupprimer
  111. Chère Isa,
    Chers Tous,

    J ai relu certains témoignages laissés sur le blog et, jai zappé sur l'une de vos interventions qui me parle particulièrement, ou vous dites que vous pleurez beaucoup en rêve, qu'il y a des gens autour de vous non reactifs et que vous vous réveillez en sanglotant...

    J'ai fait très souvent ce rêve aussi, et je me réveille en larmes.

    Notre deuil du "parent sain" n'est-il pas terminé?
    Ne pleurons-nous pas les petits bonheurs familiaux, la sécurité d'un papa fort qui nous protege, ou même l'Amour (on peut y inclure tous les manques) que nous aurions du recevoir, alors que nous essayons de donner tout cela a nos enfants?

    En d'autres termes, n'est-pas cette toute petite fille qui est en nous qui sanglote?

    En visualisant, je peux la prendre dans mes bras, la consoler et sécher ses larmes, lui raconter une histoire drôle, lui dire que je l'aime immensément, que je suis toujours la pour elle et quelle peut grandir tranquillement a son rythme maintenant...

    J'ai souvent fait cela le soir dans le silence de la nuit, et cela nous a aidée...

    Je vous souhaite le meilleur des week-end.
    A+
    Sarah

    RépondreSupprimer
  112. Chère Sarah,
    Ce blog me fait du mal, mais vos paroles me réconfortent.
    Nos "psychés" semblent si proches que je ne suis pas étonnée que vous fassiez le même rêve que moi. Et je partage votre analyse. Oui, c'est la petite fille en moi qui n'a pas encore fini de pleurer. Je ne pense pas qu'elle pleure sur l'amour de ce papa méchant, ce deuil là est fait. Elle pleure sur cette enfance non vécue, sur ces premiers souvenirs faits de violence et de terreur au lieu d'être faits de joie et d'amour. Elle pleure toujours peut-être parceque finalement, personne ne s'est penché sur elle pour lui dire "je sais ce que tu as vécu et je te comprends". Tout simplement.
    Ca me rappelle l'époque où je cherchais un psy capable de me prendre en charge. J'en ai testé plusieurs, et un jour j'en ai rencontré un (qui n'a pas pu me suivre car il soignait déjà d'autres personnes de ma famille) qui m'a fait plus de bien en une seule phrase que tous les autres réunis: J'ai utilisé mon temps imparti à lui raconter mon histoire depuis l'enfance puisque c'était une première prise de contact. Mon récit fini, il respire un coup et me sort: "Et pendant tout ce temps personne n'a rien fait pour vous?"
    Arrgh! En une fraction de seconde je comprends que mon mal être vient autant de ça que des violences elles-même!
    Voilà, et sur ce point particulier j'ai beaucoup de mal à avancer.
    En ce moment particulièrement.
    Il faut dire qu'il m'arrive un truc que la plupart des gens trouveraient insignifiant, mais qui me met à terre: je n'ai plus de chats. Que personne ne rie! Enfants de PN nous avons tous besoin de béquilles pour continuer dans la vie, et ma béquille principale a toujours été le ronron de mes chats. C'est dans mon karma. Mais l'homme de ma vie souffre d'allergie, et les années passant, tous mes chats m'ont quittée sans que j'en reprenne d'autres à cause de mon compagnon. Maintenant tous mes chats sont morts, je n'ai plus que leur souvenir et des photos que je me cache pour embrasser et frotter contre ma joue.
    Tout le monde autour de moi voit que je suis en détresse en ce moment, mais lorsque j'aborde ce sujet comme étant en partie responsable de mon état, je me heurte à une incompréhension totale. (Sauf de la part de mon frère qui se sert de la même béquille féline que moi)
    "Quand même! J'ai un adorable mari, des enfants magnifiques, une maison géniale, décidément, il te manque toujours quelque chose!!" Voilà ce qu'on me dit.
    J'espère que d'autres personnes ici pourront comprendre...
    Merci à tous,
    Merci Sarah pour vos paroles réconfortantes,
    Courage et détermination valent mieux que force ni que rage...
    A bientot!

    RépondreSupprimer
  113. Chère Isa,

    Courage Isa, Vous allez trouver un nouveau petit chat que votre compagnon pourra accepter du point de vue medical. Jai lu sur wiki... que le korat etait un minet non allergene; peutetre pourriez vous faire un essai lorsque votre chagrin sera moins fort? Je suis sûre que vous n'allez pas rester sans chat... En attendant peut etre pouvez-vous vous rendre a la spa pres de chez vous pour en carresser des vrais?
    Je comprends mieux votre détresse et votre chagrin aussi.
    Les raisons de votre blues, je les connais également bien, je les appelle le "déni de reconnaissance", vecu pendant 30 ans, et cela englobe toutes les violences, les insultes, les denigrements et négligences qui ont ete faits sous les yeux de mes proches sans qu'ils n'aient le "courage ou l'audace" d'intervenir, car Isa, beaucoup de ces personnes étaient terrorisées a l'idée d'entrer en conflit avec le pn... Elles ont préféré lâchement me laisser en pâture au monstre, s'evitant ainsi qu'il ne les agressent et qu'elles deviennent la prochaine proie potentielle. J'étais le dévidoir de haine de mon père!

    Au moment ou j'ai pris conscience de sa folie, j'ai cherché de l'aide auprès de toubibs, c'était dans les années 80 et je n'en ai pas trouvé, j'ai du me débrouiller toute seule en lisant des dizaines de livres de psychiatrie dans lesquels je ne trouvais pas le probleme; j'ai lutté comme une folle contre la pn et contre aussi le "déni de reconnaissance" de tout mon entourage. J'ai fini par me mettre tout le monde a dos. Des ex-employés de mon pere qui ne l'ont jamais revu, m'ont avoué 20 ans apres, qu'ils étaient encore terrorisés rien qu'en pensant a lui!
    Puis j'ai rencontré un médecin, (encore une similitude avec vous), mais qui n'avait rien a voir avec la psychiatrie, à qui j'ai déballé mon histoire de vie en une traite, une nuit de chagrin (je vous la raconte volontiers mais pas ici, car elle est trop difficile). A la fin de mon histoire, il y a eu un immense silence, puis il ma dit: mon Dieu, que de méchancetés! Puis il m'a donné l'adresse d'un thérapeute spécialisé en pn ( cetait la premiere fois que j'en entendais parler) et m'a dit que sa porte serait toujours ouverte pour moi, que je pouvais l'appeler 24H SUR 24H!!!
    c'était la premiere fois aussi que quelqu'un m'écoutait vraiment et rebondissait sur mon vécu. Aujourd'hui je remercie le ciel d'avoir mis ce médecin sur mon chemin.
    Grace a lui, et au thérapeute que je n'ai vu qu'une seule fois, j'ai pu comprendre que ce n'était pas moi la folle comme tout le monde semblait le croire depuis plus de 30 ans. La suite, c'est le schéma classique du parcours vers la liberté, avec inutile de préciser n'est-ce pas, les hauts et les bas bien connus...

    Une femme libre est née dans la nuit ou j'ai pu déballer en larmes l'ensemble de mon vecu à ce médecin qui a sacrifié ses heures de sommeil pour moi, il m'a rendu la vie et je lui en suis éternellement reconnaissante.

    Chère Isa, certaines fleurs ont la faculté d'alléger un peu nos peines, les connaissez-vous? Elles s'appellent par exemple star of B, ou Clematis, ou Gentian; ce sont les fleurs de Bach... Plus pouvez en prendre sans modération, elles fonctionnent surtout sur les personnes dont les émotions et sentiments sont "purs"...

    Si vous avez besoin de parler plus particulièrement, n'hésitez pas a me contacter (je vous donne mon adresse e-mail) nous pourrions aussi parler de jardinage, ce qui n'intéresse sûrement pas les gens du forum...

    Courage, yaura sûrement ici bas un ptit minet qui vous attendra bientôt vous et les vôtres!
    A+
    Sarah

    RépondreSupprimer
  114. Chère Sarah,
    Je serais très heureuse d'avoir votre mail, sans vouloir vous envahir...
    Ca m'évitera d'avoir à trier en permanence les informations qui risqueraient de m'identifier.
    Mais comment faire? Vous ne pouvez pas donner votre adresse comme ça sur le blog... ni moi la mienne, j'aurai trop peur de... qui vous savez.
    En tout cas merci de me le proposer,
    A bientôt

    RépondreSupprimer
  115. Chère Isa,
    Vous pouvez utiliser l'adresse cenergis@hotmail.com (mail de ma société) ensuite je vous donnerai depuis cette adresse, mon adresse mail privée. De votre coté vous pouvez en creer une spécialement pour nos échanges pour plus de sécurité, sur gmail par exemple... A votre convenance...
    A très bientôt...
    Sarah

    RépondreSupprimer
  116. Bonjour à toutes et à tous !

    Je viens de lire la totalité de vos commentaires. C'est étrange. C'est à la fois très dur, très émouvant de vous lire. Beaucoup d'entre vous on vécu et vivent encore des situations vraiment difficiles ! Et en même temps, ça m'a fait tellement du bien vos témoignages. Il y a tellement de choses positives qui en ressortent, tellement de volontés de vivre...


    J'ai 24 ans, je suis moi-même la fille d'un pn. J'ai coupé les pont définitivement avec lui le 25 janvier de cette année. Pour moi, c'est ce jour-là le jour de sa mort. Je ne pense pas avoir vécu des situations aussi difficiles que certains d'entre vous, même si ce que j'ai vécu m'a fait souffrir et me fait souffrir encore beaucoup. Ma mère à réussi quitter mon père pn quand j'avais 3 ans, ce qui fait que je n'étais pas au quotidien avec ce pervers, même si je le voyais un weekend sur deux et la moitié des vacances. J'ai encore aujourd'hui beaucoup de mal à en parler, beaucoup de mal à me remémorer des souvenirs que j'ai enfoui (j'essaye parce que j'ai vraiment envie que ça sorte une bonne fois pour toute) ou qui remonte à trop loin dans ma mémoire de petite fille... Même parler avec un psy est une épreuve pour moi, peut-être parce que comme le dit l'un de vos témoignages je n'ai jamais été écoutée, reconnue du moins dans ce côté de ma vie... Je me dis, depuis quelques temps qu'il faudrait que je recontacte un psy, mais je n'en trouve pas encore le courage.
    Il y a des gens qui m'aident, ma petite sœur, ma maman, mes amis... Mais j'ai toujours peur d'ennuyer les gens, de les faire souffrir.
    Il y a tellement de choses que j'aimerais pouvoir dire, mais dans ma tête c'est comme un espèce d'immense brouillon désordonné. Par où commencer ?

    En tout cas merci, Sarah, Isa, Estelle, Manon... Vous êtes vraiment des femmes très fortes !

    @+
    Epipactis

    RépondreSupprimer
  117. Bonsoir, je suis la fille d'un pn, et vous confirme que j'ai connu l'enfer depuis ma naissance jusqu'à ce qu'il me fiche a la porte en 10 minutes, Enfer, le mot n'est pas trop fort. J'ai coupé totalement les ponts avec mon père et j'ai du laissé ma maman, et mon chien; mon frère ayant

    RépondreSupprimer
  118. Bonjour,
    Je repasse apporter un peu de rayons positifs. J'ai témoigné quelques peu avec le pseudo (*). Simple petite étoile. Je vois un psy spécialisé qui m'a confirmé, au vu des lettres de mon père, des histoires personnelles, et de l'intervention de ma mère qui a accepté de venir dans le cabinet avec moi pour raconter sa vie avec lui, ... que mon père présentait bien des traits du manipulateur pervers. J'ai à nouveau coupé tout lien avec lui, comme je l'avais fait de 14 ans à 24, et je vais petit à petit mieux. Je voulais dire que je pense qu'il faut vraiment écouter le corps, tout ce qui a trait aux PTSD (Cf. Google). C'est vraiment devenu une boussole pour moi... mon corps a toujours les mêmes symptômes en face de situations traumatiques ou malsaines, une fois identifiés, cela donne des clés pour très vite dire non. Je me prépare à encaisser les prochains coups car il est vieux, et je me doute qu'il sera malade et mourra... et il mettra le "paquet" à ce moment là. Alors des fois, j'imagine une grande novae dans le plexus solaire, je ferme les yeux, et je construis un mur lumineux autour de moi... ou aucune haine n'a droit de cité, ni la sienne, ni la mienne. Et je refuse, paisiblement, implacablement. De porter ce qui n'est pas mien et d'être vouée à une suite sans fin de souffrances et drames. Ma bulle est moins autistique qu'avant, je sors de la pathologie pour reprendre pouvoir sur ma vie. Il faut sentir notre sang circuler, faire honneur à cette vie en nous. Avec extase. Ils n'ont pu tuer ce pouvoir de régénération et cette force profonde. *

    RépondreSupprimer
  119. (Oh, et, hurler "ordure", "connard" et tout autre mot plus créatif, c'est salutaire, il faut y passer ! et ensuite on lisse sa fourrure de petit loup tout neuf :)). *

    RépondreSupprimer
  120. Dernière chose : je vous encourage à découvrir l'œuvre de Louise Bourgeois, qui a exorcisé un père sadique au travers de l'art :) elle a sorti la sulfateuse la brave dame :) c'est elle qui a dit "L'Art est une garantie de santé mentale"... alors créez, créez, créez... écrivez, peignez, faites de la musique, filmez, sculptez, tout, mettez-y cette peine. Louise disait qu'elle emprisonnait l'angoisse dans les sculptures, et qu'ensuite elle ne revenait plus jamais : http://www.telerama.fr/scenes/26494-louise_bourgeois_le_tour_une_oeuvre.php l'Art a été un bouclier terrible pour moi, un vrai volcan, un chaudron, une caverne aux trésors, une citadelle... avec la nature. Usez-en en abondance. Je vous envoie du courage et des rayons de soleil printaniers. *

    RépondreSupprimer
  121. Bonjour à tous,

    Ma situation est un peu différente. En fait c'est mon conjoint qui est fils de PN, avec une mère totalement dépressive et complètement engluée dans le déni.

    Cela fait 11 ans que je suis avec mon homme, j'étais très jeune quand j'ai rencontrer mon amoureux et ses parents (il n'a ni fratri ni cousin, ni oncle,ni amis, ni rien...). J'avais l'impression de trouver une famille parfaite : beaux, sans soucis financier, une grande maison, intellectuels, avenants...
    Le piège s'est refermé sur moi aussi !!!

    Il m'a profondément démolie, dénigrant d'où je venais, le fait d'être jolie, cultivée, confiante dans la vie... Vous savez de quoi je parle !
    Heureusement que ma famille était là. Et puis ma belle mère restait relativement gentille avec moi. Elle ne l'a plus était lorsque, au bout de 7ans, je suis tombée enceinte de mon premier enfant. Elle prenait tellement de "pincettes", qu'elle justifiait par de la bienveillance à mon égard, que je n'avais plus d'intimité, elle me suivait partout, me demandait de rester assise, de ne pas parler : de ne pas vivre !!!
    j'étais horrifiée mais tellement heureuse d'être enceinte de l'homme que j'aime !
    La rupture totale d'affect pour ma part à été le jour où, après 2 fausse-couches successives pour avoir un 2nd enfant, il nous a dit "Ca vous reste bien, à tout vouloir planifier... vous êtes tellement con à vouloir des gamins... vous êtes des égoïstes !!!" Tout ça en hurlant.
    Mon conjoint et moi étions alors épuisés, déprimés et endeuillés : le moment rêvé du PN pour bien enfoncer ses proies.
    Il avait déjà eu des fureurs, soit pour de broutilles (la façon d'ouvrir une porte) soit pour des sujets touchant la vie de son fils (déménagement avec moi, achat d'un appartement, d'une voiture, changement d'emploi... ou même choix de ses amis).
    Parallèlement mon conjoint semblait ne jamais se souvenir de rien, me disant que son père est comme ça depuis toujours, qu'il l'aime quand même, qu'ils n'ont plus que lui, qu'ils leurs doit tous, qu'il est un pauvre imbécile sans diplôme alors que ses parents sont des gens supérieurs et cultivés, qu'ils nous ont donné de l'argent...

    Mon père m'aidait beaucoup à vivre les rencontres avec mon beau père (une fois par mois) d'une manière détachée, bien lisse, et je prenais toujours une semaine pour remonter l'égo afféblit de mon conjoint après chaque visite. Tout ça tranquillement, en m'occupant de mon fils et de ma nouvelle grossesse (qui se passait enfin bien !).
    Mais voilà, mon père (un homme plein de bonté) est mort subitement. Et là, j'ai compris que le seul grand-père qu'il reste à mes enfants c'est ce fou qui commence déjà à s'en prendre à mon ainé de 3 ans.
    J'ai décidé d'en parler à mon homme.
    Je suis tombé sur ce blog et lui ai fait lire la description du PN. Il a compris, l'a admis mais il n'ai pas prêt à prendre la seule mesure qui parait acceptable : la rupture.

    Maintenant, je me sens terrifié vis à vis de mes 2 enfants, je ne veux pas les leur laisser. Mais je ne veux pas non plus qu'ils s'en rendent compte.
    Je ne veux pas brusquer mon conjoint mais je veux que les choses changent, qu'il arrête d'être insulté devant ses enfants !

    Je veux que mes enfants garde une distance affective avec cet homme qui est leur grand père. Mais comment leur expliquer ?

    Dois-je continuer à garder mon attitude bien lisse avec eux ? mais que faire quand petit à petit, par des attitudes parfaitement calibrées il démonte mon fils sous mes yeux ?

    Je me sens démunie et très triste, si vous avez une idée...

    Merci à tous de faire vivre ce blog, je vous admire d'avoir tout ce courage en vous !

    RépondreSupprimer
  122. A SARAH,
    Désolée de passer par le blog, mais j'ai bien reçu votre message. Mais sacrebleu! Impossible d'envoyer ma satané réponse, effacage malencontreux, dur à réécrire, et boite mail toujours en dérangement et qui ne veut PAS l'envoyer. Je retenterais ma chance demain...
    Et force et amour à tous les auteurs des derniers messages que j'ai découverts ce soir..

    RépondreSupprimer
  123. - battue à 4 ans et évanouissement (découverte par soeur d'un certificat médical bien planqué -médecin y enjoint de porter plainte pour coups et blessures - jamais fait)
    - souvenirs de trempes à la ceinture, mains attachées parce qu'elles essayaient de protéger... le bon père que voilà...
    - souvenir de méga-trempes et harcèlement dévastateur à 16 ans... bien déglinguée... bien culpabilisée
    - souvenir de mère qui dénonce (!!! intestins qui se liquéfient --> TREMPE)
    - ratage de vie qui s'ensuit, bien sûr - tous les choix sont erronés, aucune logique, cercle vicieux : ratée !
    - re-harcèlement terrible à... 33 ans (!!)--> dépression profonde qui s'ensuit, perte d'amis...
    - psychothérapie (la thérapeute trouve que je "majore"... j'ai juste été malmenée... --> j'essaie de ne pas couler. J'ai arrêté cette thérapie (tiens, une décision ? et depuis trouve seule le moyen de bien aller).
    Découvre n'être pas seule au monde.
    Mais suis très seule quand même. Me protège beaucoup, c'est épuisant.
    Qui est comme moi ? Qui partage avec moi ?

    RépondreSupprimer
  124. bonjour,
    je viens d'arriver sur votre site que j'ai pris temps de lire les différents témoignages.
    j'ai une grande question qui me ronge le sang. voilà, il y a douze ans, j'ai eu un garçon puis un second avec un pn qui n'a pas hésité à nous mettre à la porte avant la naissance du premier. lorsque mon ainé eu deux mois, il m'a dit vouloir se remettre avec nous (je n'avais pas idée à l'époque) et cela a duré deux jours puisqu'il m'a dit que je le génais et son fils aussi. durant ces deux jours, je suis tombée enceinte de mon deuxième fils.
    je m'en sors tout juste de ses griffes, il m'a fallu plusieurs déménagements et ouvrir mes yeux ainsi que de déculpabiliser.
    voilà, il s'en prend à mes enfants en les culpabilisant, surtout sur mon ainé qui est très sensible, doux et généreux.
    en tant que maman, je ne sais pas comment gérer cela pour que mes fils ne souffrent pas des dégâts d'avoir un tel père, comme j'ai pu en souffir. à l'époque, j'ai du faire un signalement auprès du juge des enfants, suite au conseil de la pédopsychiatre qui suivait mon fils, mais il a tellement tourné les choses et fait sa victime que cela s'est retourné contre moi, même mon avocate a finie par aller boire un verre avec lui!
    pour ma part, j'arrive à gérer maintenant, je reste très distante, donne le moins d'information possible, le moins d'accroche possible afin qu'il ne puisse pas s'accrocher ou trouver de faille, mais je m'inquiète vraiment pour mes enfants.
    je me permets de vous demander des conseils à vous qui malheureusement avait vécu avec un parent pn.
    j'ai développé une fibromyalgie et je pense que c'est suite à tout cela, je ne souhaite rien de tel pour mes enfants. j'ai fait tout ce que j'ai pu au niveau de la justice mais il ne se laisse pas prendre! (3 passages aux tribunaux) même la police, personne ne semble me croire face à cet être qui paraît tant "angélique". je n'ai même aucune preuve puisque tout se fait sans témoins.
    mes fils ont 11 et 12 ans, et il en a la garde un week end sur deux. C'est l'âge où il va les tenter et je crains cela, la préadolescence et l'adolescence est une période fragile et difficile à vive pour les ados, il risque de les mener par le bout du nez et ils risquent de vouloir habiter avec lui et perdre leur repères.
    j'y ai perdu tout mon tissu social que je tente de reconstruire mais il essaie de mettre la zizanie encore et encore, c'est un eternel recommencement..
    vous en tant qu'enfant de pn, qu'auriez vous attendu de votre parent "sain"?? je suis à bout de force et il tourne la tête de mes fils..
    merci de m'avoir lue.
    bonie 95

    RépondreSupprimer
  125. je suis une fille de pn et que dire.....

    J'ai mal.
    mal d'aimer une personne qui ne ressentira sans doute jamais la même chose que moi.

    Je me rappel quand j'étais petite la manière avec laquelle il terrorisais toute la famille juste avec le pouvoir des mots,les surnoms affligeant qu'il avait trouvé pour chacun de nous.

    La manière avec laquelle il m'a tordu mon poignet quand je lui ai dit qu'il était une brute.

    Je me rappelle encore de la froideur de son regard à ce moment là.

    je fais encore des cauchemars de la maison de mon enfance,ce qui devrais être un souvenir chaud et rassurant ne l'est pas pour moi.

    j'ai connu la honte,le glauque,la peur,la tristesse...

    Ma mère à divorcer quand j'avais 15 ans,je me disais que j'étais enfin libre...
    que je ne le verrais plus jamais.

    Mais le lien de sang est plus fort que tout et à 17 ans j'étais perdu suite à une peine de cœur j'étais fragile et suite à ça j'ai repris contact avec mon père.

    Je précise qu'il s'est remarié avec une femme très riche.
    Et devant elle,il n'était plus le même homme.

    Il était tout mielleux,pleins de bonnes attentions,bref le père parfais.
    En qui je croyais.

    Mais petit à petit,il à commencer à faire mal.

    D'abord en disant que sa femme trouvais que je ne m'habillais pas assez bien,pas assez féminin.

    Alors pour lui je me suis mieux habillé

    Et puis le surnom affligeant à refais son arrivé

    Mais qu'importe.J'avais mal mais du moment que j'étais avec mon père ça allais.

    et puis ensuite en disant que sa femme pensais que j'étais par intéressé son argent.

    Alors je me suis mis à la haïr et à me confondre en excuse à mon père en lui disant bien que ne n'était pas comme ça.

    Et puis de fil en aiguille...
    bha vous voyez le topo quoi.


    Maintenant ça va faire 1 ans et demi que n'ai plus de nouvelle de mon père pour lui je n'existe plus,bientôt je fêterais mes 22ans mais je sais qu'il ne sera pas là.

    Ajour d'huis j'ai été chez une collègue à ma mère,j'ai cru voir en son mari mon père.
    Inconsciemment je me suis assise à coté de lui et j'attendais qu'il m'apprenne des choses.
    Ce qu'il à fait.

    J'aimerais être libérer de ce fardeau,de cette douleur.

    j'ai lu que c'était comme faire le deuil de quelqu'un encore en vie. Je trouve que cette phrases est on ne peux plus vrai.

    Les sentiments contradictoire de cette relation me tue.

    RépondreSupprimer
  126. Bonjour Isa,
    Bonjour a Tous et Toutes,

    Pour Isa
    Merci pour votre réponse; je lai reçue sur mon mail aussi, prenez votre temps pour régler le probleme, pas de souci...

    Pour chacun, chacune
    Ce qui est important, c'est de se reapproprier sa vie, sa pensée, ses émotions, en utilisant tous les moyens mis a disposition, art, musique, méditation, prières, et biensûr la thérapie..., mais pour que ces moyens fonctionnent et stoppe le processus de sappe, il faut malheureusement FUIR!!!
    Pour les mamans qui voient leurs enfants vampirisés, il serait bon qu'elles trouvent des thérapeutes spécialisés en pn, et qu'elles suivent elle-aussi le traitement, JUSQU'A CE QUELLES PUISSENT PARTIR AVEC LES ENFANTS..

    Pour l'instant, la société humaine ne peut et ne sait pas protéger les citoyens contre le pn, si nous voulons survivre, nous devons nous protéger nous-mêmes, car les projets de Loi sont dérisoires en regard du mal que font ces êtres...
    Je vous souhaite beaucoup de lumières, et
    Courage, fuyez!
    A+
    Sarah

    RépondreSupprimer
  127. merci, mes fils ne veulent plus voir de psychotérapeutes... nous vivons seuls sans leur père pn. je surveille de très près et discretement comment les enfants peuvent vivre cela.
    le dernier lui a une grande force de caractère et fait sa vie comme il l'entend sans s'arrêter aux faits ou reflexions de son père. Il a plutôt l'air bien dans ses baskettes. mon ainé a un comportement très agité avec ceux de son collège et il développe la mauvaise foi et certaines choses comme ne jamais se remettre en cause... nous travaillons cela ensemble, sans cesse, et je vois qu'il écoute quand même ce que je lui dit. Il a tenté aussi de jouer sur les mots avec moi, mais j'ai trouvé une bonne solution qui lui a permit de se stopper avec cela: je lui demandais de faire une mini rédac (10 lignes) sur par exemple la différence entre "leçons" et "devoirs" (c'était à ce moment là ce sujet) et i s'est trouvé "bloqué" et a fini par admettre que c'était la même chose.
    leur père se sert de la spiritualité et les enfants en sont d'autant plus embrouillés. Je tente de leur dire des petites phrases comme "avant de s'occuper des autres, il faut s'occuper de ses enfants et de sa familles", "assumer toujours les conséquences de ses actes", et je leur explique que pour le moment ils n'ont pas le choix et doivent se contenter d'obéir mais que plus tard, il faut qu'ils fassent les choses qu'ils désirent vraiment sans avoir peur de s'affirmer.
    mon fils a un championnat de voile aujourd'hui et son père n'a pas voulu le mettre en entraînement hier, il culpabilise mon fils en disant qu'il ne le voit pas assez souvent et qu'il doit dire "non" aux prochaines compétition (il excelle dans ce domaine et c'est bien pour cela que son père ne supporte pas).
    j'ai seulement dit à mon fils que pour le moment, on ne pouvait pas faire grand chose mais que ce qu'il aime faire est très important et que déjà, on ferai le maximum pour cela.
    c'est sans cesse un "rattrapage" quotidien des conneries de son père qui est égoïste, narcissique, pervers...
    mais je garde chaque jour confiance et je dis à mes enfants que je suis fière d'eaux pour les aider à prendre confiance en eux. et de toute façon, je suis fière d'eaux.
    bonie

    RépondreSupprimer
  128. Du moment ou mes parents on divorcés la personnalité PN de ma mère a été galvanisée. J'avais 9 ans , j'en ai aujourd'hui 23. Aucune affection, humiliations non stop, elle m'a bien inculqué ce sentiment de honte de moi dont je ne me defait pas. Je fais mes etudes a l'etranger, j'ai voulu m'eloigner et fuir en pensant que j'oublierai en mettant des milliers de km entre nous. J'ai toujours refoulé ce passé digne de l'enfer. Et aujourd'hui, je n'en peux plus. Le refoulement est moins fort que le passé, et j'ai juste envie de mettre fin a mes jours pour arreter de penser a ca, pour arreter de constater les degats de cette saleté tous les jours. Je ne pense pas qu'on puisse s'en remettre un jour, le traumatisme est trop fort.

    RépondreSupprimer
  129. Bonsoir, mon pére pervers narcissique a détruit toute une famille : ma mère, ma soeur, mes deux frères et moi.
    J'ai vécu dans le malheur, tout en ayant de l'admiration pour cet
    homme.
    Il vient de décédé et malgré tout j'ai du mal à me défaire de cette emprise qui demeure toujours présente, malgré une thérapie intensive depuis bientôt 4 ans et demi !!!
    J'ai 50 ans et me demande si la thérapie, d'inspiration analytique, est bien adaptée à mon cas ??
    Merci de me donner vos avis, j'ai besoin d'aide et ne sais plus vers qui me tourner.

    RépondreSupprimer
  130. Bonjour à tous et à toutes,
    Je ne m'étais pas exprimée sur ce blog depuis quelques temps, mais les deux derniers messages me forcent à réagir.
    A l'anonyme du 16 avril, dont le message date déjà quelque peu malheureusement, je veux envoyer un message d'espoir. Nous n'avions pas évoqué encore le désir d'en finir sur ce blog me semble t'il. Beaucoup d'entre nous, victimes de pn, ne sont sans doute plus là pour en parler. Lorsque l'image de soi même est complètement détruite, la pensée du suicide semble une solution. J'ai fait moi même deux tentatives lorsque j'étais plus jeune. Heureusement je suis encore là pour en parler, heureusement je suis encore là pour vivre toutes ces journées de bonheur que j'ai eues depuis!
    Courage, "anonyme", je peut vous jurer que malgé tout le bonheur est possible. Bien sûr, nos cicatrices ne se referment jamais complètement, je ne vais pas vous mentir, mais avec le temps, toute cette souffrance nous apprend aussi à reconnaitre le bonheur là où nous le rencontrons, et à en jouir pleinement.
    Il faut survire aussi pour témoigner de la vérité, survire car c'est notre seul moyen pour finalement triompher.
    Si vous renoncez, ce sera finalement votre bourreau qui vous aura fait taire...définitivement.
    Alors courage, battez vous pour votre peau, votre avenir, et toutes les choses magnifiques que vous vivrez, envers et contre le pervers qui a tenté de vous détruire.
    Bien à vous

    RépondreSupprimer
  131. A Maou,
    Vous êtes dans une situation particulière par rapport aux autres personnes avec qui j'ai discuté sur ce blog, puisque votre père pn est décédé.
    Cela doit être très particulier à vivre, et je regrette que vous ne vous soyez pas plus exprimée sur les sentiments que ce décés vous inspire.
    Mais il me semble que, peut-être, vous devriez mettre à profit cette disparition pour "faire un grand ménage" une bonne fois.
    Vous suivez une thérapie, ce qui me semble important, mais si depuis 4 ans et demi cette thérapie ne vous a pas permis de vous sentir mieux et d'y voir plus clair, peut-être est il temps pour vous de changer de thérapeute... Je ne peut pas dire si la technique utilisée par votre médecin est la plus adaptée ou pas, je n'y connais rien, mais en dehors de toute école, c'est parfois juste une question de personne ou d'adéquation entre les personnes.
    Je souhaite de tout mon coeur que ce moment de transition vous soit le plus profitable possible.

    RépondreSupprimer
  132. J'ai quasi été élevée par une PN... C'est ma grand-mère... Je prends petit à petit, enfin possession de ma vie.. (j'ai plus de 30 ans). Pendant des années, j'ai cru que c'était MOi qui était folle... Jusqu'à que j'entrouvre cette porte.. Si difficile à ouvrir... Cette vérité... Que j'ai encore du mal à accepter.. Je me documente beaucoup.. Je n'arrive pas à comprendre "ça"... Je ne trouve pas la clé... Comment as t-elle pu me faire ça? Comment mes parents ont-ils pu m'abandonner dans cette prison? Pourquoi et quelles prédispositions font que je me suis laissée prendre?
    Tous ces symptômes : terreurs nocturnes, agressivité, discrétion, sensibilité... Je les ai tous... Moins depuis que je suis en couple (homme = sécurité je pense?), mais qui reviennent dès que je me retrouve toute seule.. J'ai mis des années à savoir ce que je valait... Et pas ce qu'on me disait que je valais...
    Que c'est dur... Je suis au tout début de ce cheminement.. Qui sera long.. très long..
    Ca sera à moi de prendre sur moi... Je n'aurais jamais d'excuses.. Jamais d'explications de tout "ça"... De cette vie enfantine si enrobée... Je n'étais rien, elle était tout..
    Elle m'a tué.. Elle ne le saura jamais..

    RépondreSupprimer
  133. vie invisible2 mai 2011 à 00:30

    C'est encore moi.. Anonyme..

    Elle continue, encore et encore.. Avec une grande cruauté.. Sans se rendre compte je pense? (elle ne peut PAS se rendre compte, ce n'est PAS possible..)... On me découvre une maladie génétique... Il faudrait faire des investigations.. ELLE me répondra : la tare ne vient pas de nous.... Alors elle vient de moi.. Je me suis faite une raison.. Vu que les tests ne sont pas possibles, c'est de ma faute..
    Même la maladie ne peut pas s'exprimer..
    J'ai vu au moins 50 psys étant enfant.. Dont certains qui avait trouvé le problème.. Très vite..
    Et aussi vite, je voyais un autre psy.. Qui décidait que le problème venait de moi.. Alors je me fermais.. Et on me faisait passer pour moitié folle... Et elle jubilais.. Pourquoi? Je ne le saurais jamais..
    Merci de m'avoir lue. Je ne me sent pas mieux, mais j'ai besoin qu'on sache que je souffre, encore, et toujours.

    RépondreSupprimer
  134. à Anonyme (Vie invisible),
    le plus difficile à accepter (et nous n'avons pas le choix) est bien le fait que les personnes qui nous ont détruits ne s'en apercevront jamais. Même si elles sont encore vivantes, même si on a eu la force de leur dire le mal qu'elles nous ont fait, il est impossible pour elles de comprendre, de se remettre en question, de descendre de leur toute puissance, elle sont, de leur point de vue, la perfection la seule vraie chose en quoi croire.
    J'ai aussi été élevée par ma grand mère et en plus ma mère (toutes deux pn) et quand je lis :
    "Merci de m'avoir lue. Je ne me sent pas mieux, mais j'ai besoin qu'on sache que je souffre, encore, et toujours."
    je comprends très bien ce que tu exprimes, oui nous te lisons, oui nous savons que tu souffres, mais surtout OUI nous te reconnaissons comme une personne entière sensible intelligente et VICTIME, et
    NON elle ne t'as pas tuée, car tu est là et bien là, tu la vois telle qu'elle est, tu as su construire une vie sans elle avec ton conjoint, elle ne t'as pas tuée mais elle a tenté de te détruire et elle n'y est pas parvenue (même si tu te sens détruite, morte, en souffrance les gens qui t'aiment autour de toi, ce que tu ressents pour eux te prouvent que tu mérites la considération, l'amour et la bienveillance).
    Un psychiatre ou un psycothérapeute de confiance pourra t'aider sur le long terme à comprendre et te reconstruire voire même te libérer un peu de tout ce qu'elle a mis en toi, même si tu as croisé la route de certains peu dignes, continue c'est à mon sens vital.
    Bonne route à toi, courage, force vaillance et bonheur !
    Émilie
    (oui c'est un pseudo, non je ne mettrais jamais mon vrai nom ici car j'ai trop peur)

    RépondreSupprimer
  135. bonsoir.
    ça fait mal mais ça fait du bien aussi, d'en parler, de voir qu'on n'est pas seul.
    ma mère est pn.je dirais plutôt psychopathe. je suis sa seule victime. à croire qu'elle m'a enfantée juste dans le but de créer un objet qu'elle mourrait détruire à loisir, juste pour me tuer.
    je vous la fais courte: violence physique, violence morale, harcèlement, contrôle total, décisions arbitraires (jusqu'au choix de mes études), chantage, isolement, et pire encore...inceste, elle se masturbait devant moi, me forçait à des lectures pornographiques à dix ans, fiches de lecture obligatoires, et est allée jusqu'à mettre un garçon plus âgé de moi dans mon lit pour la nuit en lui donnant carte blanche...elle a vendu mon chien, tiens, moi aussi les animaux ont toujours été ma bouée...enfermement à la maison sans clé pour sortir ni téléphone des jours durant puisque je ne voulais pas venir avec elle (je me défendais, quand même, un peu...trop à son goût)...j'en passe et des pires, hélas...coupure de vivres au début de mes études, reprise du chantage ensuite (ah bin oui,hein, si maman te prive de thunes tu n'as plus le choix, te voilà obligée de finir pute comme elle te l'a toujours prédit, à moins que tu deviennes "raisonnable" et que tu obéisses...)...la liste est si longue.
    il n'y a eu personne pour moi. elle avait divorcé de mon père quand j'avais 10 ans, mon frère était (bénédiction pour lui je crois) handicapé mental, partout elle racontait que j'étais difficile, folle, délinquante, droguée, prostituée, même aux repas de familles où elle me forçait à venir (surtout là, en fait!)partout on la croyait et elle se faisait encenser d'être "si courageuse" de me subir. bien entendu mes réactions face à ses saloperies ne faisaient que mettre de l'eau à son moulin. une gamine qui se lève de table en hurlant que c'est dégueulasse, faux, et que sa mère est une salope, tu penses bien que ça fait pas enfant modèle...
    mon premier suicide j'avais onze ans. pas de suivi. tout le monde a préféré croire sa version, j'avais fait ça pour l'emmerder.
    les autres ne furent pas plus réussis, elle m'a même fait l'affront de me sortir de l'hosto où j'avais été emmenée après une overdose médicamenteuse (merci les copines dépressives j'avais une sacrée artillerie pour m'achever mais mon chien du moment en avait décidé autrement) pour me ramener chez moi, où elle est restée. quand j'ai ouvert les yeux au bout de trois jours de presque coma et que je l'ai vue, elle, je suis partie directement dans la salle de bains m'ouvrir les veines. aucune prise en charge. mon poignet gauche est resté ouvert et purulent des mois entiers. elle en a rien eu à secouer. au moins j'ai des souvenirs tangibles...

    RépondreSupprimer
  136. suite


    j'ai connu un mari pn, et puis un autre, bien entendu. je n'avais jamais connu autre chose, je ne savais pas ce que c'était qu'une personne normale, bien intentionnée. impossible de parler, impossible de dire. impossible de me sortir de l'emprise de maman. quel mauvais mot pour cette chose inhumaine, maman...
    j'ai eu deux enfants (et des chiens et des chats et des oiseaux des rats...lol...je ramasse tout animal sans souci, c'est les humains qui me font peur, avoir vingt chats je trouverais ça parfaitement vivable malgré les contraintes)
    c'est à travers mes enfants que j'ai compris. ce sont eux qui ont été mes témoins secourables. c'est mon amour pour eux et le leur en retour qui m'a sauvée. quand ma mère osait dire "mais laisse le pleurer!", je sortais les griffes et je lui arrachais le bébé des bras. d'ailleurs je l'ai très peu laissée toucher à mes enfants, je ne supportais pas de les voir dans ses bras. elle ne les a bien sûr jamais gardés, même pas cinq minutes, elle a toujours pu me forcer à accepter sa présence (de toute manière elle venait hurler devant ma maison à 2 heures du matin téléphonait aux voisins au toubib et même au maire du village, alors...) mais elle n'a jamais réussi à me forcer à lui confier mes enfants. ça, plutôt mourir.
    il y a deux ans j'ai découvert alice miller. ça a été une révélation. une naissance. ma naissance.
    je n'ai fait que ça à temps lein: lire, décortiquer, écrire toute ma souffrance, mes souvenirs, mon enfance si on peut appeler ça comme ça...sortir mes tripes. en même temps j'ai rompu brutalement avec ma mère. je l'ai envoyée promener. comme ça. sans un mot. un an de tri intérieur plus tard je lui ai enfin écrit. la fameuse lettre que les psys conseillent...le grand déballage, le réglage de comptes, la rupture totale et définitive.
    je ne m'en sors pas à bon compte. elle persiste à me harceler. lettres, mails, messages sur mon répondeur (jusqu'à 30 en une demi journée, quelque chose comme ça, avec menaces, voix de tueuse, la totale...)...puis silence quelques semaines...et rebelote...
    je ne réponds jamais.

    RépondreSupprimer
  137. suite 2


    je fais autrement, maintenant. maintenant que je sais qu'elle est vraiment comme ça, que c'est pas moi, que je ne suis ni une mauvaise fille ni une folle ni rien, que c'est elle la cinglée, profondément cinglée, du genre qu'on devrait euthanasier, même, clairement, tellement il n'y a pas d'autre moyen que la mort pour espérer s'en débarrasser (la sienne étant peu probable c'est bien la raison qui m'avait poussée à souhaiter la mienne, de mort, pour que ça cesse enfin)...
    maintenant que je sais ça avec certitude, ses lettres, ses mails, ses appels, non seulement ne me font plus peur, de cette trouille dans laquelle j'ai grandi pendant plus de trente années d'enfer, mais en prime ne me font plus mal, de cette douleur terrible de se savoir coupable d'être, d'exister, juste ça, cette douleur qui me poussait à brûler, détruire, tout ce qu'elle envoyait de négatif, qui me tuait...pour ne garder que le peu de positif que je créais de toute pièce à grands renforts de patience, d'invitations (stockholm mon ami) et même de cadeaux (!!!) parce que conne aveugle manipulée simple poupée-golem que j'étais, dès que j'ai eu des moyens je n'ai jamais raté une occasion de lui montrer qu'elle se plantait et que j'étais une super petite fille qui offrait des gerbes de fleurs et même des bijoux à sa maman...non maintenant, depuis deux ans, non seulement je ne crée plus de toute pièce le faux positif mais en prime je ne crains plus le vrai négatif.
    ses courriers, ses mails, ses messages, tout est conservé, archivé, religieusement, dans la mémoire de mes ordinateurs, sur des disques externes, en trois exemplaires minimum à chaque fois.
    Je constitue mon dossier.

    RépondreSupprimer
  138. suite 3


    d'abord ça me permet de garder preuve pour moi-même. c'est important. quand on n'a jamais eu de témoin ni personne pour vous aider on a besoin de se confronter au réel, aux faits. sinon on doute de soi-même, de ses perceptions, de sa mémoire, aidé par les bien pensants qui ne comprennent pas, qui ne veulent pas croire que ça existe une mère comme ça, qui trouvent ça tellement impossible qu'ils vont chercher par tous les moyens à vous faire croire que voyons c'est vous, hein, vous affabulez, c'est pas possible, le système aurait fait quelque chose, on ne laisse pas en france des enfants dans des situations pareilles, ça n'existe pas...on devient fou, on se suicide, je sais trop bien ce que c'est que ce schéma là, hors de question de retomber dedans. alors je garde les preuves. quand elle fait un message mielleux à destination de mes enfants que j'intercepte, ça m'évite de céder à la tentation de croire à ces paroles parce que croyez moi elle sait être douce et paraître victime...je n'ai pas honte de le dire, je l'empêche d'accéder à eux, je l'en empêcherai jusqu'à ma mort, mon dossier suffit à prouver que je suis de bonne foi et que je fais mon boulot de mère en faisant ça, la justice me croirait le cas échéant, mais ma mère bien sûr n'est pas assez barge pour aller d'elle même se livrer à la justice, ça non, c'est bien plus confortable de faire sa soupe dans son coin sans personne pour voir...
    mon dossier, mes preuves, tout ce que j'intercepte aussi qu'elle destine à mes enfants, c'est aussi face à la justice que ça servirait, au cas où, un jour, dans son délire de toute puissance, madame s'imaginerait pouvoir faire valoir quelque droit que ce soit. les quelques rares humains à qui j'ai fait lire ses lettres et entendre ses messages ont été choqués, traumatisés, poussés aux larmes. un psy en a pleuré, même, c'est dire le niveau de ce que je subis, même un professionnel blindé en vient à craquer devant tant d'acharnement meurtrier de la part d'une mère, bon sang, une mère. pensez que j'ai été logée dans le ventre de cette femme, quand même. nourrie de son sein. c'est pas rien quand même.
    alors voilà ce que je veux dire aux autres enfants qui vivent ça, ou pire, je ne sais pas, peut être que pire existe après tout: accumulez des preuves. accrochez vous aux faits. le factuel, le réel, les preuves, ça vous sauvera de la folie, du suicide, et de l'emprise.
    et accessoirement en cas de besoin ça servira de défense face à la justice, qui n'est aveugle que quand elle n'a pas l'éclairage suffisant.

    RépondreSupprimer
  139. suite 4 (et fin, ouf)

    j'ai passé plus de trente ans à souffrir, à n'être qu'une victime pour des pn de plus en plus nombreux, mes maris, mes soi disant amis, mes patrons...je ne côtoyais presque qu'exclusivement des personnes toxiques et malsaines, comme si ce mode de relation me rassurait puisque je ne connaissais rien d'autre. je savais reconnaître ma souffrance, reconnaître les toxiques, et rompre aussi, mais pour aller en retrouver d'autres quasi immédiatement.
    aujourd'hui j'ai appris à être moi, à vivre seule, à m'aimer, à utiliser mon troisième oeil (et ça en effet j'ai développé un don extraordinaire pour lire dans autrui et voir tout de suite les dangers, les projections, les prises de pouvoir, les injustices...bien entendu ça ne me réussit pas plus qu'aux autres professionnellement mais je m'en fiche je suis décroissante, je bosse le moins possible, j'ai mieux à faire et ma mère m'a tellement bien appris à me contenter de très peu... que je suis riche avec un smic. ;P)et je suis très honnêtement la personne la plus forte que je connaisse. c'est ce qu'on me dit souvent d'ailleurs, que je suis forte, que tout le monde ne l'est pas tant, que je fais un peu peur, aussi...et oui, mais tout le monde n'a pas eu la "chance" d'avoir mon parcours, non plus, hein.
    ce qui ne tue pas rend plus fort, faut pas s'étonner que je sois en béton. aux autres enfants victimes je le dis: si j'ai survécu, si j'ai réussi à me débarrasser d'elle, si j'arrive à tenir ce cap de la rupture malgré les mille choses qu'elle me fait encore endurer et qu'elle fera encore tant qu'elle sera en vie hélas, si j'arrive à être mère malgré elle, à vivre, à aimer mes enfants, à ne jamais frapper ni rien, à tenir bon la distance, à savourer la moindre coccinelle, le moindre rayon de soleil qui se posent sous mes yeux, vous le pouvez aussi.
    battez vous. vivez. c'est la pire insulte que vous pouvez leur faire. c'est la plus belle revanche. être encore là, sourire à la vie, classer les courriers de ma mère en me marrant, savoir que mes enfants auront un jour accès à ce dossier que je constitue, qu'ils ne connaîtront jamais les névroses familiales et l'angoisse de ne pas savoir (pour le moment je leur dis le minimum vital, on n'approche pas de mamie, on se méfie de mamie, elle est violente et dangereuse, les détails ne sont pas de leur âge, ils l'ont trop peu côtoyée pour qu'elle leur manque et mon aîné a des souvenirs assez cuisants de sa "directivité").
    vivez, avancez, classez les faits, amassez des preuves, faites la lumière sur votre histoire pour vos enfants, et pateintez. face à un parent pn le temps est un allié. tout cela finira bien par cesser, c'est dans l'ordre des choses. a la mort de ma mère j'irai poser mon dossier sur son cercueil à l'église. ceux de ma famille qui voudront savoir qui je suis réellement, en dehors de son délire paranoïaque meurtrier, n'auront qu'à le lire. les autres pourront déposer leurs fleurs. peu importera. elle emportera avec ce dossier toute sa maladie mentale et toute son horreur avec elle dans sa tombe, et enfin on n'en parlera plus.

    RépondreSupprimer
  140. Anonyme (la dernière) tu as une histoire bien douloureuse et un lourd passé derrière toi..

    Emilie, merci pour ta réponse.
    Si, elle m'a tué.. J'ai de graves soucis de santé (le bonheur pour un PN, c'est encore plus facile..) depuis que je suis enfant.
    Ca s'aggrave, je ne suis plus que l'ombre de moi même.. Je ne réussis plus rien, je cumule échec sur échec. TOUT devient difficile. Mon conjoint ne comprend pas..
    Je suis MAL, mais MAL.. Je ne sais plus pourquoi je vis encore.
    Je ne pense pas que j'arriverais à remonter la pente.
    Personne ne sait ou ne veut savoir ce qu'il s'est passé. C'est trop dur :'(

    RépondreSupprimer
  141. à vie invisible :
    je me suis retrouvée dans cet état l'été dernier, c'est là que j'ai décidé d'entamer une thérapie pour m'en sortir, ce n'est pas évident tous les jours mais au moins cela porte peu à peu ses fruits. Ne reste pas dans la spirale qu'elle a crée pour toi, vie ce que tu as envie de vivre.

    à Anonyme : les dossier, ça me donne des idées, mais j'ai tellement peur de sa taille pour ma petite histoire que je ne franchis pas encore le pas ;p

    RépondreSupprimer
  142. Bonjour,

    J'ai mis plus de 30 ans a realiser que mon pere etait un pervers narcissique et qu il nous en a tous fait souffrir, a ma mere et a mon frere aussi. J ai ete le "chouchou" de mon pere, avec son hyper viligance et son controle de tous et tout instant. Enfant je me suis enferme dans le silence, et des que j ai pu j ai fuit "la maison" en mettant toujours plus de distance geographique entre moi et "la maison". Je me suis alors completement ferme aux autres, a mes emotions et sans plus aucune envie; aujourd hui j ai rencontre quelqu un qui m a ouvert les yeux, et j ai recouvre mes souvenirs d enfance, bons et mauvais et ne me suis jamais senti aussi mieux d avoir tout recouvre; et d avoir realise que je devais maintenant me reconstruire, retrouver mes envies. Je me suis aussi rapproche geographiquement de mon pere ce qui a egalement precipite mes realisations. J ai retabli le dialogue avec ma mere et mon frere a qui j avais tout cache de mon mal etre pendant toutes ses annees, et je tente de retablir le dialogue avec mon pere. Il me degoutte pour son manque complet de vraies qualites humaines, et il n y a pas vraiment de dialogue/echange possible avec lui. Est-ce que l on peut renouer des liens normaux avec un parent pervers narcissique? Il n y a plus tellement de controle de sa part aujourd hui, mais tout ce qui l interesse, c est toujours et encore ma reussite a ses yeux. Merci pour tout commentaire? Peut on renouer? Ou faut il faire son deuil et garder une relation superficielle?

    Merci.

    katicabogar.

    RépondreSupprimer
  143. à katicabogar :
    Bonjour,
    je ne suis pas experte en la matière car moi aussi agée d'une trentaine d'année et ayant pris la décision d'agir il y a peu.
    Je ne pense pas qu'une relation avec échange soit possible face à un ou une pervers narcissique, la notion de reconnaissance est viciée.
    Je l'ai déjà dit plus haut il me semble que le deuil du parent et de tout échange "normal" est à faire.
    Ceci dit je ne saurai pas dire si il est possible de continuer à cottoyer la personne comme on le souhaite sans retomber dans sa toile manipulatrice; et sans se faire descendre de tout le peu d'assurance qu'on a pu s'octroyer.
    J'espère que d'autres personnes dans le même cas pourront nous répondre, je te renvoie aussi vers un peu plus haut dans les discussions où j'avais demandé si il était tout simplement possible d'espérer aller mieux face à ce passé avec un parent pervers.
    Bon courage,

    Emilie

    ps : j'angoisse mon anniversaire approche avec tout ce qu'il peu coporter de pressions de la part de ma mère.

    RépondreSupprimer
  144. merci pout ta reponse Emilie. je relis.
    en parlant d anniversaire, je pense que le plus important c est toi et toujours toi; etre proche de ceux que tu aimes et qui t aiment "normallement". evite le reste du mieux que tu peux!

    RépondreSupprimer
  145. dans mon expérience personnelle il n'est pas possible de reprendre contact avec le pervers sans y laisser des plumes.
    on croit comme ça qu'on peut y aller qu'on est assez fort...et puis on baisse la garde, on l'invite, on ne contrôle pas e que font et disent les autres qui n'ont pas notre expérience...et paf le pervers obtient une information personnelle sur laquelle il va pouvoir de nouveau jouer.
    de mon côté ça s'est toujours fini comme ça.
    avec en prime l'incapacité totale de me défendre parce qu'il suffit qu'on ose dire "oh, non, on arrête là, je vois ce que tu es en train de faire!", pour que primo on se fasse taxer de paranoîa, deuxio le malheureux étranger au problème qui a laissé filer l'info tombe dans le piège du pervers et devienne votre ennemi.
    à vouloir continuer de côtoyer ma garce de mère, j'ai perdu deux maris, un frère, et j'ai bien failli y laisser mon gamin (madame y allait fort, l'invitant au ski, luxe que je ne peux pas lui payer. mon refus de le laisser partir avec une si gentille mamie a failli mal tourner, j'ai du lui dire des choses qu'il n'aurait pas du savoir à son âge)
    y'a pas cinquante solutions: il faut rompre. ça va faire deux ans que j'en suis débarrassée et ça va plutôt bien. je ne peux pas rattraper les années perdues et les relations qu'elle a brisées (ça...elle a eu tout le monde, famille, amis...) mais j'arrive tout de même à envisager un avenir.

    (anonyme du 9 mai)

    RépondreSupprimer
  146. Bonsoir a toutes et a tous,

    Je suis Sarah, et j'ai lu avec attention nos 145 messages, tous plus dramatiques les uns que les autres, tous plus individuels et intimes les uns que les autres, mais avec tous aussi au moins un point commun: nos pn nous ont soigneusement choisis, pour assouvir leur besoin de faire du mal!

    Il semble également que nous passions par des stades d'évolutions similaires avec une prise de conscience de notre dramatique situation de plus en plus importante, pour aboutir, ou a la rupture ou a l'abandon!

    Alors, je ne puis vous dire qu'une chose, à toutes et tous, COURAGE, FUYEZ!!!

    Car ceux qui s'en sortent le mieux, sont aussi ceux qui rompent tous liens avec le pn. Nous n'avons aucune chance de resister a NOTRE propre prédateur, ne serait-ce que par la question que nous nous posons tous a un moment ou a un autre: et s'il y avait une toute petite chance pour que nous nous soyons trompés?

    Que celles et ceux donc, qui peuvent témoigner d'un tel miracle, nous le raconte...

    Je vous souhaite le Meilleur...
    A+
    Sarah

    RépondreSupprimer
  147. A toutes et tous,

    Merci Emilie pour ta lecture que je devine chaleureuse.

    Je suis suivie par une psy (que je ne remercierais jamais assez d'autant passer de temps à m'écouter et à avoir su mettre le doigt là ou ça coinçait...).

    Justement aujourd'hui, nous avons parlé de fantômes familiaux... Je me demande si ma clé n'est pas là..

    Aucun souvenir "dit" du côté de ma PN... Pas de photos.. Des envies de savoir quand j'étais petite (je fouillais les armoires de ma PN)..Je pense qu'il y a des non-dits..

    C'est dur... Ai-je envie de savoir?

    C'est rassurant de savoir qu'on n'est pas seul...

    RépondreSupprimer
  148. Bonsoir,
    quand je lis vos messages, je m’interroge sur l'avenir de ma fille qui va avoir un an et qui subit indirectement les actions perverses de son père.
    j'ai porté plainte contre le père de ma fille pour violences conjugales. Violences provoquées par sa PN. j'ai failli retirer ma plainte sous prétexte que je voulais protéger ma fille et en vous lisant je pense que mon action est légitime mais au fond de moi je sais qu'il va nous le faire payer d'une manière ou une autre et au moment où je m'y attendrais le moins. La seule solution qui me reste c'est de fuir loin , loin mais dans la réalité...Du coup je suis partie pour solliciter l'aide d'une association afin de me libérer des griffes de ce tyran.

    RépondreSupprimer
  149. Bonjour,

    Je suis fille adulte d'une PN. Ma mère, j'en parle au passé, car je ne veux plus aucun contact avec elle, détruisait toutes les relations autour d'elle. Non seulement elle ne s'occupait pas de ses enfants car elle aimait plus ses cachets et son alcool, mais elle a fait en sorte que mon père, totalement sous son emprise, soit violent avec moi. J'ai mis des années avant de m'en rendre compte, et d'accepter cette réalité: quand mon père me battait, c'était TOUJOURS à la demande de ma mère: "Elle me rend folle, fais quelque chose!".

    Ma mère a également divisé pour régner. Elle avait 2 filles, mais ne pouvait avoir de contact qu'avec une à la fois. Elle semait la zizanie et incitait à la jalousie entre ma soeur et moi. Je n'ai plus de contact avec cette soeur, qui a aussi tous les signes d'une PN.

    Dernièrement, ma mère a essayé de semer la zizanie entre mon fils et moi. Je n'ai pas accepté et je lui ai dit. Elle a coupé le contact depuis des années car je ne lui obéissais pas, je refusais de casser ma loyauté absolue envers mon fils.

    Aujourd'hui, ma mère et ma soeur ont été jusqu'au bout de leur méchanceté: mes parents vivaient à l'étranger, et ma mère m'a caché la maladie de mon père. Il est décédé récemment, et elle ne m'a pas contactée pour m'en informer. Je n'ai pas pu aller à l'enterrement. Elle a complètement nié les relations des autres, afin de toujours se mettre au centre de tout.

    Ce qu'elles ont fait là est au plus monstrueux. Je n'ai plus aucun besoin maintenant d'être en contact avec elles.

    Tout est devenu clair avec le décès de mon père: à quel point il a été victime et non bourreau, de cette méchante femme.

    J'ai passé l'éponge très rapidement, elles n'existent plus pour moi. Si jamais l'une d'elles me contacte, je lui dis: "Je ne vous connais pas, madame" et je raccroche.

    Envers les monstres, il faut mettre des limites. Elle n'a donné que de la destruction, semé la peur, la honte, la culpabilité, effrayé et fait fuir mes petits amis, divisé ses frères et soeurs, cassé l'amour partout.

    Bye bye, monstres. Vous ne serez plus jamais dans ma vie.

    RépondreSupprimer
  150. Je n'ai pris conscience que depuis environ deux ans que ma mère était PN, tout s'est aggravé à la naissance de mes enfants (sans doute le fait de devenir grand-mère) était insupportable.
    Je n'ai pas eu à subir les horreurs que je viens de lire dans certains témoignages mais j'ai eu droit aux tentatives de suicide, aux coups (à l'âge adulte), aux insultes (sans témoins bien sûr), aux mensonges, au chantage à l'argent et j'en passe... J'ai moi même fait une tentative de suicide à l'âge de dix ans et elle a eu l'audace de raconter cela à mes propres enfants sous la forme d'une anecdote rigolote.
    Ce que je vis le plus mal c'est qu'elle s'est forgée l'image d'une femme admirable et que les gens tombent dans le panneau (pas tous heureusement), bien sûr elle me critique allégrement auprès de la famille et de ses amis, notre mauvaise relation est entièrement ma faute, je suis la mauvaise fille. Malgré un certain recul je souffre beaucoup de cette situation et je somatise. J'ai peur d'être comme elle quand je me vois accumuler les preuves de sa mythomanie en l'espionnant.
    J'aimerais vraiment m'en sortir.
    Bon courage à tous et toutes.

    RépondreSupprimer
  151. Je suis ici pour ma fille. J'ai besoin d'aide, c'est urgent! Son papa est pn et ma fille risque de changer de résidence principale prochainement. Je ne sais quelle attitude adopter ni comment me battre... Faut-il la laisser aller et faire son "expérience" ? est-ce que je me fais des films ? peut être que ma peur de "perdre" la résidence principale de ma fille me fait voir des choses qui ne sont pas réelles ? peut être que c'est moi qui suis malade... Je n'en peux plus. Je pensais être sortie de ces réflexions sans fin autour de suis je coupable ? est-ce moi qui le pousse à être tel qu'il est ? est-ce que je ne l'accuse pas d'un mal qui m'atteint moi ?

    RépondreSupprimer
  152. APPEL AU SECOURS POUR MES ENFANTS de moins de 9 ans.
    Le juge aux affaires familiales doit de nouveau nous recevoir d’ici quelques jours (avant le 10 juin 2011), pour confirmer la résidence principale des enfants, recueillir mon retrait de plainte à sa demande personnelle, et confirmer surtout sa préférence ‘’exclusive’’ pour une résidence alternée contre vents et marées, allant jusqu’à me demander de retirer ma plainte car « elle ne vous apportera rien » « qu’espérez vous gagner » ;
    Ce juge est persuadé de pouvoir raisonner ce PN père des deux enfants (le protège et le chouchoute carrément en audience –alternant remontrances et compassion), pour…/… réussir sa méthode absolue : la médiation familiale, la résidence alternée, ……/……elle dénie totalement les influences néfastes sur les enfants MALGRE des rapports de psy et surtout une expertise psychologique contre le père, confirmant ses abus de manipulations, MAIS à aucun moment il n’est écrit que le père est malade (mais ‘’violent’’) et qu’il ne devrait plus être en contact avec les enfants (mais il est ’’ indispensable de saisir le juge des enfants‘’ = une procédure de plus, pendant que les enfants subissent encore) ;
    ET C’EST SUR CE POINT QUE J’APPELLE AU SECOURS : je recherche donc un moyen de convaincre CE JAF que les enfants ne peuvent s’en sortir indemnes, et qu’il est encore temps de les protéger, mais qu’il est indispensable de les protéger, qu’ils subissent une dépersonnalisation (ce n’est pas une affection sincère qu’il manifeste avec débordement pour que toute la ville le voit ainsi AIMANT SES ENFANTS PAR-DESSUS TOUT avec effusions débordantes en public (grandes caresses, énormes bisous aux enfants en réclamant encore) , car il démontre qu’il est les deux « je suis le père et la mère , puisque la mère est défaillante) ;
    VOICI UN RESUME DE L’HISTOIRE :
    je suis séparée depuis plus d'un an du père de mes deux enfants. J’avais été ‘’chassée’’ du logement familial (propriété commune) par diverses manipulations et menaces.
    Séparation ………../………
    Mais LUI, en est devenu encore plus impressionnant de ‘’rage explosive’’ envers moi et de séduction parfaite envers les enfants, notre voisinage et la direction de l’Ecole : j’étais la folle, et pratiquement interpellée dans la rue par des voisins, des parents d’élèves et les beaux-parents : tous l’aidant à récupérer les enfants par la force de persuasion. J’eu l’impression de perdre ma vie…….
    J’ai alors déposé plainte (ENFIN) …/…. et maltraitances psychologiques sur les enfants mineurs.
    Seule en audience, face au juge familial que j’avais aussi saisi en urgence, face au PN et son Avocate, j’ai exposé les faits comme j’ai pu (car la gorge nouée, et tétanisée par la présence du PN, épuisée, j’ai très peu parlé) , MAIS j’étais fière de mon dossier-papier…./….que le juge a refusé de prendre….. rend sur l’instant même le JUGEMENT suivant : résidence principale des enfants chez le père (j’ai cru mourir à cette énonciation), Médiation familiale de 3 mois (j’ai vécu une torture judiciaire) , avec injonctions au père …./. ….
    Suivirent d’autres audiences : mêmes pressions pour négocier mon retrait de plainte………et toujours renvois jusqu’à ce que je cède. ….. /…..j’avais fini par m’écrier avec dépit et rage "moi, la femme invisible" ‘’mais n’oubliez pas les enfants…. ‘’
    ET C’EST SUR CE DERNIER POINT QUE J’AI BESOIN D’AIDE : je ne parviens pas à convaincre ce juge : Moi, la femme invisible, je reste encore la mère, et j’ai failli tout abandonné d’épuisement ces dernières 24h……/……mais en tombant sur ce blog, et vous lisant, les larmes aux yeux : JE VEUX REPRENDRE MON COMBAT pour mes deux enfants qui ne peuvent le faire eux-mêmes SI NON qui va le faire pour eux ? c’est comme arracher une personne à une secte et à son Maître-Gourou qui a déjà fait son lavage de cerveau……..et les enfants présentent des maladies (y compris hospitalisation d’urgence……)******

    RépondreSupprimer
  153. A Anonyme du dernier message, comme je tremble en lisant ton message... COMMENT est-il possible que le JAF passe outre toutes les preuves que tu as avancées ??? Nous sommes un peu dans la même situation mais moi je n'ose pas encore "attaquer" sur le terrain psy. J'espère pouvoir m'en sortir sans avoir à déballer tout ça. Je risque gros mais j'ai trop peur que ma parole ne soit pas entendue et que je sois taxée de "mère toxique" pour ma fille. Bref, que mes "dénonciations" conduisent le JAF a considéré le père de ma fille comme une victime et non l'inverse. C'est ça qui est dur, devoir masquer la vérité alors qu'elle est terrifiante si on la regarde telle qu'elle est. Je suis coincée...Bonne chance à toi et à tes enfants !

    RépondreSupprimer
  154. AUX MERES D'ENFANTS DE PN
    Merci Marie pour ta réponse, je me demandais si mon histoire pouvait t'apporter une réponse plus ou moins directe. En lisant l'histoire des enfants de PN,nous : l'autre parent avons la responsabilité de réagir ; MAIS la justice est encore dans les errements et je suis comme toi A DOUTER de mon bon fondement ; c'est tres dur et il faut se faire VIOLENCE pour conserver ses certitudes même après la séparation ; ALORS je te réponds : bats toi pour ta fille et minimiser son enfer,lis ce que ces autres enfants ont souffert ; nous devrions unir nos forces, Nous "l'autre parent survivant" ; l'UNION FAIT LA FORCE : pour que la justice entende la voix des enfants ; et peut-être que ces autres enfants que nous lisons POURRAIENT TEMOIGNER avec plus de force encore, pour éviter d'autres victimes car nous sommes trop astreintes au silence.........ALORS COURAGE MARIE. je suis Marianne.

    RépondreSupprimer
  155. MERCI POUR CES TEMOIGNAGES D'ENFANCE
    je suis Marianne et ai laissé 2 messages hier dans la hâte....
    Puis cette nuit, j'ai pris un peu plus le temps de lire....
    Cette lecture m'a (re)convaincue qu'en tant que mère, bien que femme invisible (puisque la concubine est juridiquement inexistante) je dois reprendre le flambeau et affronter les incroyants qui pourtant sont là pour nous aider : juges et psy...Merci encore, mais toujours la même question quels sont les psy qui y croient et qui pourraient convaincre la justice sur le sort des enfants après la séparation ??? la Résidence alternée est elle acceptable pour ces enfants ?? je répond à leur place, mais je me trompe peut-être : il faut répondre NON ; je propose aux mamans en cours de procédure de nous retrouver sur le blog CONJOINT ou PARENT ?? Marianne

    RépondreSupprimer
  156. BONSOIR : que pensent les enfants de PN de la Résidence alternée ?
    je viens de subir 2heures en confrontation avec mon PN chez une psy judiciaire à la demande du JAF . Se fut 2H criardes à mon encontre, pour entendre dire que nos enfants me détestent pour avoir quitter leur père, les avoir forcé à cette séparation paternelle (paroles des enfants et du père), et pour atténuer la souffrance du père suite à cette trahison et abandon par la fuite, il s'est présenté comme très affecté par cette séparation brutale :car de personnalité très sensible - c'est la raison pour laquelle nos deux enfants de 7 et 8 ans l'aiment lui et pas moi leur mère ; Je me demande si mes enfants se souviendront de moi et de ce sacrifice pour les tirer de là ; il est impossible de s'en sortir seul et aussi de convaincre cette psy qui ne semble pas imaginer ce que vous autres décrivez dans ce forum ( et pourtant elle connaît la PN mais veut la résidence alternée!!!!!!). Marianne.

    RépondreSupprimer
  157. Bonjour à tous et à toutes,
    Que de détresse dans tous ces derniers messages! Moi, fille de pn maintenant adulte et maman moi même, je comprends et je ressens si fort la détresse de ces mamans qui n'arrivent pas à sortir leurs enfants des griffes d'un pn. Et je crois que beaucoup de victimes ont du mal à faire comprendre à leur entourage proche, et à fortiori à des juges ou psys, quelle est la véritable personnalité des pn. Il faut rappeler que cette notion de "pn" n'existe pas depuis longtemps, et comme toujours en France, les mentalités sont très longues à évoluer, sur ce sujet comme sur d'autres malheureusement....
    Mais mesdames, vous qui avez compris quel péril guette vos enfants, surtout ne lâchez rien!
    Non, il ne faut pas retirer la plainte qu'on a mis si longtemps à formuler, non, il ne faut pas laisser les enfants "faire leur propre expérience" car lorsque celle -ci sera faite, il sera trop tard...
    J'ai vécu moi même la garde alternée, et c'est là que j'ai vécu les choses les plus dures, sans la présence de ma mère, et sans aucun témoin, mon pn de père s'est cru tout permis.
    Montrez aux juges et aux psys ce blog, ou tout autre témoignage d'enfants de pn, ne culpabilisez pas en vous demandant si ce n'est pas vous la malade (comme Marie du 4 juin), ne vous laissez pas impressionner par la capacité de séduction du pn (je me souviens de mon père retournant un juge comme une crêpe en quelques minutes) et FONCEZ.
    Comme le dit souvent Sarah, COURAGE, FUYEZ!
    Et si parfois vos enfants semblent vous en vouloir de ces déchirements, sachez qu'à l'âge adulte ils reconnaîtront ce que vous avez fait pour eux, mais aussi ce que vous n'avez pas fait....
    Alors donnez leur toutes leurs chances, et battez vous jusqu'au bout.
    Petit à petit les mentalités évolueront, et un jour votre combat sera reconnu.
    Je vous souhaite à toutes un grand courage, et QUE LA FORCE SOIT AVEC VOUS.

    RépondreSupprimer
  158. merci pour ton message Isa, je passe devant le JAF demain. Mon avocat à l'air serein. Espérons que tout se passera bien. Une fois que tout sera terminé, je compte bien prendre ce pb à bras le corps et contacter une association pour m'aider à lutter contre ces manoeuvres tordues afin de ne pas avoir à revivre les heures angoissantes et tuantes de ces derniers mois. Je veux trouver les moyens d'aider ma fille à faire face à son pn de papa et ça je ne le peux pas seule. C'est mauvais pour notre relation à nous. IL faut qu'une personne neutre et formée s'y colle.
    merci encore pour tes encouragements

    RépondreSupprimer
  159. Bonjour à toutes et à tous,

    Je m'identifie à 100 % dans tous vos commentaires. Vous me touchez tous et m'aidez dans mon cheminement pour sortir le géniteur PN de ma vie. Vous avez presque déjà raconté ma vie à travers les vôtres, mais voici un exemple complémentaire qui illustre bien le PN.

    Lorsqu'il a décidé d'avoir une aventure avec une autre femme que ma mère, le PN lui a dit: « Chérie, j'éprouve des sentiments pour une autre femme. Je dois aller passer quelques jours chez elle pour essayer de voir si c'est sérieux ». Elle elle a dit: « Ne fais pas ton entraînement matinal dans sa rue, je t'en prie ». Et elle a pleuré plusieurs jours en attendant qu'il revienne, et elle n'a cessé de pleurer depuis 30 ans. La moindre petite chose et elle s'effondre en larmes. C'est une dépendante émotionnelle dont le bonheur et le malheur ne dépendent que des autres. Je suis certaine que ce PN se régalait de savoir qu'elle souffrait juste à s'imaginer ce qui se passait chez cette autre femme. PN = cruel, tyran, ogre, tortionnaire, sadique, bourreau.

    Lorsqu'il est revenu, ce lâche de PN l'a convaincue qu'il ne repartirait plus, qu'il le regrettait, et que s'il s'était détourné d'elle, c'est uniquement parce qu'elle criait sans cesse après les enfants... Elle ne s'est pas retenue de nous manipuler avec cela. Vous imaginez le poids sur nos épaules et la dynamique familiale après. Nous étions tristes qu'il revienne à la maison. Nous aurions préféré qu'il refasse sa vie avec une autre femme plutôt que de tout contrôler avec obsession. Ce PN était de trop dans la maison. Il nous terrorisait.

    Après son retour, je n'ai cessé d'être tenue responsable de tous leurs problèmes, même 30 ans plus tard. C'était plus simple pour le PN de me haïr que de prendre responsabilité pour son infidélité. Du fait, il encourageait ma mère à faire de même, car nous étions responsable de cette infidélité. Et c'était plus facile pour elle de mettre leurs problèmes de couple sur le compte que nous n'étions pas gentils avec elle, alors c'était la cruauté mentale, la violence verbale, les menaces de sa part à lui, le PN.

    Moins je le vois, mieux je me porte. L'absentéisme est notre meilleure forme de contrôle sur eux, car ils n'ont aucun contrôle là-dessus. Ça les rend furieux.

    Merci à tous d'écrire ces témoignages. Cela permet de comprendre 40 ans de manipulation par un PN et de faire du ménage dans ma tête.

    RépondreSupprimer
  160. Depuis mon annniversaire elle revient à la charge, je suis épuisée, harcelée, ma tension c'est effondrée, mon ventre me fait mal, je ne dors plus...vive le retour de la Pn...
    De plus ma tante se meurt, alors la pression est constante car elle doit paniquer...
    vivement l'éloignement.
    Tenez bon

    RépondreSupprimer
  161. bonjour à toutes et à tous,

    J ai laissé mon témoignage en date du 8 juin 2011 et une adresse mail pour celles qui veulent échanger et s'apporter un soutien et une écoute mutuelle. c'est sur le forum conjoint de pn.

    RépondreSupprimer
  162. Bonsoir,OXALIS A DIT:
    Je suis tres touche par tous les commentaires que j'ai pu lire et me reconnais par bribes dans beaucoup d'entre eux.
    Je suis un homme de 42 ans, j'ai une soeur ainee de 5 ans, un pere une mere. Je vais essayer d'etre bref meme si evidement il y a beaucoup a dire.Je vis a l'etranger, mes parents viennent de nous rendre visite ,et depuis une semaine je n'arrete pas de lire des forums et sites essayant de comprendre pourquoi j'ai toujours eu le sentiment d'etre mepriser par mon pere et pas aimer. Jusqu'au moment ou je suis tombe sur le mots pervers narcissique qui tout d'un coup a ete comment le sentiment d'avoir trouver la clef de l'histoire de ma vie. J'ai du coup passer la semaine a lire et faire des recherches sur le sujet et me suis sentit tous d'un coup liberer...puis a commencer a venir le doute, et me dire qu'au pire c'est un "PN light" ou bien juste un manipulateur, ou un homme bourru qui cache ces sentiments..ect..et j'ai l'impression petit a petit de devenir fou et que ce n'ai pas a moi de poser un diagnostic et de perdre le bienfait de ce que je pensai avoir compris ou peut etre je ne peux pas l'accepter..

    RépondreSupprimer
  163. OXALIS ...suite
    Ma mere doit l'etre ou est simplement bipolaire..et a rendu notre enfance horrible et nulle...vu que ma soeur et moi n'etions jamais assez bien. Elle nous battait, humiliais,ect..je passe les details...mon pere etait absent et rentrait tard ( le boulot ) en quelque sorte il a demissioner. Il toujours ete inexistant pour moi ayant decreter que j'etais le fils de ma mere, et ma soeur sa fille...( qui du coup elle, avait des qualites ) .
    Jusqu'au jour ou je parte de la maison pour entamer mes etudes superieures. La, a commencer nore relation avec l'argent, et vu qu'il est aiser, me suis dit que si il payat comme il le fasiat c'est qu'il devait m'aimer, et a toujours ete la pour boucher les trous.
    J'ai fait le deuil de ma mere il y a des annees, qui passait de depressions en depressions...et n'ai aucun espoir par raport a elle mais n'en souffre plus sachant qu'elle est "malade" ..et mettant du coup ca sur le compte de la maladie..A un moment de creux de sa maladie ,ma soeur faisant sa vie de famille, et sentant mon pere tres touche..je suis regulierement aller le voir et essayer de l'aider dans son projet de restauration d'une maison afin de l'encourager ,etant la seul chose ou il pouvait se changer les idees et donner un but a sa vie etant a la retraite...ca nous avait me senblet'il rapprocher....et nos conversations tournaient beaucoup autour de ma mere, son sens du devoir, et finalement moi qui le plaignait et lui disait combien je respectais et comprenais se par quoi il passait. ma mere sortie d'HP et ayant trouver un traitement adequat depuis un an ,les choses vont mieux pour lui et il refonctionne a deux ( a se mettant sur la figure verbalement sans cesse )..

    RépondreSupprimer
  164. OXALIS ..suite et fin
    et j'ai retroouver lors de cette visite l'homme d'avant cassant, toujours le petit mot qui tue..bref...il y a 2 phrases que j'ai toujours entendue qu'il vient de me ressortir qui du coup mon mis la puce a l'oreille et que j'ai entendu differement que d'habitude d'ou le debut de mes recherches en me demandant si un pere pouvais etre jaloux de son fils ou essayant de cercher l'origine de son mepris envers moi..si quelaue chose de ma petite enfance avait provoquer son mepris..ect.. ( je me souvient avoir refuser en hurlant qu'on me mette dans son bain quand je devait avoir3-4 ans)
    Les phrases:
    -"AH ,ben je vois que tu n'a pas changer "
    -"de toutes les facons tu n'est pas un XY" ( notre nom de famille)
    Je passe les : "On ne veut surtout pas creer de problemes entre ta femme et toi " et les phrases assasines tous les 1/4 d'heure, du genre s'asseyant au comtpoire de la cuisne ,pendant que je prepare le diner, ben tient on va s'assoir pour le regarder pour une fois qu'il travaille..blablablabla..
    Ca faiait 2 ans que nous nous etions pas vu , ne pouvant quitter le pays ou je suis..et voila ce que je retrouve...Ma mere a toujours ete la source claire des problemes de la famille et lui le saint qui supportait tous cela..bref, c'est tres long a raconter et beaucoup plus complexe, mais je suis un gamin qui a fait pipi au lit jusqu'a 10 ans ( ai d'ailleur eu droit a une ceinture electrique...je sais pas si vous connaissez),qui etait bourrer de tics, qui avait les cheveux qui tombait par plaques,n'avait pas d'apetit (bu beaucoup de flacon de Periactine )...mon pere n'etais jamais clairement mechant a part les propos meprisant,son ignorance a mon egart ( j'etais comme invisible) mais a laisser ma mere se defouler sur moi sans jamais me rassurer. J'ai eu un Patron pendant 11 clairement Pn, puis une associee pendant 3 and Pn de haute voltige...( ca je veint de le comprendre,et pour le coup suis tres soulager )
    Bref, je crois que je n'arrive pas a accepter que mon pere soit PN..j'en ai parler a ma soeur il a a 2 jours, qui me trouvait a cote de la plaque disant que nous avons toujours eu des problems de communication lui et moi...et que c'est juste ma mere la PN...j'ai parler avec mon ex femme d'il y a dix ans (nous sommes touours tres amis) afin de voir si elle trouvais que j'etais a cote de la plaque...elle etati surprise, le trouvant charmant et certe un humour grincant..et ma femme catuelle , qui a ete temoins du sejour, a passer sont temps a me defendre et etait surprise de son attitude, meme si toutefois il etait tres tres charmant avec elle..ce qu'elle trouvait presque genant..evidement mes parents l'adore et vu que je ne travaille pas en ce moment ( notre choix) elle, elle a beaucoup de travail, elle, elle a beaucoup d pression et il faut que je sois gentil avec elle ( je les attendais pour me le dire..)
    Bref comment voir plus clair..le pire est que je me trouve mechant et mauvais de penser cela de lui..
    il y aurait t'il un moyen plus infallible de savoir si il est PN..?que dois-je fiare ,l'affronter et lui demander quel est son probleme avec moi?
    Peut-etre j'aurais du vous expliquer davantage, mais si deja vous lisez ce commentaire bravo!!

    RépondreSupprimer
  165. OXALIS encore..
    En fait ce que je decouvre,mis a part ma femme ,c'est que c'est un sujet isolant qu'il ne vaut finalement mieux pas partager avec les autres, (d'ou j'aprecie encore plus ce blog), comme le 2eme effet Kiss cool ( sauf que la c'est pas cool),peut etre que j'ai plus ou moin reussi a m'en sortir en apparence mais c'est pas ce que je sens en moi.et quand on aborde ce sujet les gens ne veulent pas penser que ca puisse m'etre arriver..c'est toujours ailleur ,loin pour d'autres..c'est curieux..et me fait terriblement douter..et du coup me dit que c'est moi qui vait passer pour le pn...comme si je parlais de mon pere alcolique et qu'on me diait eu j'avais quand meme une bonne descente..ou avait peur d'etre regarder tout d'un coup comme tel...ca rend compelemnt fou..et j'au du coup le sentiment d'etre coince entre 2 portes, comme dans une situation inexctricable..mais on, je sais que c'est un probleme que j'ai a regler seul et pour moi...mais ca fait peur..

    RépondreSupprimer
  166. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

    RépondreSupprimer
  167. Cher Oxalis,
    Je suis enfant de pn, brillant! Sa violence envers moi a été a la mesure de son intelligence, sans limite!
    J'ai mis 30 ans pour comprendre ce que chacun ici comprend plus ou moins bien en fonction de son expérience, mais aussi du courage immense qu'il faut pour "voir la réalité en face" qui est autrement plus dramatique que le pire des films d'horreur que l'humain puisse inventer ( a part Freddy Krugger)... Mais si vous voulez vraiment ne plus avoir de doute sur la perversion narcissique de vos parents, demandez vous si vous les avez vus éprouver la moindre tristesse, le plus petit chagrin, une quelconque compassion AUTHENTIQUES a l'égard de la souffrance ou de la misère humaine (la vôtre ou celle d'une tierce personne). Si vous répondez par la négation, vous saurez que votre parent est un PN, alors, rien ne sert de lutter, occupez-vous de vous-même! Et, courage, fuyez!
    Je vous souhaite a tous le meilleur...
    Sarah

    RépondreSupprimer
  168. Je me reconnais beaucoup à travers ces histoires, ayant eu une relation destructrice avec une mère perverse narcissique.

    J'ai une mère envahissante, possessive et destructrice. Ma mère a gâché et brisé ma vie de couple, avec mon copain avec qui je vivais depuis 9 ans en concubinage. Elle était trop intrusive et trop envahissante dans ma vie, voulait tout diriger dans mon couple, le choix d'appart, la déco, nos décisions, notre vie. Elle nous appelait tous les jours au téléphone pour nous dire comment vivre, manger, respirer etc! Le tout en me critiquant, me dénigrant, reprochant ma façon de vivre, mes choix, mes envies, et pour parfaire le tableau me manipulait avec l'argent pour mieux asseoir son pouvoir. Si bien que j'ai fini par tomber dans une dépression. Elle avait finalement réussi à me détruire psychologiquement. Bien sûr, tout ma mère ne m'a pas soutenue ni aidé dans cette période douloureuse mais en a plutôt profité pour me rattraper dans ses filets et me manipuler de plus belle. Après avoir détruit mon père psychologiquement, puis ma soeur, elle s'attaquait désormais à moi. En précisant qu'elle nous a constamment monté la tête, à ma soeur et moi, contre mon père, en nous disant que c'était lui le "monstre". Sa devise: diviser pour mieux régner. Et elle a réussi puisqu'elle a détruit toute la famille (paternelle surtout)
    Elle se prenait pour la mère parfaite qu'elle n'était pas! Jamais aucun compliment, aucun encouragement, aucune considération de sa part, juste du mépris et de l'indifférence.

    Au divorce de mes parents et à la séparation d'avec mon copain, elle a voulu tout diriger et contrôler dans ma vie vu que j'étais désormais seule et elle aussi. Elle était contente et se réjouissais de ma séparation. Je me trouvais ainsi dans la même situation qu'elle et ainsi je ne la trahissais pas, vu que je continuer à aller dans son sens. A ce moment précis, elle en a profité pour me tomber dessus l'air de pas y toucher. Elle était jalouse de ma vie, frustrée et aigrie de la vie qu'elle n'avait pu avoir. Elle critiquait et s'acharnait sur tout le monde sans raison aucune.
    suite de mon histoire sur le post dessous...

    RépondreSupprimer
  169. Suite à la manipulation destructrice de ma mère, j'ai donc coupé les ponts une première fois avec elle pendant une durée d'1 an en pensant qu'elle allait changer et que l'on pourrait enfin avoir de bonnes relations mère-fille. Mais il n'en fût rien. Quand j'ai repris contact, elle était toute mielleuse, toute douce puis la méchanceté, la manipulation sont revenues au galop. c'est pourquoi, peu de temps après j'ai recoupé les ponts définitivement . Bien sûr ma mère ne l'a pas vu d'un bon oeil et a essayé de me harceler en se pointant à l'improviste à mon appart, en me laissant des messages désobligeants sur mon répondeur, en me critiquant, me dévalorisant...Et comble de malheur, j'avais retrouvé un autre copain qu'elle s'est empressée de critiquer sans l'avoir jamais vu!! J'ai dû déménager (à une heure de distance d'elle) pour qu'elle me foute la paix, ne plus subir son emprise, en me mettant sur la liste rouge et ne communiquant pas ma nouvelle adresse. Mais c'était sans compter sur sa pugnacité. Elle a réussi à se procurer mon adresse et m'a harcelée par lettre en me faisant culpabiliser de mon attitude ingrate, de ses problèmes de santé, de ses malheurs ( elle est même pas capable d'aller voir un psy) et me faire culpabiliser que j'ai une soeur vulnérable et fragile (que cela en serait presque ma faute). Donc aucun droit au bonheur.

    Pour ma mère, c'est bien simple je n'ai pas le droit d'être heureuse, indépendante et d'avoir ma propre vie.

    Aujourd'hui cela fait 3 ans et demi que j'ai coupé définitivement les ponts avec ma mère et je ne le regrette pas. Je suis heureuse, j'ai retrouvé ma liberté. La liberté d'être moi, de penser, de respirer sereinement. Je me reconstruis en paix. Je déménage loin d'elle à 600 kms et mettre ainsi un point final à cette manipulation destructrice. Parfois on a pas le choix. C'est une question de survie. Il vaut mieux partir et s'éloigner de cette emprise nocive plutôt que d'y laisser sa santé mentale. Ceci afin de se protéger et se préserver de cette toxicité.

    Tout cela pour dire que c'est peine perdue de vouloir changer ses parents pervers. Une utopie de croire à un réel changement. J'ai fait le deuil d'une mère que je croyais "parfaite et aimante" qui n'est en réalité que "démon et tyran". A nous de savoir ce qui est bon ou pas et ce qu'on peut encore accepter et endurer d'eux.

    Ne plus se laisser dicter sa vie par sa propre mère toxique. Faire sa vie comme on l'entend. Ce n'est pas parce que c'est notre mère que l'on doit la vénérer, la mettre sur un piédestal. Il faut prendre conscience qu'on ne changera jamais les parents toxiques, juste à nous de pouvoir changer ce qui ne nous convient plus dans cette relation destructrice. A savoir que ces personnes ne se rendent pas compte de leurs emprise, de leurs comportements nocifs et essayent de tirer les ficelles dès qu'il y a une faille, une faiblesse chez l'autre, pour mieux asseoir leur pouvoir et garder l'emprise sur autrui.
    Maintenant je m'efforce de construire ma nouvelle vie.

    RépondreSupprimer
  170. Bonjour,
    Je vois assez fréquemment des articles, témoignages et commentaires sur les PN. Je suis moi-même victime d'une de ces malades. Je précise que je suis un homme. J'ai passé la cinquantaine, je mesure 185 cm et pèse 98k.
    J'ai passé presque 20 ans pendant lesquels mon épouse m'a tout fait.
    Tous les actes mentionnés dans les divers articles. Dans toutes les descriptions, j'y ai retrouvé un portrait fidèle de cette femme.
    Je suis divorcé depuis bientôt 10 ans et j'ai encore un problème à résoudre.
    Jusqu'a il y a peu, je continuais à être sous emprise à cause de 3 enfants mineurs que je ne voulais pas perdre. Aujourd'hui, je cherche la solution pour rester en contact avec mes enfants, mais en laissant la mère de côté.

    Si quelqu'un veut bien me raconter son expérience, je suis preneur, car avouons le tout de go. Elle me fait peur...

    Vous avez des solutions ??? Merci ...

    RépondreSupprimer
  171. Bonjour à tous, tout d'abord merci pour ce forum qui créé des ponts entre "nos îles désertes". C'est un soulagement, bien qu'en même temps une horreur de voir que nous ne sommes pas seuls! Je ne saurais quoi écrire mis à part que de vous lire me fait autant de bien que de mal. On aimerait malgré tout être les seuls à avoir un parent PN car je ne souhaite à quiconque sur cette terre de "vivre" cette vie, mais je dois avouer que à part vous personne ne peut vraiment comprendre ce dont il s'agit ce qui est d'autant plus dur qu'après avoir vécu cette vie d'isolement et de violences quotidienne, on aimerait juste être considéré comme une victime et pas juste quelqu'un qui fabule un peu trop. Je souhaite à tous beaucoup de courage merci encore pour vos témoignages!

    RépondreSupprimer
  172. Bonjour,
    Dans tous les blogs et forums de discutions que j'ai pu voir , beaucoup de témoignages, et une seule solution : la fuite!
    C'est pourquoi se pose à moi un problème d'importance qui m'inquiète beaucoup!
    Je voudrais sauver de très jeunes enfants de ma connaissance (de moins de 6 ans) d'une mère manipulatrice narcissique qui totalise au moins 21 des 30 critères permettant de déceler un manipulateur narcissique.
    Mais comment faire?
    Le père est aussi une victime qui s'ignore ne voit pas le désastre que sa femme cause à ses enfants qui sont trop jeune pour comprendre qu'ils ne sont pas élevés comme les autres.
    Merci de me conseiller.

    RépondreSupprimer
  173. Bonjour je m'appelle Amélie La seule solution que j'ai trouvé: la fuite.
    La reconstruction est longue et douloureuse.
    Ma mère depuis ma naissance m'a usé à petits feux.Victime à 12.5 ans d'un ami de la famille pédophile elle m'a giflé pour que je me taise car sinon mon père allait la frapper car il aurait douté de sa fidélité.
    La PN mère ramène tout à elle nous sommes 5 enfants et jusqu'à dimanche j'étais la seule qui avait ouvert les yeux sur cette malade mentale.Un de mes petits frères est venu me voir car il s'est enfin réveillé.
    Il ne comprends pas pourquoi il a été si longtemps dans son moule.
    Je pense que je vais écrire un livre pour me libérer.Dialogue impossible avec ces personnes la coupure est le sauvetage de notre vie et de celle de nos enfants.
    MERCI je sais que je ne suis plus seule et l'absence de ce parasite maternelle m'a permis de creer de nouveaux projets je me sens à 35ans exister pleinement.

    RépondreSupprimer
  174. Mon problème actuel, et je crois celui de beaucoup de gens ici, est de vouloir à tout prix mettre un nom sur les comportements malsains dont nous avons été victimes.

    Mon père est un psychopathe et/ou un pervers narcissique (aucun de ces termes n'ayant de signification précise en psychiatrie). Ma raison me dit que, fondamentalement, l'appellation (ou le diagnostic) n'a pas tellement d'importance. Ce besoin d'étiqueter son comportement pathologique démontre probablement qu'au fond de moi, je n'ai pas encore réussi à lâcher prise, et que je pense avoir besoin d'arguments pour convaincre les autres, les incrédules. Alors que ce qui compte vraiment, c'est que, en mon for intérieur, je me reconnais dans la majorité des expériences relatées dans ce forum, et que je peux sans problème écrire des pages et des pages sur les injustices et les humiliations subies. J'ai ainsi pu me convaincre que mon père, celui qui aurait dû être le protecteur ultime, a en fait un puissant trouble du comportement abusif et destructeur, et que la meilleure solution était bien de couper les liens. Selon mon thérapeute, je dois être reconnaissant pour ce qu'il a fait de bien (il m'a malgré tout nourri et hébergé), car cela en a coûté plus à mon père qu'à un parent "normal".

    Mais, je dois reconnaître que mon égo aimerait toujours avoir raison et être capable de convaincre le monde entier que j'ai beaucoup souffert et que mon père est en réalité un salaud. Cependant, les preuves matérielles n'existent pas, et pendant ce temps, le reste du monde a ses propres problèmes, sa propre vision, et ... s'en fout!

    Le vrai remède consiste à entretenir des relations sociales, pour partager et apprendre à relativiser. Et fuir les personnes égocentriques et toxiques (on finit par développer un sixième sens pour les détecter, ceux-là). L'hygiène de vie n'est pas anodine non plus: l'alcool a un pouvoir révélateur jusqu'à un certain stade, mais devient vite abrutissant. Et des activités douces mais constructives comme le yoga permettent de réapprendre à respirer et à écouter de nouveau les signaux d'alerte subconscients que notre expérience malheureuse nous a longtemps forcés à mettre en sourdine.

    Voilà où j'en suis actuellement, deux ans après un réveil extrêmement douloureux. Le processus de guérison est long et fluctuant, et n'aboutira peut-être jamais totalement. Mais en chemin, que de découvertes enrichissantes!

    JH

    RépondreSupprimer
  175. suite à mon témoignage relaté plus haut.
    Il est vrai que j'ai gagné en sérénité en coupant les ponts avec ma mère perverse, mais au prix de quels sacrifices et quelles souffrances. J'ai gagné ma liberté. Même si je souffre encore d'une carence affective qui ne se cicatrisera jamais. Il en restera des séquelles à vie. On ne sort pas indemme d'une prison toxique où l'on a été enfermé, anesthésié pendant des années.

    J'ai mûrement réfléchi le choix de rompre les liens avec ma mère pn car la situation me détruisait à petit feu. Cela fait maintenant 3 ans et demi que j'ai coupé tout contact avec ma mère. J'avais besoin de souffler, de respirer, de me sentir envie libre de toute pensée, mouvement, décision et envie... Je voulais plus me faire dicter ma propre vie, me faire détruire, démolir par ses critiques, chantage, menaces, culpabilité et reproches dévalorisantes. Au début, je me suis sentie un peu déprimée, coupable mais ensuite plus sereine et apaisée. J'ai suivi une thérapie pendant deux ans qui m'a permis de déculpabiliser, de me désintoxiquer et de reprendre un peu confiance en moi.

    Aujourd'hui je suis contente d'avoir pris cette décision, difficile soit-elle, mais si c'est le prix à payer pour être heureuse, vivre sereinement et se reconstruire en paix. Parfois on a pas le choix, c'est une question de survie. Il vaut mieux partir et s'éloigner de cette emprise toxique que d'y laisser sa santé mentale. Et dieu sait que cela n'a pas été chose facile. J'en ai énormément souffert. Mais elle m'a tellement pourrie la vie, je pourrai jamais lui pardonner! J'essaye de faire le deuil d'une mère que je croyais "parfaite" et aimante et qui n'est que démon et tyran.

    Je suis pas encore totalement libérée, car ma mère continue de me harceler par lettre. Bien sûr je n'ouvre pas ses lettres empoisonnées et je fais l'indifférente face à ses attaques insidieuses et son chantage. Je vois clair dans son jeu. Ses techniques de manipulation de m'atteignent plus désormais. Je n'ai aucun remord de l'avoir laissé à sa 'folie mentale", juste libérée d'un poids et soulagée de mettre extirpée de cette toile d'araignée.

    Merci à ce blog d'exister.
    Je vous souhaite beaucoup de courage dans ce combat. Le temps est un précieux allié pour cicatriser les blessures profondes.

    On n'a qu'une seule vie, elle est précieuse et il faut en prendre soin.

    RépondreSupprimer
  176. Bonjour,
    Je suis la fille d'une PN. Depuis une semaine, j'ai décidé de parler de mon vécu d'une manière plus large. Certains de mes amis sont au courant; ce qui m'a fait énormément de bien d'avoir pu partager mon vécu de victime et surtout d'être comprise. J'ai 42 ans, 1 soeur et 2 frères. Nous sommes tous conscients que notre mère a un gros problème affectif; nous avons subi la méchanceté de notre mère puis fait avec, chacun avec sa propre sensibilité. Cependant, la vie nous a offert un merveilleux cadeau : notre père. Il a toujours été présent, nous a toujours soutenus, protégés face à l'entreprise de destruction qu'est notre mère. Aujourd'hui, je suis très proche de mon père, ma soi-disant mère vit toujours, en s'acharnant sur mon père, en le dénigrant, le rabaissant. Depuis toujours, elle a construit une image d'épouse dévouée et de mère attentionnée vis-à-vis des gens extérieurs. Je vais rendre souvent visite à mon père. La dernière fois, ma mère m'a affirmé que mon père l'obligeait à rester à la maison alors que souvent il l'encourage à sortir, voir des amis. Comme elle a horreur de cuisiner et fait à manger n'importe quoi. Depuis toujours, lors de mes congés je cuisine chez moi et leur apporte le repas pour que mon père et mes frères qui prennent le repas de midi avec eux puissent avoir parfois un repas équilibré. J'ajoute que je fais la vaisselle pour l'aider.Dernièrement, elle a décrété que notre présence à midi l'a dérangée et je passe sur toutes les insultes, reproches qu'elle m'a fait. Actuellement, elle est entrée dans un jeu, où elle veut faire croire que mon père l'exploite et que nous la martyrisons. Quand j'étais enfant, ado, et jeune adulte, je souffrais beaucoup maintenant j'ai compris qu'elle était une PN.Je ne suis pas partie car je ne voulais pas abandonner mes frères et soeur et surtout mon père entre ses griffes. Finalement, quand je la regarde, ce personnage n'est plus rien pour moi, elle peut encore me toucher avec ses paroles méchantes mais elle n'a plus aucune considération de ma part,plus de respect. Je l'appelle"maman" que quand je dois le faire et encore si je peux j'évite de prononcer ce nom. Je n'oublie pas tout ce qu'elle m'a fait subir, toutes les souffrances. Qu'elle soit en bonne santé ou malade, heureuse ou triste, je m'en fiche. Je pense que face à une PN, la meilleure chose à faire est de fuir. Je n'ai pas voulu le faire; j'ai continué occasionnellement à souffrir de sa tyrannie mais j'ai gagné une grande solidarité avec mes frères et soeur et avec mon père une grande complicité. Elle se sent exclue de cette union de 5 personnes qui se soutiennent mutuellement. Je lui ai dis à maintes reprises qu'elle récolte ce qu'elle a semé. J'espère qu'un jour le masque qu'elle porte en société tombera et que son vrai visage apparaîtra. Amitiés. Marie

    RépondreSupprimer
  177. Bonjour,
    J'écris pour témoigner. Ma mère est une pervers narcissique. Elle ne m'a fait que du mal et ça ne changera jamais. J'ai eu de sa part quelques remarques admiratives mais c'était pour mieux me rabaisser ensuite.
    J'avais des cadeaux mais elle était tyrannique. Je ne pouvais pas regarder la télé tranquille, elle piquait une crise si je ne voulais pas l'accompagner quelque part. Et elle est experte dans l'art de la plainte et de la culpabilisation. Méfiez-vous des phrases du genre "c'était dur quand t'étais pas là" ou "on se tue pour toi, on a tout fait pour toi" ou encore "fais un effort, essaie de comprendre", ça ne veut rien dire et ça ne fait que pourrir le cerveau à tel point qu'on arrive plus à penser par soi-même. Je n'avais jamais mon mot à dire et si j'osais dire quelque chose, je me voyais culpabiliser ou agresser verbalement. Les agressions verbales du genre "t'es pas très câline", "tu ne sais rien de tes dix doigts", c'est ça le plus destructeur. Personne n'a le droit de vous culpabiliser ou d'être agressif envers vous. Et malheureusement, ça ne sert à rien d'essayer de discuter si ce n'est à recevoir d'autres paroles destructrices. Pourquoi il y a des gens comme ça? Dans la mythologie, il y a dieu et le diable, les anges et les démons, chez les humains, c'est pareil. Il y a les gens sensibles et humains et les gens pervers.

    RépondreSupprimer
  178. Bonsoir. J'ai 26 ans. D'un point de vu extérieur, j'ai réussi professionnellement, j'ai du succès avec les hommes, je mène une vie harmonieuse. Mais j'en suis à ma second dépression en cinq ans, je me remets depuis deux ans d'une relation toxique (un pervers narcissique), j'ai des troubles alimentaires, plusieurs problèmes de santé et n'ai plus goût à rien. Mes rapports avec ma mère ont toujours été chaotiques. Je me reconnais terriblement dans cet article. Je la reconnais aussi. Une terrible prise de conscience. Ma mère a été encore plus abjecte avec moi. Violences physiques, maltraitances, insultes...Mais ce qui complique tout c'est que je vis depuis plusieurs années avec le rein de cette même mère. Elle n'a pas changé pour autant. mais je me suis éloigné, protégé d'elle. Je ne comprends plus rien.

    RépondreSupprimer
  179. Bonsoir,
    Ancienne victime d'un PN, j'ai réussi à refaire ma vie : ma femme et moi sommes en couple depuis 4 ans. Il aura fallu 7 ans pour que les dernières somatisations disparaissent et beaucoup d'amour.

    En revanche, j'ai eu un fils avec le Monstre.
    5 requêtes devant le JAF, plaintes, coup (elle est parfois violente) ... et surtout un petit garçon complètement manipulé qui maintenant doit subir les projections morbides de sa mère (suicide, meurtre, alcoolisme : il n'a que 9 ans et voilà ce que le Bourreau voit en lui)

    Mon fils vit un enfer et moi par contre coup, je suis en proie à de vives inquiétudes.

    Si vous avez des conseils : je suis preneur de tout !

    Emmanuel

    PS : portrait du bourreau
    Femme de 42 ans, fonctionnaire (mais travaille au black à côté dans une boite à partouze), surrendettée, expulsée autrefois de son logement, violente sans en avoir l'apparence, ... et un petit penchant pour l'alcool depuis peu en plus des comportements sexuels franchement limite (son mec est le gérant de la boite !)

    RépondreSupprimer
  180. Marie Véronique Amella28 août 2011 à 17:34

    Bonjour, je suis aussi fille d'un pervers narcissique, et l'écrire me légitime en tant que victime. En effet, ma famille croit dans les mensonges de mon père et je suis l'éternelle "cruelle" qui "abandonne son père". Depuis ma naissance, c'est une succession de violence mentale, de trahisons, de haine, d'incompréhensions, de peines, de cris, de pleurs, d'insultes. Combien de fois j'ai voulu mourir, mais j'ai toujours pensé que c'était là une injustice, car finalement, ce n'est pas celui qui a de la peine qui est coupable, mais bien celui qui l'entretient ! Je suis l'enfant unique de vieux parents : ma mère m'a eue à 46 ans alors que mon père en avait 48. Comme je prenais la nuit pour le jour et que je ne dormais pas, mon père a voulu me noyer. Sous les chocs moraux répétés, ma mère a fini par déclencher un diabète dont elle est morte des suites en 2000. Mon père a eu une enfance abominable, il a connu la guerre et... un père pervers narcissique ! Aujourd'hui, j'ai placé mon père en maison de retraite et il raconte à toute la famille quels "mauvais traitements" il subit. Evidemment, toute ma famille s'est toujours tenue à l'écart de moi à cause de son caractère ignoble, et j'ai grandi seule alors que mes cousins et cousines étaient nombreux. Je passais les "fêtes" à pleurer dans mon coin alors que les autres étaient joyeux autour d'une table. Mon père ne supportait pas les fêtes, il hurlait, blasphémait. Il fallait alors se cacher et attendre que ça passe, la boule au ventre, essayant de ne pas faire de bruit. Lorsque j'ai été obligée de faire mes devoirs le soir, mon père hurlait aussi à cause de la lumière qui l'empêchait de dormir. Du coup, je me suis abimé les yeux à travailler... à la bougie !!! Mon père était très strict et je ne pouvais pas choisir les programmes TV. D'ailleurs une fois, passant devant l'écran, il m'a envoyé un couteau.
    Demain, je dois retourner le voir (obligée et contrainte), alors que j'ai le dos cassé et en miettes (trop d'émotions négatives ?). Je redoute d'y aller, car il va encore me vampiriser, me massacrer, me mentir, me détruire. J'ai beau vouloir me protéger, il y arrive quand même et ça me rend malade.
    Je vois que je ne suis pas seule dans ce cas (trois fois hélas !), et quelque part je me dis que je dois être normale alors. En effet, je ne me suis jamais considérée comme "normale" dans la mesure où j'idéalisais mes parents. Me séparer de mon père en mettant une distance m'a fait du bien, mais je continue à souffrir même quand je ne le vois pas. Je ne lui ai pas donné mon n° de téléphone, car il en abusait plusieurs fois par jour pour m'abreuver d'insultes et d'horribles pensées. SVP, existe-t-il une association d'enfants de PN ?
    Merci de me le dire. J'en ai assez de souffrir comme ça et de me détruire. Je n'ai que 34 ans mais j'ai l'impression d'en avoir 60 ! A mon âge, je ne veux toujours pas d'enfant, car je ne veux pas souffrir encore de la dépendance à une autre personne, fusse-t-elle mon propre enfant. Et après tout, mon père se comporte déjà comme un enfant (de 83 ans). Je déteste tout ce qui se rapporte à Noël et à la maternité. Il ne faut pas être psy pour comprendre d'où me viennent ces "lois". Bien-sûr j'ai essayé d'aller voir un psy, mais elle me parlait d""amour familial", et je n'ai pas compris ce qu'elle entendait par là.
    Je vous embrasse tous et toutes comme j'aurais aimé qu'on m'aime.

    RépondreSupprimer
  181. A Marie Véronique,
    Bonjour, bravo et merci pour votre témoignage. Moi même fille d'un PN, je me reconnais dans votre témoignage. Faire le moins de bruit possible, se sentir toujours "différente", somatiser, tout ceci je crois que nous le portons en commun, nous tous qui écrivons sur ce blog. Et il y a un autre point sur lequel beaucoup de personnes écrivant ici sont d'accord: la vraie reconstruction ne peut se faire que lorsque on coupe enfin et définitivement tout contact avec notre bourreau. Car comme vous le dites si bien, chaque entrevue avec lui, lui offre une occasion d'à nouveau détruire un petit bout de vous. Alors j'ai une question, pourquoi continuer à vous occuper de lui? La famille, ignorante, va vous servir le traditionnel "on n'abandonne pas ses parents", bien sûr.Mais que doit-on à un parent toxique et destructeur?
    Je pense très sincèrement qu'il faut avant tout sauver sa peau!
    Et pour ce qui est de la maternité, c'est évidement une question difficile à aborder pour nous qui n'avons pas reçu les bases d'une éducation normale, et ne connaissons pas "l'amour familial" (justement).
    Comme vous, je ne voulais pas donner naissance à un enfant. Je pourrais m'approprier chacune de vos paroles à ce sujet.
    Mais après avoir définitivement coupé les ponts avec mon bourreau, j'ai pu, sur des années, me reconstruire et aborder la vie autrement, y compris dans l'image que j'avais de moi même.
    J'ai maintenant deux enfants, et je me rends compte que le fait de devenir moi-même parent, a achevé quelque chose dans cette reconstruction. Et je le prends comme une victoire contre mon passé. Bien sur cela soulève de nouveaux problèmes, (comment jouer avec son enfant quand personne n'a jamais joué avec vous petit?), le principal étant de protéger sa progéniture contre un grand-parent abominable...
    Je ne crois pas qu'il existe d'association pour les enfants de PN, mais ce blog permet de s'exprimer auprés de gens qui comprennent parfaitement de quoi vous parlez, et c'est déjà une bouffée d'oxygène.
    Alors ne baissez pas les bras, laissez tomber une bonne fois pour toutes cette personne qui vous a donné la vie tout en essayant par tous les moyens de vous la détruire,
    et commencez VRAIMENT votre vie à vous, sans vous soucier de ce que vous laissez derrière, car vous en avez le DROIT.
    Merci de conclure sur un message d'amour, moi aussi je vous aime comme vous auriez aimé qu'il le fasse...

    RépondreSupprimer
  182. Bonjour à tous,

    J'ai écrit il y a quelques mois sur ce blog pour témoigner un peu de mon histoire avec mon père pn et je reviens régulièrement pour lire vos commentaires. C'est a chaque fois très dur de vous lire, de voir vos souffrances qui me renvoient toujours à mes propres souffrances.

    Pour resituer un peu mon histoire, j'ai 24 ans et j'ai coupé les ponts avec mon père pn depuis le 25 janvier de cette année. Je ne vais pas vous raconter ce que j'ai subit, c'est encore difficile pour moi de le faire, j'ai beaucoup refoulé, mais c'est relativement similaire à ce que vous décrivez.

    J'aurais plutôt besoin de vos témoignages et de vos conseils sur la manière dont vous gérez cela sur le présent et sur l'avenir.

    Beaucoup d'entre vous parlent d'un sixième sens qui permet de percevoir les gens pervers. Malheureusement mon propre radar est là aussi, je le sens, mais il est tellement déréglé que j'ai tendance à me méfier de tout le monde et pas seulement de personnes perverses, enfin je crois. Il m'arrive des fois, dans mes relations professionnelles ou sociales d'avoir envie de fuir certaines personnes, mais je n'arrive pas à savoir si cette sensation est raisonnable ou pas. Bien évidemment, ce sont des hommes dont je me méfie le plus.

    Récemment j'ai entâmé une relation avec un homme. Je pense qu'il est très amoureux de moi, mais il y a des comportements chez lui qui me font peurs : Il parait parfois complètement omnibulé par moi, hypnotisé. Je lui parle parfois de mon père pn, et il me dit que son père est aussi comme ça (qu'il commence à en prendre conscience...), mais il ne semble pas en souffrir du tout... C'est assez incompréhensible pour moi...
    Ça me fait d'autant plus peur que ce qui me terrorise c'est de tomber sur un homme pn, pas par rapport à moi, je pense que je pourrais m'en sortir, mais par rapport à mes futurs enfants. Je suis paniquée à l'idée qu'il y ait une possibilité que leur père soit pn...

    J'aimerais beaucoup avoir vos témoignages sur ces peurs, ces inquiétudes, qu'un enfant de pn peut ressentir une fois adulte dans ses relations sociales, amoureuses, professionnelles. Avez-vous déjà ressenti de telles sensations, avez-vous déjà réussi à les surmonter, et si oui comment ?

    Dans tous les cas je vous souhaite courage, et amour à tous, nous en avons tellement besoin !

    Epipactis

    RépondreSupprimer
  183. Bonjour Epipactis, et bonjour à tous.
    Je souhaite répondre à vos questions, mais j'espère que d'autres le feront aussi, car je ne peut bien évidemment partager que ma propre expérience, et votre question est particulièrement intéressante.
    En ce qui me concerne, donc, j'ai mis bien longtemps à prendre conscience et à cerner ce fameux 6ème sens.
    Ado, j'ai plutôt eu tendance à m'entourer de personnes "toxiques", à avoir des histoires d'amour avec des hommes, soit qui me dévalorisaient, soit qui avaient un tel vide en eux que je devenais leur seul centre d'intérêt de leur vie. L'échec était assuré dans tous les cas.
    Mais en mûrissant, ou grandissant, j'ai petit à petit pris conscience que quelque chose au fond de moi m'envoyait des messages d'alerte face à certaines personnes. Au début je n'y ai pas trop fait attention. Mais certains cas particuliers (parfois les masques tombent) m'ont montré clairement que cet instinct m'avait bien alerté avec justesse sur certaines personnes. Par exemple le bon copain que toute la bande aime bien, mais nous on l'aime pas, on ne sait pas pourquoi, à son approche nos poils se hérissent, et puis un jour, bingo, on trouve le matos que le fameux bon copain a planqué pour filmer les copines des autres sous la douche, et découvert, il se barre avec la caisse commune!
    Ce n'est qu'un petit exemple idiot, j'en ai eu d'autres, mais j'étais vraiment la seule à avoir senti venir le truc.
    Bref, la vie aidant, j'ai appris à faire confiance à mon instinct, et maintenant (j'ai 41 ans) je m'y fie totalement.
    Mais, comme vous le dites, lorsque l'on sent dés que la personne n'est pas bien dans sa peu, pas droite dans ses bottes, à un "truc tordu" en elle, malheureusement on se méfie beaucoup de tout le monde, car malheureusement encore une fois, beaucoup de personnes sont susceptibles d'alerter ce 6 ème sens.
    Alors, pour les relations amicales, on apprend à "faire le tri", accepter les défauts de certaines personnes, que l'on sent bien mais qui sont surmontables, et en éliminer d'autres de sa vie.
    Par contre, pour ce qui est des relations amoureuses, c'est plus difficile car il faut être plus exigeant. En ce qui me concerne je me suis longtemps crue condamnée à rester vieille fille avec mes chats, car lisant clair dans la plupart des hommes, aucun ne trouvait grâce à mes yeux.
    Et puis j'ai rencontré un homme, avec lequel tout s'est fait sans que j'aie eu besoin de me poser aucune question. Tout a coulé de source dans la simplicité la plus totale. Nous sommes ensemble depuis 13 ans et nous avons deux enfants.
    Ce que vous dites dans votre message m'inquiète un peu. C'est le fait que certaines attitudes de votre nouveau compagnon "vous fasses peur". Si vous n'êtes pas parfaitement à votre aise face à la TOTALITÉ de sa personnalité à lui, alors que votre relation est toute fraiche si j'ai bien compris, alors restez prudente et ne vous investissez pas trop.
    Et pour ce qui est des enfants, nous qui sommes informées des dégâts que peut faire une enfance maltraitée, nous devont être particulièrement exigeantes quand au choix d'un papa. Il ne doit y avoir aucun doute, dans notre esprit tout du moins, car dans la vie en général le doute est toujours présent (le papa idéal peut très bien se faire écraser par un camion demain) Mais si notre esprit se pose des questions, c'est qu'il y a un hic...
    Enfin, ce n'est que mon avis, peut-être un peu extrême, je m'en rends compte en l'écrivant.
    Que d'autres répondent aussi à ces questions, ce serait intéressant.
    En attendant je te souhaite beaucoup de courage, et tout le bonheur du monde.

    RépondreSupprimer
  184. Bonjour tous et toutes,

    L'appel de Marie Véronique a ravivé une idée qui me trotte, "au loin", dans la tête (probablement depuis très longtemps, qui semblait s'approcher plus du fantasme que du concrétisable).

    Je "rêve" d'une association d'enfants de pn, ou plus exactement, pour le moment, d'un point de rencontre, d'un lieu d'échange, de simple "contact" direct, même ponctuel, et en l'occurrence virtuel.
    Un forum de discussion, par exemple (google en créé très simplement et rapidement).
    Juste un lieu où discuter directement, poser des questions, proposer et donner ses réponses, comme ce blog peut un peu moins bien peut-être, de par son format, s'y prêter.
    Ca serait un bon parallèle avec ce précieux blog, qui permet de "placarder" des témoignages bruts, de dire les choses mais aussi de les reconnaître, de donner une forme, un contour, une réalité, un nom à ce qui, jusqu'alors, bénéficait encore d'une sorte de "doute" du fait de sembler être soi-même "le seul au monde" à "voir", à "savoir" cela.
    (personnellement, une colère cuisante, tout droit sortie des profondeurs, a fait suite, quelques heures et durant quelques jours, à la lecture, d'une traite, de tous les témoignages de ce blog... la colère de réaliser que le monstre est bien visible puisque vu par d'autres également, donc réel, et que rien ne puisse, à priori, être fait pour remettre les choses à leur place : la face de monstre sur l'authentique monstre lui-même, et non plus, jamais, nulle part ailleurs... je "sais", d'instinct, que je dois impérativement lâcher cette idée de vouloir que sa vraie face ne soit vue de tous et notamment de tous ceux qui ont participé -et participent de plus en plus directement- au meurtre, raté ou non... mais je focalise encore beaucoup dessus... comme si je me mettais, maintenant que j'ai bien saccagé tout le potentiel de bonheur qui s'offrait à moi, à excuser la moindre incompétence de ma part par cette distorsion effective, incompétence qui ne pourrait se résoudre, d'elle-même, qu'en remettant la vraie face de monstre sur son vrai propriétaire... je ne sais pas si c'est une équation puérile, mais elle me cheville le ciboulot en périphérie de phases d'abattement, de paralysie psychique, mémorables).
    j'ai vraiment l'impression, pour le formuler comme ça, que je ne peux rien faire de "réel" tant que la chasse n'est pas tirée, que la §%&£# est toujours là, plus ou moins affleurante aux narines, selon que je regarde ou détourne les yeux, que je suis géographiquement près ou loin, toujours à chercher, comme le zombie cherche la chair vivante sans pouvoir s'en nourir pourtant, cette aberration, à s'accrocher à mes pattes, mes failles mais aussi soit-disant failles... j'ai l'impression de ne pas pouvoir "dormir sur mes 2 oreilles" tant que cette chose n'a pas rejoint son authentique place : dans le cycle de la vie, le cycle de recyclage : c'est là que doit aller la §%&£#, autrement elle devient chose putréfiante, destructrice pure car sans aucune utilité, ne faisant que pomper sans rien assimiler ni restituer : un boulet dans le tissu du vivant, du natuel, de la Vérité, de la Famille (c'est aussi ça, une partie de mon blocage, je pense... ma notion de "Famille" est d'une grande férocité... autant que la sienne, probablement, mais par un moteur opposé, parfaitement antinomique... j'arrête de parler en "concept", désolée, je me saoûle moi-même à ressasser mes idées).

    Je crois avoir besoin d'un lieu comme celui-là, comme un salon où se réfugier même quand il n'y a personne, un salon où la discussion avec "âme qui vive" est avec "âme qui vive", quel que soit le moment où la réponse ou même simplement un acte de présence arrive.

    RépondreSupprimer
  185. Suite...

    Un salon où la vibration est celle-là : pas besoin d'expliquer ce que chacun sait déjà, tout juste exprimer, exposer, poser ses questions, directement...

    Je pense qu'un forum de discussion, en parallèle de ce blog, est une bonne idée.
    Pour ne pas noyer ce blog, pour que l'échange soit plus facile.

    J'en créé un ce soir...
    qu'en penseriez-vous ?
    Cela répondrait-il à une attente ? (à un besoin ou une "envie" latente de ma part oui)

    Bien à tous

    RépondreSupprimer
  186. Bonjour,

    J'aimerais m'adresser à "anonyme" qui a posté un message le 13 septembre, pour dire que la colère qu'elle exprime est probablement naturelle et saine ... jusqu'à un certain point. On se dit qu'on aurait dû ouvrir les yeux et réagir plus tôt, mais ce que nous avons tous en commun ici, c'est d'être les enfants de ces êtres abusifs. En conséquence, il nous était impossible d'avoir du recul. Pour un enfant, ce qui prime, c'est de ne pas être abandonné par ses parents (je sais de quoi je parle, puisque mon père, violent et irresponsable, a fait fuir ma mère quand j'avais 7 ans). Donc on devient encore plus sage, encore plus transparent, en un mot, inexistant.

    Quand je lis ces paroles de colère et de tourment, je me reconnais parfaitement tel que j'étais il y a deux ans, au bord du gouffre. Heureusement, un ami m'a conseillé un thérapeute spécialisé dans les relations familiales. Les premières séances étaient tout simplement jouissives! Quel plaisir de pouvoir parler à une personne attentive et pleine d'expérience dans ce domaine! Quelques séances ont suffi, non pas pour guérir, mais pour me sortir définitivement de la spirale infernale du ressassement (ils veulent que je sacrifie ma vie pour lui, j'aimerais tellement tout leur balancer, mais ils refusent de voir qui il est vraiment, ils croient que c'est moi le méchant, etc.).

    Pour être honnête, j'y réfléchis encore beaucoup (je n'en ai presque pas dormi cette nuit), mais il ne s'agit pas d'un ressassement colérique et désespéré, mais plutôt d'une réfléxion analytique, et des fois un peu amusée: je réalise à quel point j'ai voulu inconsciemment voir en mon père quelqu'un de sérieux et responsable (non, l'amour ne faisait tout de même pas partie de mes illusions), alors qu'il est tout le contraire!

    En résumé, n'hésitez pas à chercher de l'aide chez un thérapeute (pas nécessairement un psychiatre). Avant, quand je voulais être "fort", je pensais que c'était pour les faibles, mais maintenant, sur la base de ma propre expérience, et du soulagement qui en a résulté, je ne peux que le conseiller vivement!

    JH

    RépondreSupprimer
  187. Bonjour à tous,
    Bonjour Isa !

    Je vous remercie pour votre témoignage. Je pense que ça m'aide, vraiment !
    J'ai parlé de ce malaise avec ma psy, et elle m'a dit que c'était probablement une projection de mes peurs sur mon compagnon, et ceci est accentué parce que je recherche presque en permanence, chez lui, le langage paradoxal que je trouvais chez mon père (notamment langage verbal et non-verbal contradictoires). Et je dois bien admettre que le langage de mon compagnon n'est pas pardoxal.

    Par ailleurs, même si ça fait plusieurs mois que je ne vois plus mon père et que j'ai, en quelques sortes, fait mon deuil, sa voix est toujours là derrière à me dire que je ne mérite pas d'être heureuse, que ma place n'est nulle part, que je ne suis pas capable de faire ce à quoi j'aspire... Et c'est vrai, je l'entends, j'essaye de m'en débarasser, mais ce genre de voix est tenace !!

    Voilà, j'aimerais relancer mon appel de témoignages sur ces peurs, ces inquiétudes, qu'un enfant de pn peut ressentir une fois adulte dans ses relations sociales, amoureuses, professionnelles. Avez-vous déjà ressenti de telles sensations, avez-vous déjà réussi à les surmonter, et si oui comment ?

    Merci encore !

    Courage et Amour à tous !

    Epipactis

    RépondreSupprimer
  188. bonjour

    je suis comme certaines dans la situation de ""partage"" d un enfant avec un PN. Ma question....un moyen une methode une façon de s y prendre...pour faire publiquement tomber le masque et que le PN soit vu pour ce qu il est par "" le monde exterrieur"" en situation de vie courante ou meme judiciaire.
    Comment faire tomber le masque, ouvrir les yeux ""hypnotises"" afin qu enfin les choses soient vues et evaluées pour ce qu elles sont vraiment.
    je ne sais pas ou trouver cette aide.

    RépondreSupprimer
  189. Pour l'anonyme,
    Bonjour à vous et bonjour à tous,
    dans votre message ci-dessus, vous touchez du doigt un énorme fantasme, commun, je pense, à toutes les personnes dans l'obligation de côtoyer un PN. Je pense sincèrement que nous TOUS rêvons ou avons rêvé un jour, que le masque tombe enfin. Avoir le sentiment d'être le seul à véritablement connaitre la personnalité du PN qui nous occupe, est très difficile à vivre, surtout j'imagine lorsqu'il y a la sécurité d'enfants en jeu.
    Je n'ai malheureusement pas de réponse à donner à cette question.
    La seule idée que j'ai eue pour tenter de faire tomber le masque devant témoin, c'est de "titiller".
    Je m'explique.
    Chaque PN a des sujets "sensibles", des sujets qu'habituellement nous nous gardons bien d'évoquer en sa présence afin de ne pas nous exposer à sa fureur. J'imagine que ces sujets sensibles sont différents pour chacun d'entre eux, mais il me semble que tous en ont.
    Alors peut-être que dans le bureau d'un juge ou d'un psy, "titiller" le PN habilement sur un de ses sujets sensibles, gentiment le pousser à bout doit être un moyen de le faire sortir de ses gonds afin qu'il se montre tel qu'il est.
    Je ne sais pas si ça pourrait marcher, c'est un gros risque, mais personnellement, au pied du mur, c'est ce que je tenterais...
    Cher ou Chère anonyme, je vous souhaite beaucoup de force et de courage, montez au front pour préserver les enfants avant tout.
    Toutes mes pensées vous accompagnent...

    RépondreSupprimer
  190. Bonjour à toutes et à tous.

    Je m'appelle Pascal, j'ai 40 ans....et suis le fils cadet d'un père PN.

    D'abord un ÉNORME MERCI à la personne qui a créé ce blog !

    La lecture de vos témoignages est bouleversante : les larmes sont proches, les sanglots contenus serrent la gorge, toute la douleur étouffée, enfouie remonte comme une vague de fond.

    J'ai l'impression de lire ma propre histoire, écrite de façon claire et précise, alors que je n'arrive toujours pas (ou n'arrive plus) à extraire du magma qui me sert de mémoire le moindre concept intelligible qui me permettrait d'expliquer ce que je ressens.

    J'en suis à ma 3ème psychothérapie... La 1ère, c'était il y a 20 ans après une tentative de suicide. C'est lors de ma dernière thérapie que j'ai compris que le problème ne venait pas de moi mais de lui... Un soir, il y a eu comme un flash, j'ai entendu une petite voix intérieure qui disait : "tu as été violé, pas physiquement, psychologiquement, mais tu as bel et bien été violé par ton père." M'est alors apparu l'image de son sexe pénétrant mon cerveau par l'arrière de mon crâne et le plaisir qu'il prenait en se masturbant ainsi avec mon esprit, mon âme.

    A partir de là j'ai pu commencer à avancer avec mon psy qui m'a appris que mon père est un pervers narcissique ayant un fantasme d'immortalité.

    Ce fantasme d'immortalité est peut être ce qui a fait le plus de dégâts : Mon géniteur, pour ne pas mourir, a décidé de ne pas vieillir. Le problème, c'est que les enfants grandissent et vous renvoie le temps qui file à la figure. Qu'à cela ne tienne, il suffit que le petit dernier ne grandisse pas, qu'il ne quitte jamais le nid. Tout a donc été mis en œuvre pour m'infantiliser me garder sous dépendance...

    Les séquelles sont nombreuses, la plupart ont déjà été citées précédemment dans vos témoignages.
    Ce qui est terrible, c'est cette culpabilité de trahir celui à qui on doit tout. Elle est tellement forte, si profondément enracinée, que, sans cesse, il faut se rappeler que c'est vrai, que c'est bien arrivé, qu'on est bien la victime d'un monstre.
    Cette résistance intérieure est telle que le lendemain d'une séance de thérapie productive, tout est effacé dans ma mémoire, et que tout le chemin est à refaire. Alors mon psy change de méthode pour contourner l'obstacle.

    Cela fait maintenant 3 ans que je ne le voit plus et je vis enfin, mais avec des freins et des entraves dont j'ai le plus grand mal à me débarrasser, malgré un excellent suivi.

    Aujourd'hui, privé de sa marionnette préférée, fabriquée sur mesure dès le plus jeune âge, il s'attaque à mes neveux et nièces... Ces ordures adorent les enfants, ce sont des proies si faciles.

    RépondreSupprimer
  191. Bonjour Pascal, j'ai 40 ans et je suis le fils ainé d'un PN. Le viol dont tu parles s'appelle de l'inceste psychologique (franchissement de limites affective, émotionelles).

    Content de lire que tu as trouvé la force de te détacher de ton père et que tu aies trouvé l'espace nécéssaire pour prendre soin de toi.

    L'expérience que je peux partager pour l'avoir vécu moi-même, c'est de ne se lier qu'avec des personnes capables de relations interpersonelles. Il faut éviter à tout prix les relations perverses, narcissiques ou codépendantes.

    Puis, il faut laisser le temps au temps. Une psy avec de l'expérience dans le traitement des victimes de PN m'avait dit que cela va par vagues de manière décroissante. On se sent bien, puis mal, puis bien, puis mal, etc... Elle avait parfaitement raison. C'est exactement ce que j'ai vécu. L'intensité à diminué progressivement.

    RépondreSupprimer
  192. Bonjour,
    je suis aussi la fille d'un pervers narcissique mon père est violent et agressif quand j'ai eu 10 ans j'en ai parlé à ma prof et à la psy qui étais là pour nous enseigner le respect des autres la violence etc. bien sûr il s'est bien défendu mais à la fin la psy lui a informé que si je portais encore plainte auprès d'elle ce sera le tribunal et la prison pour lui . Douche froide j'ai regretté d'avoir fait ça, ma vie est horrible les choses ont recommencé un an après. Ma vie est finie et fichue, aujourd'hui j'ai 21 ans j'aime apprendre j'adorais l'école mais aujourd'hui j'ai peur jusqu'au coeur je ne vais plus à la fac je mens tout le temps pour me protéger je sais plus quoi faire je dois vivre mais je meurs maintenant, je sais plus

    RépondreSupprimer
  193. Bonjour à tous,
    Petite réaction au message ci-dessus.
    La première chose qui me frappe, c'est le paradoxe qu'il y a entre le pseudo que vous avez choisi: vivrelibre, et le contenu du message en lui même. D'un côté un message de tristesse, de renoncement, et de l'autre un pseudo qui, à lui seul, exprime l'envie, l'espoir, l'avenir...qui sont peut-être enfouis en vous de manière profonde, mais qui sont là, et bien là!
    A 21 ans, votre vie n'est pas fichue, elle ne fait que commencer.
    Le fait qu'a 10 ans vous ayez réussi à briser le tabou du silence montre que vous êtes forte. Vous avez eu à ce moment des ressources intérieures et un courage que la majorité d'entre nous (victimes d'un pn) n'avons jamais eus.
    On peut se débarrasser d'un père pn, et réussir à VIVRE HEUREUX malgré tout. Bien sûr, ce sont des "casseroles" qu'on trainera toujours derrière soi, mais contrairement à ce que l'on peut penser, elles ne nous immobilisent pas, elles ne font que nous ralentir...
    Alors courage VIVRELIBRE, que ta peur soit un moteur pour agir et faire ce qu'il faut pour te mettre à l'abri et commencer ta vraie vie.
    Car après le pn il y a une vie, une vraie vie, riche des enseignements que cet épisode douloureux nous a apportés.
    Que la force soit avec toi.

    RépondreSupprimer
  194. bonjour, Isa c'est très sympa d'avoir répondu ton message est très encourageant honnêtement on a besoin de criser pleurer appeler à l'aide pour se recentrer et mieux se concentrer sur soi, c'étais la première fois que j'écrivais de mon problème sur le net qui plus est j'ai toujours su qui étais mon père mais ce fut que depuis 8 jours que je connais le nom de "pervers narcissique" je suis moins perdue depuis, je le reconnais lui dans ce nom et je me reconnais moi dans le profil de l'enfant, un soulagement identifier l'inconnu lui poser une definition précise et non vague comme d'habitude + un nom, alors hier quand j'ai appelé à l'aide (quelque part) je m'appelais à moi je suis sortie après avoir écrit le message j'ai pris un car j'ai erré je me sentais comme morte, vidée sans aucune frontière pour me protéger ou me contenir je me laissais aller sans penser, alors revenue le soir à la maison ma mère est revenue du boulot je lui ai annoncé ma décision de quitter notre appartement pour que je parte me soigner , dans un centre ou autres, quitter la ville peu importe je sais que lorsque mon père n'est pas là je soulève des montagnes et elle le savait alors elle m'a dit que les études c'est pas grave que je suis son enfant et qu'elle m'aimera et m'aidera.
    J'ai rien compris, je me suis juste souvenue que j'ai prié Dieu et un ange hier et ce matin, mes yeux étais vides, écarquillés comme ils étaient par la stupeur, je suis restée là bizzarement, ma mère a compris, elle sait que d'habitude elle et mon père m'aurait déchiré la peau accablés de mots tranchants torturés par la culpabilité, elle m'avait dit qu'elle avait des intuitions pressentiments des rêves aussi, elle a suivi ces choses au lieu de réflechir, (maman est devenue beaucoup plus faible depuis que y a 4 ans je me dispute en leur disant les 4 vérités de notre éducation, de leur comportement j'ai tout étudié je leur ai expliqué, ma mère a changé; je suis convaincante parce que je suis convaincue par la vérité je l'ai emmené à des psy pour qu'ils lui expliquent des choses, j'ai appris beaucoup de choses à mes soeurs pour qu'elles comprennent mieux (je suis l'aînée) la vie et les humains, alors hier elle a suivi son instinct ses mots m'ont paru étrange c'étais pas elle qui parlait on aurait dit, Dieu que j'ai prié peut être a t'il changé quelque chose en elle, depuis quelques jours je prie et maintenant j'ai pris une décision; je suis plus forte car je perçois un peu mieux mon identité mes pensées mon MOI et je perçois celui de père les frontières se dégagent mieux...

    RépondreSupprimer
  195. Bien sûr j'ai toujours su que quelque chose n'allait pas je suis son enfant c'est plus facile, alors quand il disait ou faisait mon être sentait et savait que c'était mauvais , mais je ne pouvais pas me protéger, dévier, éviter l'attaque, j'ai du obéir en laissant tout me détruire... mais on a toujours l'intuition de savoir quand c'est nous, la limite et quand c'est l'autre et plus l'agression, tout cela ne fusionne pas avec notre être il y a bataille de deux entités qui forment des problèmes émotionnels psychiques mais notre moi est toujours UN, c'est la loi de toute chose son unité et son indivisibilité, je veux partir pour me reconstruire je ne me sens plus coupable en moi j'ai tant médité, la peur me met toujours à l'echec!; certes la meditation me donne plus de conscience mais elle n'empêche pas la peur paralysante et les paradoxes mentaux de sévir, c'est gravé dans le disque dur parce que tout les jours il est là lui, alors ça se réactive tout le temps, je dois me mobiliser avec moi m'aimer retrouver l'unité avec moi en m'éloignant de tout comme un moine, ce matin je vais bien;
    mon père est à distance, on est que des femmes ici alors parler profond, emotions, tout ça est courant chez nous et lui on dirait que ça lui fait peur il est comme paralysé choqué comme un enfant de 5 ans il s'enferme dans sa chambre et ouvre la tv, maman avec lui est plus differente elle lui parle souvent de lui même et lui ne sait pas quoi dire elle le force à parler je les ai jamais vu comme ça; maman a compris des choses sur lui en lui parlant vraiment de lui même, il lui a toujours répondu en lui narrant son enfance d'enfant battu par son père et du décès de sa mère quand il avait 10 ans mtn on le sent faible il parle moins, maman continue parfois de lui parler il se tait pendant toute la conversation un jour il a pleuré comme un enfant quand ma mère l'a poussé à lui dire ce qu'il ressentait vraiment sur un sujet elle le sentait pas honnête alors elle continuait il lui a rétorqué qu'il savait plus quoi lui dire quel mot utiliser pour lui expliquer que c'est ce qu'il ressent, notez qu'il lui demandait le mot exact pour lui "prouver", j'ai dit à mère que papa était une coque vide qu'il ne restais pas avec lui même pour penser, elle m'a dit qu'elle le sentait aussi, peut être est ce aujourd'hui la fin de ce chemin bouleversant cette décision est comme une nouvelle renaissance c'est comme si je cherchais un autre ventre pour me naître le passé est si riche de vérités comme du compost bien pourri qui fait pousser des merveilles, transcender le mauvais côté des choses pour accéder aux vraies valeurs et à une compréhension plus large et plus profonde de ce qui nous entoure,
    merci à toi Isa de ton message tu es vraiment qqn de bien, oui que l'amour et la force de vie nous remplisse tous!

    RépondreSupprimer
  196. Réponse au premier message anonyme :

    Votre message est abject. Ne vez pas parler ici de que vous ne connaissez pas. Vous jonglez avec des mots et des concepts qui vous sont inconnus.

    Pour rétablir quelques vérités :
    1. Qu'hitler et staline aient été battu relève plus du troll que de l'argument, donc soyez raisonnable et fermez-la.

    2. Non, les manipulateurs et surtout les pervers narcissiques ne sont pas malades CAR ils ne souffrent pas.
    Les manipulateurs et pn ne consultent jamais, sauf s'ils y sont obligés, et aucun ne "guéri".
    Pour guérir, il faut guérir un dysfonctionnement. Or, c'est toute la personnalité des pn qui est anormale.
    Ils peuvent faire crever autour d'eux leurs parents, conjoints, enfants, amis, collègues, cela ne les affecte pas. La seule chose qui les fait souffrir est ce qui nuit à leurs intérêts directs.
    Ce sont des vampires, point. Et ils sont parfaitement conscients de ce qu'ils font.

    La seule solution pour s'en sortir face à un pn : la fuite, le plus tôt possible.

    Par contre, les gens qui pleurnichent que leurs parents aient substitué l'argent à l'amour, etc. faut arrêter un peu d'abuser du statut de victime aussi.

    RépondreSupprimer
  197. Message important en réponse au message anonyme du 25 février 2011 20:03 :
    ATTENTION, votre femme est un parent aliénant. C'est una manipulatrice, peut-être perverse narcissique.
    Elle a peut-être réussi à exercer une emprise sur votre fille par un travail de sape de votre image.
    Il faudrait qu'un professionnel honnête se penche sur la question. Mais si c'est bien un parent aliénant, je vous suggère très fortement de demander le divorce, de mettre votre femme à la porte très fermement. Ne montrez aucun regret sur le moment ni aucun regret après car elle exploitera ces failles pour vous faire douter.

    Pourquoi devez-vous divorcer, à mon avis (sans lui laisser un centime si possible) ? parce que ces personnalités n'évoluent JAMAIS. Au mieux, elle peut devenir obséquieuse si vous montrez clairement qui est le chef. Mais au fond, ça restera la même personne, acharnée de manière inouïe dans ses manipulations en tous genres.

    Le mieux serait de pouvoir l'assassiner (afin de ne laisser aucun potentiel de vengeance après le divorce) mais c'est illégal. Il faut trouver une solution pour la neutraliser.

    RépondreSupprimer
  198. Aris, il n'est pas impossible qu'une victime n'éprouve pas de l'amour pour son bourreau. Votre fille subit un genre de syndrome de stockholm, c'est l'effet de l'emprise du parent aliénant.
    Votre femme effectue un travail de sape, comme je l'ai écrit précédemment. Elle va vous détruire VERBALEMENT aux yeux de votre fille. Pour contrer cela, le temps que le divorce soit effectif, vous devez apprendre à votre fille à distinguer les faits et les paroles afin d'améliorer sa lucidité et l'empêcher de subir l'influence néfaste de votre femme. Essayez de lui inculquer cela de manière subtile, sans cibler votre femme dans vos propos, afin que votre fille n'y voit pas une guerre parentale.

    D'après ce que vous avez dit, et sauf votre respect, votre femme m'a tout l'air d'une croqueuse de diamants, une opportuniste arriviste, probablement une plouc qui rêve d'être une aristo, et qui s'est trouvé un bon pigeon.
    Faites attention, affirmez-vous, soyez ferme sinon elle profitera de la moindre de vos faiblesses.

    RépondreSupprimer
  199. Manon, votre père me semble être un manipulateur (et un boulet), pas un pervers narcissique.

    RépondreSupprimer
  200. Le témoignage de Sarah est intéressant, surtout en ce qui concerne la trahison de sa mère.
    Qu'elle aie posé un tel dilemme à sa fille est lamentable, surtout que ses petits étaient l'avenir et son mari le passé. Le choix était pourtant évident.
    Et il n'y a pas que ça : elle a cherché à punir perdant définitivement le contact et en refusant de voir sa fille dans un premier temps. A mon sens, il fallait juste la laisser et ne pas revenir, mais c'est mon opinion.

    RépondreSupprimer

Merci de rester dans le contexte du blog.